Entre Aquitaine et Provence

... de mon cher passé !

Modérateur: Guardian

Entre Aquitaine et Provence

Messagepar DD » 19 Mar 2008 00:01

Quelquefois, j'ai du mal a savoir ou sont mes racines. J'ai habité successivement Amou, Digne, Perigueux, Bayonne, Mont de Marsan, Toulouse, Pau, Beaugency et enfin Bourg Saint Andeol.
Amou est mon village ancestral, mon lieu de naissance.
http://www.paysenfrance.com/40-landes-t ... hotos.html
http://www.chateauamou.com/
C'est le type même de petit village de la France profonde, calme, ou il fait bon vivre. Des maisons serrées autour de l'église et de la mairie, un monument au mort ou le nom de ma famille apparait trois fois, de la verdure, des fleurs, une rivière dans laquelle j'ai fait des hécatombes d'ablettes (et sans me faire gauler par le garde-pèche s'il vous plait). Le parc de la "técouère" a la particularité d'ètre planté de platanes plus que centenaires. J'ai trouvé dans les cartons de mes parents des vieilles cartes postales de 1915. Les platanes sont déjà là, presque aussi hauts. Presque rien n'a changé.

Digne a abrité l'autre moitié de mon enfance. La ville se prétend capitale de la lavande. C'est là que j'ai découvert la montagne
http://www.mairie-dignelesbains.fr/
http://www.ot-dignelesbains.fr/
Le casernement de mon père était au pied d'une petite montagne sillonnée de dizaines de sentiers. Je l'ai parcourue dans tous les sens, et je prétend les connaitre tous, et Dieu sait qu'il y en avait ! J'en ai gardé un gout immodéré pour l'exploration et plus un lieu est sauvage et reculé, et plus je suis attiré. Une ville aussi ou il fait bon vivre avec des panoramas grandiose. Le plus extraordinaire d'aprés moi est celui que l'on découvre depuis le parvis de la cathédrale, l'horizon barré par une longue barre rocheuse terminée par une montagne pyramidale. Son aspect et les neiges d'hiver lui font sans conteste mériter son nom: le Cheval blanc

Je passe sur les autres étapes, Perigueux, Bayonne, Mont de Marsan, Toulouse, Pau, Beaugency (en douze ans...). Non pas que ces villes manquent d'intérèt, mais j'apprécie moins les grandes villes. Et je n'y ai pas vécu assez longtemps pour pouvoir les apprécier pleinement.

Et puis, il y a Bourg Saint Andeol, ou j'ai posé mes valises depuis vingt quatre ans.
http://www.tourisme-bourg-saint-andeol.fr/
http://bourgsaintandeol.free.fr/
La encore, une petite ville, au bord du Rhone, entre la vallée industrieuse, verte, animée, et l'Ardèche avec ses collines sèches, sauvages et parfumées.
Vous savez quoi ? Une petite ville au bord d'un cours d'eau avec des platanes, au pied d'une montagne aux mille sentiers, avec le s montagnes de la Drome en fond... je crois que la synthèse est faite.
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Re: Entre Aquitaine et Provence

Messagepar charlestone » 19 Mar 2008 00:48

DD a écrit:Quelquefois, j'ai du mal a savoir ou sont mes racines. J'ai habité successivement Amou, Digne, Perigueux, Bayonne, Mont de Marsan, Toulouse, Pau, Beaugency et enfin Bourg Saint Andeol.
Amou est mon village ancestral, mon lieu de naissance.


J'ai fait un tour de france avec ton recit. J'ai adoré Amou ton village ancestral, ton lieu de naissance.
Moi j'ai vecu dans une seule ville. C'est peut etre a cause de ca que j'aime les voyages aujourd'hui !
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Plongée dans le passé

Messagepar DD » 17 Avr 2008 23:27

DD a écrit:Le parc de la "técouère" a la particularité d'ètre planté de platanes plus que centenaires. J'ai trouvé dans les cartons de mes parents des vieilles cartes postales de 1915. Les platanes sont déjà là, presque aussi hauts.

J'ai profité avec délice de ces vacances pour plonger dans un vieil album de cartes postales de ma grand-mère, dont la plupart sont soigneusement datées entre 1914 et 1920. Un véritable trésor !
Ces cartes postales ont été émises par plusieurs correspondants de ma grand mère. Elles viennent de lieux aussi divers que Saint Louis du Sénégal, à Francfort en passant par Bone, Tunis, Alger, Menton, Saint Raphael, Bordeaux, Paris, Londres, Copenhague, et j'en oublie.
Outre le coté attendrissant de ces vieilles photos, j'en ai retiré certaines constantes. Primo, une ortographe quasi sans fautes, quel que soit les auteurs. Ensuite, la fréquence élevée des échanges. En résumé: on reçoit une carte, on lui répond dans les deux à trois jours. C'est l'Internet de l'époque !
Les sujets abordés présentent aussi des constantes. Presque toujours, la question de santé est en tète "je vais bien, j'espère vous aussi". Ensuite vient la description des quelques jours passés ou du quotidien. Souvent aussi, quelques mots sur les travaux des un et des autres, toujours agricoles "nous avons planté le maïs, desherbé les vignes, untel doit venir avec sa charrue pour labourer tel champ". La France est avant tout un pays agricole.
Et puis, il y a en fond la première guerre mondiale. Bizzarement (censure ?) aucune allusion aux combats qui se déroulent. Quelques cartes postales montrent bien des images de guerre, mais c'est toujours "Tel batiment détruit par l'artillerie allemande" ou "tranchées ennemies détruites par l'artillerie Française" jamais l'inverse. Pourtant les correspondants de ma grand-mère ont participé aux combats: "je suis toujours a vienne en convalescence, ma blessure a la jambe se referme bien" (Joseph X., janvier 1918). J'en retire l'impression surtout d'une trés longue attente a tous les niveaux. D'abord : la permission ! "je devrai avoir une permission dans tant de temps" Un vrai fantasme. Ensuite, l'attente du départ, sans jamais savoir ou sauf rarement, telle cette citation qui m'a fait frémir "nous partons dans deux ou trois jours, nous ne savons ou, sur la Somme parait-il" printemps 1917. On cherche également a avoir des nouvelles de tel ou tel autre: carte datée de fin Janvier 1916 "essaie de savoir comment và X. , il est au ...bataillon, dans un coin tranquille du front, du coté de Verdun (!!! s'ils savaient...).
On attend également la fin de la guerre. 1916: "maintenant que les Roumains et les Russes sont de notre coté, çà ne devrait pas trainer". Vain espoir, hélas. En 1918, la situation est différente. Dés le début de l'année, les soldats savent que l'Allemagne a perdu. Février 1918 "Les boches (!) ont perdu. Ce n'est plus qu'une question de mois"
Allusion aux prisonniers Allemands dans une carte, courant 1915: "les prisonniers boches sont arrivés à Gaujacq" (petit village a coté d'Amou, note DD) "je n'ai pas encore été les voir, mais on dit qu'ils n'engraissent pas chez nous" . Ces prisonniers ne semblent pas avoir eu un traitement de faveur !

Et puis, autre trésor de cet album, personnel celui là, la découverte d'une photo de mon grand-père maternel avec son jeune fils ainé. Un vrai choc. Je n'ai jamais pensé à lui. Pourquoi ? Et pourtant, la ressemblance est frappante avec mon frère, et a un moindre degré avec moi !
Et ma mère d'intervenir. "Le petit garçon, c'est mon frère ainé, André". Mon grand père a eu avant lui un fils mort-né, puis un autre ayant vécu deux jours, tous deux prénommés André ! Forçant le destin, le troisième du nom a survécu, suivi par un frère et deux soeurs, dont ma mère. Quelle rage a se battre contre la vie !!!

Je suis arrivé au bout de l'album. Je le referme en pensant a tous ceux qui ont écrit ces cartes, disparus en ne laissant que quelques précieux témoignages, et je tombe sur la photo d'un jeune militaire, mon oncle André, ayant bien grandi, photo prise quelques temps avant qu'il tombe un jour de Décembre 1944 quelque part en Alsace.

Et tout d'un coup, je trouve que l'Histoire, çà fait mal, parfois...
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Re: Plongée dans le passé

Messagepar coriolan » 18 Avr 2008 00:52

DD a écrit:Et tout d'un coup, je trouve que l'Histoire, çà fait mal, parfois...

Avant de fermer mon ordi pour quelques jours, je viens de lire ton message sur l'album de 1913. DD, tu as un réel talent de conteur. Bravo. Tu vois ça, ce sont des articles qui donnent des couleurs au forum.
A+ DD.
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Re: Entre Aquitaine et Provence

Messagepar DD » 19 Mai 2008 23:14

DD a écrit:Amou est mon village ancestral, mon lieu de naissance.

"Il y a
Du thym, de la bruyère
Et des bois de pin
Rien de bien malin
Il y a
Des ruisseaux, des clairières
Pas de quoi en faire
Un plat de ce coin
Il y a
Des odeurs de menthe
Et des cheminées
Et des feux dedans
Il y a
Des jours et des nuits lentes
Et l'histoire absente
Banalement

Et loin de tout, loin de moi
C'est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira

Il y a
Des enfants, des grand-mères
Une petite église
Et un grand café
Il y a
Au fond du cimetière
Des joies, des misères
Et du temps passé
Il y a
Une petite école
Et des bancs de bois
Tout comme autrefois
Il y a
Des images qui collent
Au bout de tes doigts
Et ton cœur qui bat

Et loin de tout, loin de moi
C'est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira

Et plus la terre est aride, et plus cet amour est grand
Comme un mineur à sa mine, un marin à son océan
Plus la nature est ingrate, avide de sueur et de boue
Parce que l'on a tant besoin que l'on ait besoin de nous
Elle porte les stigmates de leur peine et de leur sang
Comme une mère préfère un peu son plus fragile
enfant

Et loin de tout, loin de moi
C'est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira."
J.J. Goldman
***********************************************
C'est tout à fait çà. :)
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Retour des rameaux

Messagepar DD » 13 Avr 2009 23:43

J'ai passé le WE des rameaux et quelques jours ensuite à Amou et je mentirai en disant que ce fut un séjour enchanteur.
J'y suis parti moralement assommé et démoralisé et l'anniversaire de ma filleule (18 ans) a été le seul intermède plaisant de ce court séjour. Je passe sur les deux jours passés sur le flanc, à chercher ma respiration en lutte avec un bronchite. Mais quelle tristesse de voir mes parents, mon père 80 ans il y a encore peu si guilleret, diminué à présent par une surdité en progression, et dont les mains commencent à trembler... Quelle angoisse de voir ma mère s'essouffler si rapidement, ètre obligée de faire des pauses de plus en plus fréquentes pour récupérer...
Et puis il y a la forêt, la forêt des landes, MA forêt. Je suis soulagé de voir que les platanes centenaires de la "técouère" sont intacts. Le platane est un dur à cuire, ils ont remarquablement résisté. D'ailleurs c'est un peu le lot de la plupart des arbres a feuilles caduques. Les dégats sont relativement faibles, même si par endroits des chènes ont été couchés ou déchiquetés. La même tempète au printemps aurait fait d'autres dégats. Les peupliers par contre ont été durement touchés. C'est simple, presque tous sont par terre ! Je suis mésusé de voir a quel point le peuplier a peu de racines... Et puis il y a les pins, l'ame de ma forèt. A travers ma Chalosse, nombreux sont les pins abattus, mais des bosquets ont résisté laissant l'illusion. Mais au nord de l'Adour, c'est un spectacle de cauchemard. Toutes les parcelles avec des arbres de plus de trois mètres affichent une désolation complète. Là ou il y avait une forèt, reste un pin isolé déchiqueté. Presque tous les autres sont à terre. Quand à ceux qui ont eu le front de résister, Klaus s'est vengé d'eux avec furie, il les a cassé à peu prés à mi-hauteur comme de alumettes. On dirait un terrai labouré par des tirs d'artillerie comme en voyait sur les photos de 14-18, les trous d'obus en moins.
Bien sur, il reste des parcelles moins touchées qui entretiennent l'illusion, mais elles n'ont rien de ce qu'elles étaient avant. J'en ai pleuré.
Et puis... je me suis rendu compte qu'entre ces géants abattus, il y avait de nombreuses jeunes pousses. Alors j'essaie de me dire que ma forèt va revivre, qu'elle retrouvera sa splendeur, qu'elle affichera une nouvelle vigueur, à l'image de cette jeunesse représentée par mes enfants et mes neveux. Il n'en restera qu'un souvenir, comme pour nous, comme pour mes parents....
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Re: Retour des rameaux

Messagepar Aphrodite » 14 Avr 2009 18:50

:( :cry: :love3: :love4:

J'ai repris tout le texte, Claude, parce que chaque mot qui a été dit, m'a été droit au cœur :oops:
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Re: Entre Aquitaine et Provence

Messagepar DD » 14 Avr 2009 23:20

Entre deux quintes de toux, j'ai bouquiné l'histoire de mon village, d'anecdotes en petites histoires, compilées par un ancien maire d'Amou. Je vous en livre deux échantillons. Je ne les rapporte pas au mot prés mais de mémoire, et je crois respecter l'esprit de l'auteur
************************************************************
"Il fait bon vivre à Amou. Les touristes qui s'y arrêtent sont souvent frappés par la douceur de vivre et la gentillesse de ses habitants, même si ceux-ci savent etre pince sans rire. Un couple de touriste qui envisageaient de s'y installer demanda à un des villageois si on y vivait vieux. Ce qui lui valut la réponse suivante:
- Si on y vit vieux ? Et comment ! Tenez, l'autre jour pour pouvoir inaugurer le nouveau cimetière, il a fallu abattre un des centenaires de la commune !"

Je me demande comment Claude va réagir à la suivante....

"Le maire appartenait a je ne sais quel organisme agricole et devait participer à une réunion dans la région de Cognac. Se disant que comparer les produits du terroir était une bonne chose, il décida d'y "monter" avec deux bouteilles d'armagnac. Bien lui en prit car vu l'assemblée, les deux bouteilles ne seraient pas de trop. Il confia les bouteilles à un somelier qui se chargea de servir les uns et les autres. La première bouteille fut bientot vide... et le maire se demanda pourquoi la deuxième n'arrivait pas. Il alla à l'office s'enquérir de la bouteille et le somelier lui dit ceci :
- Pour une fois que quelque chose de bon entre ici, je la garde pour moi !"

D'aprés René Coudane qui fut longtemps maire d'Amou.
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Re: Entre Aquitaine et Provence

Messagepar coriolan » 15 Avr 2009 15:23

DD a écrit:Je me demande comment Claude va réagir

Vachement bien, pour la bonne raison que je préfère, et de loin, l'armagnac au cognac qui me file le brûlot (1) ! Toutefois, je dois dire qu'avec le cognac on fait un apéritif qu'on ne fait pas avec l'armagnac (trop doux); Tu vides l'épaisseur d'un doigt dans un verre et tu complètes avec de la limonade, c'est un délice ! Certains mettent du schweppes mais c'est nettement moins bon, la véritable recette de cet apéritif qui s'appelle 'équinoxe' préconise la limonade ; le schweppes tue le goût du cognac, la limonade le souligne.

Essayez-ça mes amis, c'est de l'apéritif français qui n'a pas à rougir devant un whisky venu... d'ailleurs ! 8)

Quant à l'histoire du cimetière, c'est un régal ! Quel esprit. :D

(1) feu dans la gorge.
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Re: Entre Aquitaine et Provence

Messagepar Aphrodite » 15 Avr 2009 23:19

DD a écrit:Entre deux quintes de toux, j'ai bouquiné l'histoire de mon village, d'anecdotes en petites histoires, compilées par un ancien maire d'Amou. Je vous en livre deux échantillons. Je ne les rapporte pas au mot prés mais de mémoire, et je crois respecter l'esprit de l'auteur
************************************************************

Tu sais DD, j'adore ces moments intimes que ta générosité naturelle te pousse à partager avec nous :D
Il y en a eu beaucoup, et à chaque fois ce fut un grand plaisir :!:
J'aurai aimé pour ce post te donner, comme tu sais si bien le faire, malheureusement je ne puis te conter mon village :(
Je suis algéroise de souche, mais originaire d'un patelin qui se nichait au sommet d'une montagne, à l'est d'Alger, sur la route de Sétif.
Il fallait beaucoup d'audace pour tapisser ce flanc abrupt que disait ma grand-mère.
Elle en a tellement parlé que j'ai été le voir, un jour que j'avais besoin de voir quel terreau a nourri mes racines et j'aurai préféré n'avoir jamais été.
Deux côtés distincts, deux villages parallèles, l'un regardant l'autre et que voit-il, un tas de ruines couleur charbon, témoin d'une époque ardente :(
Voilà le paysage féérique que voient ceux qui ont osé revenir et reconstruire, les vestiges d'un village brûlé par l'armée française et voilà pourquoi je ne puis te compter mon village DD :cry:
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Re: Entre Aquitaine et Provence

Messagepar DD » 15 Avr 2009 23:33

Parmi les histoire, se trouve des anecdotes concernant sa femme au volant.... Je n'ai pas connu la femme du maire, mais ma mère (té ! çà rime!) disait que c'était une femme qui avait beaucoup d'humour et de répartie. Son défaut était parait-il d'ètre un peu "à l'ouest" au volant, mais avec un aplomb et un sens de la répartie aigu, ce qui donne ces historiettes rapportées par son mari. Là encore, je vous les ressort de mémoire en respectant du mieux que je peux ce qui a été consigné par le maire à propos de sa chère épouse.

"Le couple avait été récupérer la voiture de madame en révision dans un garage de Dax. Ils retournaient vers Amou chacun dans leur voiture, le maire suivant son épouse, au cas ou quelque chose mal réparé lâcherait. Bien lui en prit, car un enjoliveur se détacha. Le maire s'arréta et le récupéra. Devant lui, sa femme avait vu la chose et n'était pas vraiment tranquille. Or comme par hasard, des voitures qu'elle croisait se mirent à faire des appels de phare, augmentant encore son inquiétude. Vous devinez la suite ? Effectivement, à deux minutes de là, il y avait deux gendarmes en faction au bord de la route. Elle s'arréta aussitot pour leur dire:
- pardon Messieurs, mais on n'arrête pas de me faire des appels de phare. Est-ce que ma voiture a quelque chose ?
Le maire raconte qu'il avait rarement vu des gendarmes aussi hilares"

"Ce jour là elle avait été à Pau comme elle le faisait souvent. Elle connaissait très bien la route. Manque de "pau" (pardon, je devais la faire), un feu rouge venait d'ètre installé à un carrefour ou elle avait l'habitude de passer à bonne allure. Or cette fois, se trouvait "toute une file de voiture garées en pleine route" (sic !). Les trouvant sans gène, elle entreprit de dépasser toute la file... et faillit renverser un gendarme présent sur le refuge au milieu du carrefour ! N'ayant rien compris à ce qui avait changé, elle lui lança vertement:
- mais qu'est-ce que vous fichez là vous ?"

"Elle avait également tendance à rouler un peu vite. Ce qui lui valut de se faire intercepter et arrêter par une voiture de police et çà a donné çà;
- madame, vous roulez trop vite.
Avec un aplomb imperturbable, elle répondit:
- ben et vous alors ? Vous m'avez dépassée !"

Je ne sas pas quelle voiture elle avait ce jour là. Par contre quelques années auparavant "elle possédait une Renault Dauphine quelle que peu poussive qu'elle conduisait tambour battant. Or en traversant Castelsarazin, un (tout) petit village à quelques kilomètres d'Amou, elle se fit arrêter une fois de plus par deux gendarmes.
- Madame, vous roulez trop vite en agglomération
- Au moins à quatre-vingt, rajouta le second l'oeil sévère"
Bien évidement, on ignorait tout de ce que serait les radars automobile à cette époque, c'était donc pure estimation !
"Sans se démonter, elle passa la main par la fenêtre et tapota affectueusement le flanc de sa Dauphine
- Ooooooh, ma cocotte; on te flatte !"

Les trois fois parait-il, les gendarmes éberlués de l'aplomb de la dame la laissèrent partir sans contredanse. mais moi, je pense que c'est surtout parce que c'était la femme du maire !
Les passages entre guillemets reprennent ce qu'à écrit René Coudane
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Re: Entre Aquitaine et Provence

Messagepar DD » 14 Mai 2009 07:22

On trouve de tout sur Youtube

http://www.youtube.com/watch?v=uENKt68iB8I
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