PHILOSOPHIE

Nos grands maîtres.

Modérateur: Guardian

Messagepar Nelly » 14 Mai 2008 19:04

renal a écrit: "Mais ce n'est pas vrai, je rêve, ce n'est pas possible
qu'un homme puisse ainsi marcher
sur le rayon d'une planète..."

Et avec le doute qui naquit ainsi en lui,
il trébucha, tomba...
et s'écrasa des milliers de kilomètres plus bas...sur Mars.
Et zut alors, j'étais en train de grimper avec lui et j'y croyais, moi... et pourtant il est tombé ! Me voilà belle avec les genoux et les coudes écorchés ! :wink:
renal a écrit:Avant de mourir, il eut le temps d'entendre la voix de son aimée
qui murmurait tout contre son oreille.

- Il ne suffisait pas de m'aimer,
ni de me faire confiance,
encore fallait-il que tu puisses croire en tes ressources,
que tu oses te faire confiance à toi-même!

Ainsi se termine le conte de l'homme qui ne savait pas
que le possible est juste un petit peu aprés l'impossible.
Vénus aurait pu être assez charitable pour lui apprendre à avoir confiance en lui : la vie se charge tellement souvent de nous prouver que nous sommes loin d'être parfaits alors, il est normal que le doute s'installe ! :cry:
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Messagepar Nelly » 14 Mai 2008 19:11

Vajra a écrit:
renal a écrit:La rose n'est pas rose par le regard que l'on porte sur elle, elle est rose, ne te cherche pas dans le regard des autres cherche en toi et soit toi...

Je suis d'accord avec toi, bien sûr on existe intrinsèquement, et on a une intériorité emplie de puissance et d'énergie, mais je crois que le regard des autres est aussi là pour te sentir vivre.
J'avoue que je ne pourrais m'en passer.
Tout à fait d'accord avec toi : je crois qu'il est bon de passer par la première phase pour être en harmonie dans la seconde et tout en continuant à songer à la première : pas si facile, tout compte fait !
Nelly
 
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Messagepar renal » 19 Mai 2008 08:13

L'arbre de l'humanité - Conte malgache !


"L'arbre trônait dans la plaine aride, non loin du village, depuis des temps immémoriaux. Les grands-pères et les grands-pères des grands-pères l'avaient toujours vu. On disait qu'il était aussi vieux que la Terre. On le savait magique. Des femmes trompées venaient le supplier de les venger, des hommes jaloux, en secret, cherchaient auprès de lui un remède à leur mal. Mais personne ne goûtait jamais à ses fruits magnifiques.

Pourquoi? Parce que la moitié d'entre eux était empoisonnée. Mais on ne savait laquelle : le tronc massif se séparait en deux grosses branches dont l'une portait la vie, l'autre la mort. On regardait mais on ne touchait pas.

Une année, un été chaud assécha la terre, un automne sec la craquela, un hiver glacial gela les graines déjà rabougries. La famine envahit bientôt le village. Miracle : seul sur la plaine, l'arbre demeura imperturbable. Aucun de ses fruits n'avait péri.

Les villageois affamés se dirent qu'il leur fallait choisir entre le risque de tomber foudroyés, s'ils goûtaient aux merveilles dorées, et la certitude de mourir de faim s'ils n'y goûtaient pas.

Un homme dont le fils ne vivait plus qu'à peine osa soudain s'avancer. Sous la branche de droite il fit halte, cueillit un fruit, ferma les yeux, le croqua et... survécut. Alors tous les villageois l'imitèrent et se ruèrent sur les fruits sains de la branche droite.

Repus, ils considérèrent la branche gauche. Avec dégoût d'abord, puis haine. Ils regrettèrent la peur qu'ils avaient eue et décidèrent de se venger en la coupant au ras du tronc.

En 2 jours, l'arbre amputé de sa moitié empoisonnée noircit, se racornit et mourut sur pied, ainsi que ses fruits."

Auteur inconnu
renal
 

Messagepar renal » 19 Mai 2008 08:37

Le roi et le jardin !

Il y avait un jour un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d'arbres, de plantes et de fleurs et son jardin était d'une grande beauté. Chaque jour, il s'y promenait: c'était pour lui une joie et une détente.

Un jour, il dût partir en voyage. À son retour, il s'empressa d'aller marcher dans le jardin. Il fut désolé en constatant que les plantes et les arbres étaient en train de se dessécher.

Il s'adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s'était passé. Le pin lui répondit: " J'ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirais les bons fruits qu'il porte. Je me suis découragé et j'ai commencé à sécher."

Le roi alla trouver le pommier: lui aussi se desséchait...Il l'interrogea et il dit: " En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher."

Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit: "Comme c'est dommage que je n'ai pas l'âge de l'érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l'automne. Dans ces conditions, à quoi¨bon vivre et faire des fleurs? Je me suis donc mise à dessécher."

Poursuivant son exploration, le roi aperçut une magnifique petite fleur. Elle était toute épanouie. Il lui demanda comment il se faisait qu'elle soit si vivante. Elle lui répondit: " J'ai failli me dessécher, car au début je me désolais. Jamais je n'aurais la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l'année; ni le raffinement et le parfum de la rose. Et j'ai commencé à mourir mais j'ai réfléchi et je me suis dit: " Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d'autre à ma place, il l'aurait planté. Si donc, il m'a plantée, c'est qu'il me voulait, moi, telle que je suis." Et à partir de ce moment, j'ai décidé d'être la plus belle possible!"

Auteur(e) inconnu(e)
renal
 

Messagepar renal » 19 Mai 2008 09:35

Et soudain la vie ardente
par Jacques Salomé – psychosociologue et écrivain



Avant de se déposer en nous, les humains, la vie est apparue sur la terre au travers d'une succession de mutations, de transformations, d'ajustements et de contradictions ou peut être certains en ont la croyance par l'amour d'un dieu bienveillant ou la découverte inachevée d'un apprenti sorcier. Le mystère, pour l'instant reste entier, respectons le si nous le pouvons.

Si une première parcelle de vie se dépose en nous au moment de la conception, puis se développe et se structure au cours de la gestation pour apparaître au grand jour à notre naissance, il ne faut jamais oublier que d'autres parcelles de vie surgissent à chaque instant dans une existence et viennent s'ajouter et agrandir ainsi ce premier cadeau reçu en dépôt. Ainsi la vie se recrée en permanence à l'intérieur de nous et se donner avec une générosité infinie. Parfois elle peut s'égarer et se perdre, se taire ou chanter, mais elle renaît sans cesse, se forge, se prolonge aux grés des forces subtiles qui s'agitent autour de ceux qui la portent en eux.

Ce qu'il faudrait apprendre à nos enfants, c'est que la vivance de la vie, c'est à dire cette qualité d'être de la vie, de densité, d'intensité, de ferveur et de puissance qui nous habite à certains moments et pas à d'autres, est à entretenir, à nourrir à chaque instant.

On pourrait dire que la vie humaine est une vibration reliée à une Vie plus large, plus infinie, plus immense qui l'entoure, l'accompagne et peut être même la transcende quand elle révèle le divin qui est en chacun.

La vie n'est jamais statique, elle est dans une mouvance constante qui nous surprend, nous étonne, nous comble, nous bouscule ou nous dérange parfois. C'est notre responsabilité de ne pas la violenter, la forcer ou la maltraiter, mais d'apprendre à l'apprivoiser, à l'encourager, à l'aimer et à l'honorer.

J'entends parfois autour de moi, dire que “la vie est difficile”, qu'elle est “dure ou injuste...”, “qu'elle n'est pas bien faite !”. Ce n'est pas la vie qui se présente comme cela à nous, mais nous qui l'ignorons, la violentons, la nions jusqu'à ce qu'elle se rappelle à nous. C'est bien les humains qui en jouissent à corps perdus et en même temps la galvaudent, la maltraitent, la brutalisent avec le plus complet des aveuglements et une inconscience rare.

Je trouve que la vie, dans ses manifestations multiples, est une succession de miracles infinis et permanents. C'est un mouvement, un élan, un souffle qui soudain s'éveille, s'élance, se reprend et se donne en entier à qui sait l'accueillir.

Si nous la respectons déjà à l'intérieur de nous, si nous lui donnons tout l'espace et le bon qu'elle mérite, si nous apprenons à la remercier, à l'honorer par un geste simple chaque matin, nous commençons à la dynamiser. Nous pourrions lui offrir une pensée, un geste, un mouvement, une offrande pour la remercier d'être simplement présente en nous, autour de nous.

La vie ardente a besoin de notre compassion et de tout notre respect, elle requiert nôtre vigilance et notre enthousiasme pour se maintenir vivante.

Apprenons à nos enfants, ce que nous pouvons apprendre pour nous –mêmes, que la vie est un enchantement pour qui sait la recevoir en entier et l'aimer.
renal
 

Messagepar renal » 19 Mai 2008 11:27

L’arbre à souhaits

"Un voyageur très fatigué s’assit à l’ombre d’un arbre sans se douter qu’il venait de trouver un arbre magique, "l’Arbre à Réaliser des Souhaits".
Assis sur la terre dure, il pensa qu’il serait bien agréable de se retrouver dans un lit moelleux. Aussitôt, ce lit apparut à côté de lui.

Étonné, l’homme s’y installa en disant que le comble du bonheur serait atteint si une jeune fille venait masser ses jambes percluses. La jeune fille apparut et le massa très agréablement.

« J’ai faim, se dit l’homme, et manger en ce moment serait à coup sûr un délice. » Une table surgit, chargée de nourritures succulentes.

L’homme se régala. Il mangea et il but. La tête lui tournait un peu. Ses paupières, sous l’action du vin et de la fatigue, s’abaissaient. Il se laissa aller de tout son long sur le lit, en pensant encore aux merveilleux évènements de cette journée extraordinaire.

« Je vais dormir une heure ou deux, se dit-il. Le pire serait qu’un tigre passe par ici pendant que je dors. »

Un tigre surgit aussitôt et le dévora."

Vous avez en vous un Arbre à souhait qui attend vos ordres.

Mais attention, il peut aussi réaliser vos pensées négatives et vos peurs. En tout cas, il peut être parasité par elles et se bloquer. C’est le mécanisme des soucis.
renal
 

BOUDDHA

Messagepar Aphrodite » 03 Juin 2008 14:16

Il était une fois un religieux qui avait quitté sa maison et abandonné ses richesses pour enseigner la Voie. On appelait cet homme le Bouddha.

Un jour alors qu'il parlait sur une place publique, un homme s'approcha pour l'écouter. Il avait entendu dire que le Bouddha gardait toujours un grand amour et une grande bienveillance pour les êtres.

La bonté du Bouddha agaçait cet homme alors il se mit à l'injurier. Mais le bouddha resta paisible. Il écouta cet auditeur qui hurlait de plus en plus.

Lorsqu'il eut fini et qu'il reprit son calme, le Bouddha lui demanda :
- Si tu fais un cadeau à un homme et que cet homme n'en veut pas, que fais-tu de ce cadeau ?
- Je le reprends !
- De la même manière si tu adresses des injures à une personne et que celle ci ne les reçoit pas, tu peux les remporter car celui qui ne reçoit pas ton cadeau ne peut pas être ébranlé.

Prenez garde de faire le mal. Celui qui jette la poussière contre quelqu'un dans le sens opposé au vent ne salit pas l'adversaire mais son propre corps. De même quand on fait une mauvaise action c'est à soi-même qu'on fait du tort.
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Messagepar renal » 13 Juin 2008 17:52

Chacun porte sa vision du monde

Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient. Un jeune homme s’approcha et lui dit :

- Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieil homme lui répondit par une question : Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme. Le vieillard répondit : Tu trouveras les mêmes gens ici.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.

- Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieille homme répondit de même : Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? Ils étaient bons et accueillants, honnêtes ; j’y avais de bons amis ; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme. Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche : Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ? Celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son coeur.
renal
 

Messagepar renal » 21 Juin 2008 22:39

Un marchand en voyage d'affaires demanda l'hospitalité aux moines du temple.

le vieux moine dit au jeune disciple de conduire cet homme dans une des pièces du temple.

Après s'être installé, le voyageur se promena et fut frappé par la simplicité pour ne pas dire pauvreté de l'endroit et la mine réjouit des moines.

- Comment cela était il possible?

l'esprit préoccupé il croisa le vieux moine...

- puis je vous poser une question?

- cela en fera deux répondit le vieux moine en souriant...

- Comment se fait il que tout le monde à l'air heureux, alors que tout respire la pauvreté?...

- Pourquoi avec tes richesses ne parais tu pas heureux? Tu es suffisamment riche non?....

- oui mais si je gagnais plus je pourrai m'agrandir....

- La réponse est là. C'est la loi du manque, il nous manque toujours quelque chose, et ce quelque chose est ce qui nous rendra heureux. Mais la loi est implacable, à peine avons nous ce quelque chose que nous ne sommes plus satisfait et que la sensation de manque reprend de la force. Imagine que ta richesse actuelle te suffise, que le trésor que tu recherchais était là,complet, entier... nous profitons et jouissons du trésor que nous avons et c'est ce qui nous rend heureux, nous avons apprit à reconnaitre la loi à accepter son existence et de par là même à s'en détacher...

Le voyageur remercia le moine et continua sa marche, silencieux, pour lui ce fut comme une illumination.

Le soir il partagea le repas avec les moines, tout en mangeant son visage était détendu avec au coin des lèvres une esqisse de sourire...

Le vieux moine l'observa et sourit..

Le jeune disciple lui dit, ..

- le voyageur à l'air plus détendu...

- Oui répondit le vieil homme plein de compassion... "



Belle journée à tous,que ces rayons de soleil soient autant de sourires venus rechauffer.
renal
 

Messagepar Nelly » 22 Juin 2008 19:00

renal a écrit: - La réponse est là. C'est la loi du manque, il nous manque toujours quelque chose, et ce quelque chose est ce qui nous rendra heureux. Mais la loi est implacable, à peine avons nous ce quelque chose que nous ne sommes plus satisfait et que la sensation de manque reprend de la force. Imagine que ta richesse actuelle te suffise, que le trésor que tu recherchais était là,complet, entier... nous profitons et jouissons du trésor que nous avons et c'est ce qui nous rend heureux, nous avons apprit à reconnaitre la loi à accepter son existence et de par là même à s'en détacher...
Nous ne sommes malheureusement pas de ces moines et ne savons pas nous contenter de ce que nous avons.

Ca me rappelle une chansonnette apprise en dialecte quand j'étais gamine et qui disait ceci :

Le Hans de Schnogeloch,
Il a tout ce qu'il veut.
Et ce qu'il veut, il ne l'a pas,
Et ce qu'il a, il ne l'veut pas,
Le hans de Schnogeloch,
Il a tout ce qu'il veut.
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Messagepar renal » 23 Juin 2008 14:09

Toute relation s’appuie sur quatre éléments : être capable de demander, de donner, de recevoir, de refuser. Tout échange, toute tentative de partage, à la base de la communication humaine, tourne autour de l’un ou l’autre de ces quatre points. La difficulté majeure, qui n’est pas toujours perçue, est que nous demandons, recevons, donnons, ou refusons à l’intérieur d’un système de référence propre, qui ne correspond pas toujours au système de référence de l’autre.

La partie la plus fréquemment maltraitée dans la communication interpersonnelle est le ressenti. Ce n’est pas ce qui s’est passé qui est le plus essentiel dans un échange, c’est comment je l’ai ressenti et qu’est-ce qui a résonné, qu’est-ce qui a été touché chez moi. Nous avons tous, j’ai eu aussi, des surdités et des cécités importantes dans les registres qui étaient essentiels pour l’autre.

Ecouter ce sera être capable de redire à l’autre ce qu’il vient d’exprimer ; ce qu’il vient de dire, je l’ai reçu, que cela n’est pas tombé dans le vide entre lui et moi. Entendre s’appuie sur quelque chose de plus, sur ma capacité à me décentrer, à ne pas ramener tout à moi, à ne pas confondre mise en mots et mise en cause, pour permettre à celui qui parle d’entendre, lui, où se situent son interrogation, sa problématique, ou son véritable désir.
L’écoute la plus maltraitée aujourd’hui est l’écoute de la personne même, ce que j’appelle l’écoute de l’intime. C’est regrettable car cette non-écoute du ressenti, du vécu, renforce la solitude, l’incompréhension, la souffrance intérieure, et incite à rester dans le réactionnel. Cette non-écoute du sensible renvoie à la solitude et coupe la personne des possibles d’un partage.

L’écoute active, c’est savoir entendre le ressenti au-delà du fait, et au-delà du ressenti permettre au retentissement d’émerger, de se dire. C’est ce qui permet de déboucher sur une communication pleine, dynamique et vivifiante pour chacun des protagonistes.

(Jacques Salomé) extrait du livre Passeur de Vies
renal
 

Messagepar Nelly » 23 Juin 2008 16:22

renal a écrit: L’écoute active, c’est savoir entendre le ressenti au-delà du fait, et au-delà du ressenti permettre au retentissement d’émerger, de se dire. C’est ce qui permet de déboucher sur une communication pleine, dynamique et vivifiante pour chacun des protagonistes.
"Entendre ne veut pas dire écouter, car l'ouïe est un sens mais l'écoute est un art." [Anonyme]
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Messagepar renal » 26 Juin 2008 11:56

le vieux moine était très occupé à planter des arbres sur une terre qui avait été dévastée par le feu.

Un riche seigneur qui venait à passer le regarda faire.

Le vieil homme avait des gestes lents...Que fais tu vieux moine?...

- Vous le voyez je replante ce que le feu à détruit...

- Mais ces arbres mettent plus de trente ans a pousser tu n'en verras jamais l'ombre, de plus tu es seul il faudra beaucoup de temps pour obtenir une nouvelle forêt...

- qui sait! mais avant cet incendie je me promenais souvent ici et c'est vrai que leur ombre quand le soleil était haut dans le ciel était un vrai bonheur, alors je rends honneur à ceux qui avant moi en ont prit soin..

Le riche seigneur enregistra la bonté de cet homme..

- Je te remercie pour l'enseignement que tu m'as donné et si je puis faire quelque chose pour toi n'hésite pas...

Le vieux moine sourit,

- je ne verrai peut être pas leur ombre mais grace à eux je puis demander ce que je veux à un riche seigneur...

- Tu es très sage, vieux moine voici le deuxième enseignement.

Le vieux moine sourit de nouveau, il adressa quelques mots au seigneur qui acquiesca, aussitot tous ses gens, ses gardes aidèrent le moine à replanter de même que le seigneur ,ils furent si nombreux que la forêt fut replantée avant la nuit...

Le vieux moine s'adressa de nouveau au seigneur,

- tu disais qu'il m'aurait fallu beaucoup de temps pour replanter cette forêt!!..

- Tu es très fort et les deux hommes se mirent à rire, un rire bon et généreux...

Une belle histoire, qui nous montre, que seul, les choses peuvent être difficile à réaliser, mais parfois à plusieurs, cela devient bien plus facile !!!
renal
 

Messagepar Nelly » 26 Juin 2008 19:17

renal a écrit: - tu disais qu'il m'aurait fallu beaucoup de temps pour replanter cette forêt!!..

- Tu es très fort et les deux hommes se mirent à rire, un rire bon et généreux...

Une belle histoire, qui nous montre, que seul, les choses peuvent être difficile à réaliser, mais parfois à plusieurs, cela devient bien plus facile !!!
Très beau, Nicole et le moine avait beaucoup de sagesse laquelle a, à son tour, profité au seigneur qui a accepté joyeusement cette belle leçon. Un peu coquin, quelque part, ce vieux moine ! :wink: :lol:
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Messagepar renal » 26 Juin 2008 23:14

Les trois portes de la sagesse


Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.
- Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.

- Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :


"CHANGE LE MONDE"
"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas.

- C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

Et il disparut. Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:


"CHANGE LES AUTRES"
"C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses.

- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :


"CHANGE-TOI TOI-MEME"
"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser.

- C'est bien, dit le Sage.

- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

- C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.

Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :


"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

- C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:


"ACCEPTE LES AUTRES"
Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage :

- "Qu'as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

- C'est bien, dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :


"ACCEPTE LE MONDE"
"Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois." Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

"- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

- C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

- Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.

Et le Vieil Homme disparut.

Texte de Charles Brulhart
renal
 

Messagepar renal » 27 Juin 2008 22:12

Comment rester en santé

1) Ne vous occupez pas de chiffres non nécessaire (Ceci inclut l'âge, le poids, le taux de cholestérol -Laissez le docteur s'en préoccuper, c'est la raison pour laquelle on paie l'assurance maladie !)

2) Ne conservez que les amis joyeux ! (Les grincheux vous démoralisent !)

3) Continuez à apprendre. (Apprenez toujours plus au sujet des ordinateurs, du jardinage ou autre.. ) Ne laissez jamais votre cerveau au repos il deviendrait l'atelier du diable : l' Alzheimer !!!

4) Riez souvent. Riez jusqu'à ce que vous n'ayez plus de souffle et que vos larmes coulent.

5) Si vous avez une grosse peine, pleurez, séchez vos larmes et continuez votre chemin.. La seule personne qui nous accompagne pour la vie est nous même. Soyez VIVANT toute votre vie.

6) Entourez vous de choses que vous aimez et prenez soin de votre santé !

7) Ne voyagez pas dans le temps vers la culpabilité. (Voyagez jusqu'au centre d'achats, vers la campagne, vers un pays voisin mais jamais où vous rencontrerez la culpabilité)

8) Dites à ceux que vous aimez que vous les aimez à chaque occasion ET SOUVENEZ VOUS : La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises mais par le nombre de moments qui nous ont coupé le souffle.


Georges Carlin
renal
 

Messagepar renal » 27 Juin 2008 23:27

Jongler avec la vie

Imaginez la vie comme un jeu dans lequel vous jonglez avec cinq balles. Vous pouvez les appeler : Travail - Famille - Santé - Amis - Esprit . Vous jonglez avec ces balles. Vous comprendrez vite que le travail est une balle en caoutchouc ; si vous la laissez tomber, elle rebondit. Mais les quatre autres balles, Santé - Famille - Amis - Esprit, sont en verre. Si vous en laissez tomber une elle va, à coup sûr, rester par terre, à vos pieds, se fendre, s'abîmer ou même être brisée, fracassée, détruite. Elle ne sera plus jamais la même.

Vous devez comprendre cela et être vigilant pour maintenir un équilibre entre chaque domaine de votre vie.

Comment ?

Ne sous-estimez pas votre valeur en vous comparant aux autres. C'est parce que nous sommes tous différents que chacun de nous est spécial.

N'établissez pas vos buts en fonction de ce que les autres jugent important. Il n'y a que vous qui sachiez ce qui est important pour vous.

Ne considérez pas comme acquise les choses les plus proches de votre coeur. Accrochez vous à elles, comme si votre vie en dépendait. Sans elles votre vie n'a pas de sens.

Ne laissez pas votre vie vous glisser entre les doigts, en vivant dans le passé ou le futur. En vivant une journée à la fois, vous vivez TOUS les jours de votre vie.

N'abandonnez pas quand vous avez encore quelque chose à donner. Rien n'est jamais perdu tant que vous essayez.

N'ayez pas peur d'admettre que vous n'êtes pas parfait. c'est le fil fragile de notre imperfection qui nous relie les uns aux autres.

N'ayez pas peur de prendre des risques. C'est en prenant des risques qu'on apprend à être courageux.

Ne fermer pas votre vie à l'amour en disant que c'est imposible à trouver. Donner est la façon la plus rapide de recevoir l'amour. Le moyen le plus rapide de perdre l'amour, c'est de le retenir trop fort et le meilleur moyen de garder l'amour, c'est de lui donner des ailes.

Ne traversez pas la vie en courant si vite que vous en oubliez, non seulement d'où vous venez, mais aussi où vous allez.

N'oubliez pas que le plus grand besoin émotionnel d'une personne est de se sentir apprécié.

N'ayez pas peur d'apprendre. Le savoir n'a pas de poids, c'est un trésor que vous pouvez emmener partout avec vous.

Faites attention à ne gaspiller ni le temps ni les mots. Ni l'un ni l'autre ne peuvent êtres récupérés.

La vie n'est pas une course mais un voyage à savourer pas à pas.

Hier c'est de l'histoire.

Demain est un mystère.

Aujourd'hui est un cadeau.

C'est pour cela qu'on l'appelle le présent ".

Ce texte a été écrit par Brian DYON, PDG de la firme Coca Cola, et présenté lors d'un discours à l'occasion de la remise de diplômes dans une université américaine, le 6 septembre 1991.
renal
 

Messagepar renal » 01 Juil 2008 14:49

Le jeune disciple allait depuis quelques jours au village voisin, ceci afin de partager ses connaissances avec les enfants du village.


Chaque jour,il venait s'asseyait et parlait avec les enfants, dessinait, mimait.


Parmi les jeunes du village il y en avait un plus dur que les autres qui se moquait du jeune moine, qui avait toujours une remarque désobligeante.


Le jeune disciple avait apporté des sables de couleur pour faire un mandala, les enfants retenaient la beauté du dessin et la chaleur des couleurs et décidèrent d'en faire chacun un.


Un matin alors que le jeune moine arrivait, il trouva les enfants rassemblés,silencieux.


En effet tous les mandalas avaient été détruits, face à eux le jeune garçon dont les pieds et les mains étaient encore colorés.


Dépité le moine repartit vers le temple. En arrivant au temple il rencontra le vieux moine..



- Que se passe t il ? mon jeune ami!...et le disciple raconta...


il raconta tous ses efforts,son désir de partager et la destruction. Cela ne servait à rien, tous ses efforts pour rien.


Le vieux moine garda le silence....


- Je comprends,en attendant peux tu me rendre service?...

- bien sur ....


- Voilà je dois rendre ce sac de précieuses graines au temple voisin. J'y serai bien allé mais je me sens fatigué veux tu bien le faire pour moi?...


- oui je le ferai...

- je te remercie, prends en bien soin car ce sont des graines rares et précieuses..

- j'y ferai attention ...

Le jeune moine prit le sac et partit en direction du temple.Ce qu'il n'avait pas vu c'est que le sac était percé, et au rythme des pas du jeune homme les graines s'écoulaient et tombaient.

Arrivé au temple il s'perçut que le sac était vide, affolé il revint sur ses pas et essaya de retrouver les graines.Peine perdue, il ne retrouva que quelques graines, trois ou quatre tout au plus. Dépité il retourna vers son maitre, et lui raconta sa mésaventure.


Le jeune disciple fut surprit de la réaction du vieux moine.Celui ci souria, et prononca ces quelques mots :

- perdues ! qui sait, qui sait...

Le temps passa, un jour alors que le vieux moine se rendait au temple voisin il demanda à son jeune disciple de l'accompagner. Ils marchaient sur le chemin, lorsque que le jeune moine s'exclama...

- regardez maitre ses fleurs elles bordent le chemin c'est magnifiques, ces couleurs, ces parfums je n'avait jamais vu cela...

- tu te rapelles les graines que tu avais perdues ? avec de la patience et du temps vois ce qu'elles ont données..c'est vraiment très beau...

- Oui, en effet, parfois lorsqu'on sème des graines on les croit perdues et pourtant la vie fait son travail et elles finissent par fleurir...

En revenant du temple, l'humeur joyeuse et enveloppé du parfum des fleurs le vieux moine fit un crochet par le village..

A la vue du jeune moine les enfants accourèrent, un peu en retrait se tenait le jeune garçon qui avait détruit les mandalas. Il s'approcha du disciple...

- je voudrais m'excuser d'avoir fait ce que j'ai fait...

Le jeune moine croisa le regard de l'enfant, il y vit beaucoup de colère, de rancune mais aussi de détresse, de besoin d'amour...

Le jeune moine sourit, les enfants avaient ressortis les sables de couleurs et tous ensemble ils dessinèrent des mandalas, le jeune garçon aussi.

Le vieux moine sourit, heureux laissa son jeune disciple au milieu des enfants et retourna vers le temple avec ces mots... "Perdus!!! qui sait qui sait..."
renal
 

Messagepar Nelly » 01 Juil 2008 15:22

renal a écrit: "Perdus!!! qui sait qui sait..."
:wink:
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Messagepar Nelly » 01 Juil 2008 15:26

renal a écrit: 2) Ne conservez que les amis joyeux ! (Les grincheux vous démoralisent !)
Et que fais-tu de la moralisatrise grincheuse qu'il m'arrive d'être ? :wink:
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Messagepar Prosodie » 01 Juil 2008 15:30

Merci, merci encore..
C'est un peu la vieille histoire chinoise, avec le graphisme du pinceau et du porteur d'eau (fléau au centre - le corps - ; les bras, pour équilibre instable..(le droit/le fort ; le gauche le faible)....

.. un jeune moine, bienveillant, ardent, mais faible physiquement, chaque jour, tel ses compagnons, portait les jarres d'eau pour abreuver la communauté. Si faible qu'il était, il perdait de l'eau en chemin...ses bras/balanciers, n'étant pas si forts que ces compagnons de "misère"....

A la fin du CD (dirions-nous aujourd'hui) contri, il vint chercher sa paye..."regardant ses pieds et non l'obole/salaire qui lui revenait.." il dit... "Je sais que je n'ai pas rempli ma tâche...! " pardonnez-moi ... !- Il n'ouvrit pas ses mains pour re/accueillir le fameux salaire de "sa propre PEUR" ; alors le M° du chantier, et non pas le banquier, celui qui donnait les billets, qui compte en faisant sonner ce mauvais papier, lui dit :

Sais-tu que l'amphore qui te déséquilibrait était fêlée.. et tu ne l'as pas cassée, ni rejetée... Tu as fait avec... son déséquilibre... et tu n'as même pas remarqué... que chaque goutte d'eau perdue, tout au long de ton fastidieux parcours, sur le bas-côté, le chemin, a humidifié la terre et fait pousser, tant et tant de graines, diverses et multiples, que nous avons découvert - grâce à toi -, que le désert portait des fruits potentiels.... non pas en valeurs marchandes, mais qui disent que " sous le "fardeau", existent les vraies réponses et des miracles potentiels !

Le sable, le vent, effacèrent cette réponse, mais lui "le malingre moine" devint cette rose des sables "urine de dromadaires et chameaux" besogneux, taiseux, protégeant celui qui l'enfourche, car pourquoi parler de ce qui n'est qu'évidence ?. Le vent, l'homme, les forces qui nous entourent font que nous sommes l'ellipse d'une seconde de vie universlle.
:flower: :drunken: :flower:

Si vous avez une rose des sables chez vous - sur un bureau, en presse-papier, souvenez-vous que le petit porteur d'eau, a permis l'urine du dromadaire, les graines qui le nourrir et l'étoile qui avait éclairé son parcours....
Prosodie
 

Messagepar coriolan » 01 Juil 2008 19:09

Nelly a écrit:Et que fais-tu de la moralisatrise grincheuse qu'il m'arrive d'être ? :wink:


Moralisatrice ? Une promotion ? :lol:
La chance est l'alibi des incapables.
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Messagepar Nelly » 02 Juil 2008 11:45

coriolan a écrit: Moralisatrice ? Une promotion ? :lol:
Non, un... lapsus (?) de ta part, un jour. :wink: Eh oui, il m'arrive d'avoir de la mémoire... :lol:
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Messagepar renal » 03 Juil 2008 14:07

Un groupe de canards vivaient dans un étang. Comme il y avait très peu de poissons dans cet étang, les canards avaient toujours faim.
Puis, vint l'hiver... Et un vent glacé souffla sur l'étang.
Un canard dit alors:
- Canardeaus, canardettes! Envolons-nous vers cette montagne! Un feu y brûle en permanence.
- Là-bas, il fera sûrement meilleur... Notre vie changera.
Puis un groupe de canard pris son envol vers la montagne.
Il fit de plus en plus froid, et un autre canard dit:
- Il paraît que la mer est cent fois plus grande que notre étang! Elle doit donc contenir un nombre incalculable de poissons.
Un autre groupe s'envola alors vers la mer.
Puis... il fit encore plus froid. Un autre canard pris la parole:
- Cette vie sauvage est trop dure. Allons dans un endroit où vivent les hommes et faisons nous domestiquer. Les hommes nous donneront à manger.
Ne resta alors que 5 canards qui ne voulaient pas partir.
Cet hiver-là fut particulièrement rigoureux. Les quelques canards qui n'avaient eu aucun désir particulier restèrent là.
Sans penser à rien, ils attendaient patiemment...
Ils ne pensaient ni à la bonne nourriture, ni à un éventuel "nid douillet".
...Et pendant ce temps là, nos canards qui se dirigeaient vers le volcan, en s'approchant de la cheminée, furent enveloppés par toutes les émanations qui s'en dégageaient. Nombreux furent ceux qui moururent sur le champ. Les survivants, ne trouvant dans une contrée si aride ni plante ni eau, moururent de faim peu après.
Mais, qu'en était-il de ceux qui étaient partis vers la mer? En survolant la mer, ils réussirent à trouver de nombreux poissons. Mais ils étaient constamment projetés contre les falaises, à chaque fois qu'ils tentaient d'en attraper. Parfois, estourbis, ils coulaient sans pouvoir remonter à la surface... et se noyaient. Ceux qui réussissaient toujours à s'en tirer vivaient malgré tout dans l'angoisse en permanence. Un instant d'inattention pouvant leur être fatal...
Ceux qui s'étaient dirigés vers des terres habités par l'homme s'étaient fait capturer et avaient été rapidement passé à la broche...
Finalement, les seuls qui avaient survécu étaient ceux qui avaient réussi à faire abstraction de leurs désirs.
Il y a 1 mois
Sources :
Bouddha, selon Osamu Tezuka
renal
 

Messagepar Nelly » 03 Juil 2008 17:56

renal a écrit: Finalement, les seuls qui avaient survécu étaient ceux qui avaient réussi à faire abstraction de leurs désirs.
Je n'aime pas ton histoire : j'estime qu'il ne faut pas faire abstraction de ses désirs, simplement ne pas les réaliser en dépit du bon sens ou en tenant compte des conséquences qu'ils peuvent avoir sur autrui... comme DD qui serait prêt à nous empoisonner avec son huile de vidange pour gagner de l'argent sur notre dos. :cry:

J'estime que le désir est un moteur qui nous permet de vivre, tout comme l'espoir.
Nelly
 
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Messagepar renal » 03 Juil 2008 18:34

je comprends, Nelly ton avis.Moi je l'ai pris sur le fait que parfois on ne trouve pas forcément mieux que ce que l'on a. je ne dis pas pour autant de rennoncer à nos désirs, on en a tous et moi aussi !!!!
renal
 

Messagepar livrerose » 03 Juil 2008 18:57

et puis, qui n'essaye rien n'a rien!!! :wink:
" c'est en profondeur seulement que les distances se raccourcissent"
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Messagepar Nelly » 03 Juil 2008 19:11

renal a écrit: je comprends, Nelly ton avis.Moi je l'ai pris sur le fait que parfois on ne trouve pas forcément mieux que ce que l'on a. je ne dis pas pour autant de rennoncer à nos désirs, on en a tous et moi aussi !!!!

Oui, nous avons toujours tendance à penser que l'herbe est plus verte ailleurs. Dans ce sens, tu as raison. Mais, dans ton histoire, les canards avaient froid et risquaient leur vie et, quand on n'est pas bien du tout, il faut bien réagir, surtout pour ceux qui ont longtemps tenu bon.

livrerose a écrit:et puis, qui n'essaye rien n'a rien!!!

Toi, j'imagine que tu serais d'avis à prendre davantage de risques ! Comme quoi, chacun voit les choses différemment, en fonction de sa personnalité. :wink:
Nelly
 
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Messagepar coriolan » 03 Juil 2008 19:32

Nelly a écrit:Je n'aime pas ton histoire : j'estime qu'il ne faut pas faire abstraction de ses désirs

Nelly, tu m'enlèves les mots du clavier mais... moi, je n'aurais pas osé : je suis traumatisé par rénal. Et puis, si j'avais dis que je n'aimais son histoire, elle aurait dit que j'en faisais une tonne !

Tu vois, Nelly (c'est à toi que je parle), dans les fameux commandements du décalogue, s'il y en a un que je désaprouve, c'est bien celui-ci : 'Tu n'envieras pas ton voisin'. Il ne faut pas le voler, mais s'il est heureux au point d'être envié, il faut tout mettre en oeuvre pour devenir comme lui, c'est-à-dire : envier ce qu'il a mais envier aussi le mal qu'il s'est donné pour l'avoir !

Ca, ce n'est pas biblique, mais c'est sain ! Tout le monde ne peut pas comprendre.
La chance est l'alibi des incapables.
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Messagepar Nelly » 03 Juil 2008 19:57

coriolan a écrit:
Nelly a écrit:Je n'aime pas ton histoire : j'estime qu'il ne faut pas faire abstraction de ses désirs

Nelly, tu m'enlèves les mots du clavier mais... moi, je n'aurais pas osé : je suis traumatisé par rénal. Et puis, si j'avais dis que je n'aimais son histoire, elle aurait dit que j'en faisais une tonne !
Eh bien, je crois qu'elle aurait eu raison parce que tu n'aurais pas su lui répondre gentiment.

coriolan a écrit:Tu vois, Nelly (c'est à toi que je parle), dans les fameux commandements du décalogue, s'il y en a un que je désaprouve, c'est bien celui-ci : 'Tu n'envieras pas ton voisin'. Il ne faut pas le voler, mais s'il est heureux au point d'être envié, il faut tout mettre en oeuvre pour devenir comme lui, c'est-à-dire : envier ce qu'il a mais envier aussi le mal qu'il s'est donné pour l'avoir !

Ca, ce n'est pas biblique, mais c'est sain ! Tout le monde ne peut pas comprendre.
Mais c'est primaire ! Envier les autres alors qu'on pourrait l'obtenir en travaillant est aberrant et je condamne, mais qu'est-ce que ça vient faire ici ?

Moi, par contre, j'envie la santé des autres car ça fait 36 ans que, dès que je me fais plaisir, je récolte une migraine. J'en ai passés des week-ends couchée dans le noir avec des nausées ! Tu en veux ? Tu ne crois pas qu'il peut arriver d'en avoir ras la casquette, à un moment donné et envier ceux qui peuvent s'amuser sans conséquence ?

Il n'y a pas que l'argent, dans la vie et quand je dis envier, je ne parle pas de retirer quoi que ce soit à quelqu'un d'autre, simplement de pouvoir en faire autant... voire moins.
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