SETIF....MA VILLE NATALE

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SETIF....MA VILLE NATALE

Messagepar charlestone » 18 Mar 2008 01:17

Sétif, par sa situation de ville carrefour sur un site naturel caractérisé par une croissance urbaine considérable résultant de la conjugaison de plusieurs facteurs socio-économiques et spatiaux.
Ce dynamisme est dû essentiellement à :
* Une structure urbaine bien définie matérialisée par un tracé radio concentrique, et articulée autour du centre historique.
* Un tertiaire supérieur important (structures bancaires et commerciales importantes)
* Un haut niveau d'équipement (Université, C.H.U, Parc omnisport… etc)
* Une base industrielle appréciable (Zone industrielle, Zone d'activité)
* Réseau routier et ferroviaire important lui permettant d'asseoir son développement social et économique.
* Un aéroport international
* Un projet d'autoroute renforçant la dynamique de la ville et confirmant sa place dans la hiérarchie urbaine nationale.
A l'instar des autres régions du pays, la wilaya (département) de Sétif recèle d'un patrimoine archéologique digne de tous les intérêts dont l'UNESCO conseillèrent l'aménagement d'un parc archéologique d'intérêt hautement touristique et culturel.
A l’image du musée de DJEMILA qui regorge d’une inestimable richesse, les divers sites antiques qui font la fierté des sétifiens, attirent par leurs simple énumération composée d’une ville païenne et d’une autre chrétienne, la ville de DJEMILA (CUICUL) s’étend sur une superficie approximative de 42 hectares, en suscitant des interrogations quant à sa tragique disparition mais aussi des curiosités de par son baptistère, ses deux basiliques, son arc de Caracalla et ses luxueuses demeures de BACCHUS CRESCONUS, amphitrite et Europe. Le grand mausolée de SCIPION l’africain situé à deux Km prés au Nord-Ouest de la ville. Sa partie supérieure, conservée, clôturée, restaurée, raconte l’ensevelissement douloureux d’une autre partie inférieure essentiellement composée d’une chambre funéraire. L’antique château d’eau BARRAL qui s’use dans l’alimentation en eau potable d’une ville riche de par son prestigieux patrimoine. Le jardin D’ORLEANS (dotée de 200 stèles épigraphiques colonnes à inscriptions latines et chapiteaux) est considérée comme étant le premier musée lapidaire d’une ville qui comporte d’autres sites dont ceux de MONS et de AIN SOLTANE.
Le musée national d’archéologie de Sétif dont la bâtisse date de la fin du 19 è siècle confirme à lui seul le passage de tant de civilisations humaines. Meules en pierre, silex taillé et haches calcaires racontent la préhistoire. Des collections de céramiques, de terre, de stèles funéraires et une salle de mosaïque conservent les beaux souvenirs d’un mariage de cœur et de raison entre NUMIDES et ROMAINS. Des collections de poterie fatimide, des fragments de céramique à décors épigraphique, des colonnes et des chapiteaux en plâtre peint dépassent l’aire musulmane. Fusils en cuivre, bijoux kabyles, plateaux en bronze et corbeilles en alpha rehaussent les vitrines d’artisanat du 19 è siècle et invitent à la découverte de certaines régions d’Algérie.

L'ère musulmane
En l'an 27 de l'Hégire (647 après J.C) eut lieu la première invasion musulmane en Afrique.
En 40 ans, de 660 à 700, la colonisation Arabe s'est réalisée grâce à des armées organisées, la population (Les berbères) résista à l'occupation arabe.
Lors du triomphe de la doctrine Chiite, des missionnaires partis de l'orient travaillent à gagner des prosélytes (nouveaux convertis) à la cause d'Obeide Allah qui aspirait à l'imamat, c'est à dire à l'héritage de l'autorité temporelle et spirituelle de Mohamed dont il se prétendait de descendant.
Un de ces missionnaires Abou Abdellah qui avait trouvé des adeptes chez des berbères Kotama de la petite Kabylie mit le siège devant Sétif. La place finit par capituler et fut ruinée de fond en comble, la muraille qui l'entourait fut détruite en l'an 904. De grands états berbères se constituèrent et même en 972, El Moezz issu de la tribu des Kotama de la région de Béni Aziz située à quelques kilomètres de Sétif, dernier Emir fatimide de Kairouan fut appelé au trône d'Egypte et quitta l'Afrique du nord.
L'arrivée des Béni-Hillal, lancée vers 1050 de la haute Egypte contre les princes berbères Hammadites qui s'étaient déclarés indépendants, triomphe d'abord de toutes les résistances et s'établit en dominatrice dans les plaines.
Seule la grande bataille qu'à livrer les Almohades contre les Hillaliens témoigne de l'importance de SATIF dans le nouveau pouvoir du royaume qui unifie le pouvoir musulman au maghreb.
Au bas du moyen âge, Sétif a continué à relier les grandes villes musulmanes de Fès à Tunis et de Tunis à l'orient.
L'intensité des changements politiques et économiques des pouvoirs à l'époque des royaumes musulmans a causé la décadence urbaine de la ville de Satif et a orienté l'implantation de nouvelles capitales a proximité d'elle.
Sétif décrite comme petite ville à la fin du 15ème siècle, été rattaché au royaume Hafside à Bougie.
Je souhaite a tous une bonne visite sur son site :
www.setif.info
http://www.setif.tv/view/229/il-neige-a-setif/
charlestone
 

Village de Marguerite Taos Amrouche

Messagepar charlestone » 23 Avr 2008 18:28

Comme nous avons évoqué la memoire de Marguerite Taos Amrouche, il m'a semblé utile de situer aussi son village d'origine qui est Ighil Ali. Situé à une centaine de Km de Sétif, ma ville de naissance:
D'après les récits des anciens du village et par le biais de la tradition orale, Ighil Ali est un rassemblement de plusieurs villages à savoir Thadarth Ath-Aavla (Village Ait Abla) et Thadarth Ikhervane (Village Ikhervane). Pour ceux qui ne connaissent pas Thadarth Ath-Aavla, c'est un village situé entre Tabouaanant et Tizi Tevladhine. Le village Ath Aavla était connu pour ses artisans en bois qui fabriquaient des portes connues sous le nom "Les portes d'Ath Aavla".
En ce qui concerne Tadarth Ikhervane, il parait qu'il existe deux village qui portent le même nom, un est situé à l' est d'Ighil Ali, exactement au nord de Azrou N Gaga, et l'autre village, qui est situé sur la route d'Azrou (au dessus du lieu dit Thaghmarth). Il existe jusqu'à présent des traces de l'activité humaines dans ces villages, des ruines de maisons, des routes, des cimetières.
Pour le premier village, il existe des familles qui sont venues de là bas telles que les Kechidi, les Hachache, les Ath Siaali, les Amrouche.
Et pour le deuxième village, où vécurent les Ath Slimane, une grande famille qui donna plusieurs branches entre autres les : Larab, Ouarkoub, Bachta, Bourdjil, Cherifi, Atti. Et du village d'Ath Aavla, il y a les Ablaoui, les Djellouah.
Les premiers à habiter Ighil ali sont les Ath Ousaadi, d'où le nom de la mosquée El Djamaa G Oussadi.
Et beaucoup d'autres familles qui sont venues d'un peu partout, il y a même des familles qui sont venues de Sakiat EL Hamra et Oued Dhahab ( Le Sahara Occidental / Sud du Maroc).
charlestone
 


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