Un certain 8 mai 1945...

Grands moments d'un instant...

Modérateur: Guardian

Un certain 8 mai 1945...

Messagepar coriolan » 09 Mai 2008 00:51

Il se fait tard et le jour est tombé... C'est l'heure des confidences.

J'ai envie de vous parler et de vous raconter des choses que je n'ai jamais dites ; ce soir j'ai un coup de spleen... j'ai eu des ami(e)s au téléphone, beaucoup... et je me sens plein de torts envers vous que je néglige trop pour des sujets qui ne vous passionnent pas toujours. Je suis un vieil égoiste mais je vous aime... toutes sans exception ! Allez, même toi, DD et toi, Charly qui a le culot de relever mes fautes !

Le 8 mai 1945, c'était hier... j'avais 13 ans. Nous habitions (je dis 'nous' parce que nous, c'était d'abord mes parents, mon frère et ma soeur) un petit village de Lorraine. Gerbéviller. Rue de l'Est, si ma mémoire est bonne, en face d'une maison de maître.

Pendant tout le temps de l'occupation, cette maison vis-à-vis fut transformée par la volonté de l'occupant (allemand) en Kommandanture ! Et chaque matin, j'étais réveillé par cette musique chantée de bon coeur par de jeunes soldats :

Aïe, li aïe lo.... aïe la,
aïe, li aïe lo.... aïe la,
aïe li, aïe lo,
aïe la ah !ah! ah ! ah ! ah !ah ! ah !ah ! (qu'on m'excuse si j'oublie un 'ah' !)

Ceux-ci revenaient de patrouille. Ce fut mon réveil matin pendant 5 ans, ça ne s'oublie pas.

J'ai un très bon souvenir du temps de l'occupation, et tant pis si je choque certains. Les Allemands étaient d'une courtoisie remarquable et, du souvenir que j'en ai à l'âge que j'avais, je n'ai entendu parler de viol qu'à partir de l'arrivée des Américains...

Le temps d'occupation dura ce qu'il dura et je suis passé de 7 à l'âge de 13 ans. Nous habitions en face de la 'Kommandanture'. C'était un point de repère.

Le mois de septembre 45 arriva et nous fumes libérés... si tant est que nous (je parle moi) nous sentions occupés...

La libération du village fut exceptionnelle : les Americains étaient à quelques km, et les Allemands (qui finissaient par faire partie du décor, surtout si l'on veut bien prendre en considération que leur présence valait la moitié de mon âge... détail important !), pour la sauvegarde de Gerbéviller convinrent d'une trêve avec l'ennemi afin de permettre aux femmes et aux enfants, de sortir des caves pour l'heure du déjeuner. Je vous le jure ! Comme au temps de la guerre en dentelles !

Bref, le village fut pris (libéré !) et repris (libéré ?) et re-repris.

Le môme de 13 ans que j'étais découvrit les bienfaits de la cigarette : Phiplip Moris, Camel, Lucky strict (on me pardonnera l'orthographe, n'est-ce pas Charly...).

Nous voici libres ! Libres de quoi ? J'aurais été bien en peine de le dire... mais libres ! Puisqu'on vous le dit !

Libres comme toujours d'aller dans les champs et les bois, pour jouer à des jeux de garçons, jeux de guerre, de gendarmes et de voleurs, etc. (il n'y avait pas la télé, mais nous étions ingénieux pour faire mieux !).

Et puis des bruits coururent dans le village sur les propriétaires de l'ancienne Kommandanture, qu'ils s'étaient montrés bien complaisants, qu'ils étaient royalistes, que c'était sans doute 'des collaborateurs, etc. J'en passe à défaut d'avoir tout compris.

Mais les rumeurs, tu connais... ça enfle, ça fait son chemin... Toutefois (comme dirait Vajra :wink: ), les propriétaires en question avaient une envergure à tenir à distance les mauvaises langues.

Ainsi donc, nous les jeunes, nous courions les champs et les bois comme je le disais mais, cette fois, depuis la libération, pour un autre intérêt : celui de trouver des obus ! :idea: Et on en trouvait. Partout où nos libérateurs étaient passés, comme le Petit Poucet, ils avaient laissé des tas d'obus ici et la ! Alors, tiens-toi bien, avec une pierre, on décelait en tapant dessus, l'obus proprement dit pour vider le culot de sa poudre !

Elle était chouette cette poudre ! On aurait dit des spagettis creux et, quand tu allumais à un bout et que tu lançais le bâtonnet en l'air, il tournoyait dans tous les sens avant de s'abattre où il pouvait. Tu parles, les effets spéciaux à la télé ne nous auraient pas privés de ce régal ! Ca tombait bien, il n'y avait ni télé, ni effets spéciaux...

Bref, les Américains arrivent à Berlin, Adolphe se flingue et le 8 mai arrive... Hé oui ! même en 1945, avec ou sans télé, il y a eu un 8 mai !

C'est la fête ! le Claude et ses copains sortent leur trésor de guerre : la poudre ! Les gens du village sortent leur drapeaux : bleu, blanc et rouge tant qu'à faire... C'est la fête. Le royaliste aussi sort le sien... mais attention, pas le petit drapeau, un big drapeau qui descend du premier étage jusqu'au sol avec les couleurs à le verticale que t'as jamais vu ça !

Les drapeaux volent, les poudres claquent... et je ne te dis pas ! C'est le bâtonnet du Claude qui est allé se ficher dans le drapeau du pseudo-collaborateur ! Le feu ! Tout le monde rigole et appaludit ! N'importe lequel autre drapeau, même tout petit, c'était un drame ; celui-ci, c'était l'honneur du pays retrouvé !

Je ne te dis pas les fesses du Claude, ce soir-là ! Le 'Georges', mon papa, n'a pas beaucoup apprécié cet acte d'héroïsme et je me suis souvenu longtemps à quel point. J'ai eu beau dire, crier, hurler que je ne l'avais pas fait exprès (ce qui était rigoureusement vrai !), mon père mit un point d'honneur à réparer sur mon cul cet outrage à la république en voie de retrouvailles... Notre vis-à-vis, brave homme s'il en fut, intercéda et refusa toute indemnité, il n'empêche que de ce jour, je fus considéré par une population muette d'étonnement comme un héros, et que mon père lui-même, dégagé de toute réparation financière, cacha longtemps sa satisfaction personnelle... "Fallait le faire !"

Ben non, mon papa, ce 8 mai 45, ton gamin ne fut jamais qu'un gamin turbulent... bien qu'il en garda longtemps une espèce de gloriole, avec ce demi sourire en coin de celui qui cache la vérité vraie ! Tu vois le genre... :wink:

Il m'a fallu aujourd'hui pour avouer enfin, que cette gloriole-là, était vraiment bidon. Le Claude, il avait fait une connerie, il a été puni comme il devait l'être. Point final.

Mais...tout de même... (ça y est, encore ce foutu sourire qui me reprend... que veux-tu, une vieille habitude !)
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar Aphrodite » 09 Mai 2008 05:43

coriolan a écrit:Il se fait tard et le jour est tombé... C'est l'heure des confidences.

Il se fait tard, je n'arrête pas de vomir mes tripes mais je reste belle et surtout, je n'aime personne!
Je ne sais comment et par quel miracle, les faits sus-cités m'ont menée vers toi oxymore :oops: clandre :oops: Coriolan, ou plutôt vers ton 08 mai 45 qui est très différent du mien tout en étant son frère siamois!

Sanglante armistice à Sétif.
Le 8 mai 1945, dans les rues de Paris et dans toute la France, la nation chante la capitulation de l’Allemagne nazie. Au même instant, de l’autre côté de la Méditerranée, des milliers d’Algériens qui ont participé à cette victoire se rassemblent dans les rues de Sétif, afin de déposer une gerbe au pied du monument aux morts de la ville, et revendiquer le droit à l’indépendance de leur pays. Une manifestation qui tourne mal, et qui se solde par une sanglante tragédie, à laquelle participe l’armée française, la Légion Etrangère, et des milices de colons créées ad hoc. Lourd bilan humain pour une répression longue de six semaines dans le département du Constantinois.1 500 ou 45 000 morts ? Aujourd’hui encore le nombre de victimes d’une page méconnue et honteuse de l’histoire coloniale française, est l’objet de débats entre historiens. Il a fallu presque 60 ans, pour que la France, par l’intermédiaire de son Ambassadeur en Algérie, Monsieur Hubert Colin de Verdière, en visite officielle à Sétif le 27 février dernier, parle de cette « tragédie inexcusable », et reconnaisse pour la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, sa responsabilité dans ce massacre.
Sétif est pendant la période de l’Algérie française le symbolique fief des tous premiers nationalistes. Elle est la ville de Ferhat Abbas, figure clé de la revendication nationaliste modérée, dès 1943 avec son Manifeste du Peuple Algérien et qui deviendra le premier Président du Gouvernement Provisoire de la République algérienne (GPRA) en 1958. Le jour de l’armistice Fehrat Abbas est à Alger pour féliciter le gouverneur général Chataigneau (dont il est un intime) de la victoire des Alliées. Il est arrêté dans d’étranges circonstances pour « complot contre la sécurité de l’Etat » par le directeur de la sécurité générale. C’est sans compter sur sa présence que, ce jour-là, des milliers d’Algériens musulmans se rassemblent pour fêter l’armistice et revendiquer du même coup l’indépendance de leur pays.

Tout commence par un drapeau levé...

Tôt dans la matinée, à Sétif, les Scouts musulmans, une organisation légale créée par le Parti du Peuple Algérien (PPA) se réunit pour aller déposer une gerbe aux pieds du monument aux morts, situé dans le quartier des Européens. Le Sous-préfet de la ville, Butterlin, qui s’oppose à toute manifestation à caractère politique, leur somme de ne pas porter d’armes, ni d’arborer de bannières revendiquant l’indépendance de l’Algérie. Alors que le cortège gros de 7 000 à 8 000 personnes arrive au quartier français, un drapeau algérien est levé par un jeune porteur de 20 ans. Refusant de le baisser devant l’ordre français, l’homme est abattu, comme le maire de la ville, réputé modéré, qui tente de s’interposer. Une version des faits qui fait l’unanimité parmi les historiens. Dans la fusillade qui s’ensuit, la foule se disperse et s’attaque aux Européens. Elle fait 27 victimes du côté français. La nouvelle se répand rapidement dans la province, où la population locale, majoritairement paysanne, sort crier révolte. C’est le début d’un soulèvement généralisé, dans plusieurs dizaines de villages du Constantinois, ainsi qu’à Blida et Berrouaghia dans l’Alger, et Sidi-Bel-Abbès dans l’Oranais.

A Guelma, située à 150 kilomètres de Sétif, toute « manifestation musulmane » avait été interdite pour l’armistice. Mais en fin d’après-midi, 2 000 Algériens se rassemblent et brandissent drapeau algérien et bannières. Face à l’intervention d’une « milice » européenne et de l’opposition des colons, la fusillade éclate. Dans certains villages, des manifestations se passent sans heurts, souvent grâce à l’intervention de maires « libéraux », comme à Tlemcen. Mais dans la plupart des cas, on tire sans ménagement sur la foule, à la première apparition d’un drapeau algérien, comme à Bône, Blida et Kherrata. D’après l’historien Charles Robert Ageron [1], les premières émeutes des Algériens ( les 8, 9 et 10 mai) auraient tué 102 Européens, auxquels s’ajoutent 110 blessés, et 135 habitations réduites en cendre. Sans commune mesure avec l’ampleur de la répression coloniale.

Chasse aux arabes

Le 9 mai 1945, sur ordre du Sous-préfet Butterlin, l’armée de terre menée par le Général Duval, intervient à Sétif, puis dans tout le reste du département, où elle fait la démonstration de ses sanglantes techniques, tout particulièrement à Guelma et Kherrata. La Marine quant à elle, bombarde les côtes et les gorges de Kherrata, les localité du bord de mer comme les Achas, les Falaises, et Mansouria. Cette intervention musclée pousse les insurgés à se réfugier dans les montagnes, où ils auront alors à essuyer les bombardements de 18 appareils de l’armée de l’air. La répression s’étendra pendant six longues semaines au cours desquelles « la chasse aux arabes », ainsi parfois appelée par les colons ultra de l’époque, fait rage. Car il serait sévère d’imputer l’exclusivité du massacre de mai 1945 au seul corps militaire. D’autres interventions de la part de « milices » de colons ultra armés par les militaires et en général cautionnées par l’administration locale, sont souvent plus atroces et plus sanglantes, selon les témoignages de survivants [2]. Au menu : émeutiers brûlés vifs, tortures, exécutions sommaires, enfants et femmes (même enceintes) rarement épargnés.

Qu’en est-il du bilan humain ? Il faudra attendre le 18 juillet 1945 pour que, du côté français, le ministre de l’Intérieur Tixier prononce un discours devant l’Assemblée nationale évoquant la mort de 1 500 personnes. Côté algérien, les nationalistes avancent tout de suite le chiffre de 45 000 victimes. Le journal algérien Le Populaire, dans son édition du 28 juin, parle déjà quant à lui de 6 000 à 8 000 victimes. Selon Yves Benot [3], ces chiffres auraient été donnés par des militaires au journaliste du Populaire « dans l’intimité ». En métropole, les médias subissent la censure de l’armée, particulièrement sévère à l’époque, et ne s’expriment que des semaines plus tard, en reproduisant le communiqué dicté par le gouvernement.

Bilan humain quasi-impossible

Aujourd’hui, le débat continue. Selon l’Ambassadeur de France en Algérie, qui s’est exprimé sur Sétif en février dernier, il y aurait eu entre 5 000 et 10 000 personnes tuées. Le gouvernement algérien reprend de son côté le chiffre de 45 000 victimes, avancé à l’époque par les nationalistes du Parti Pour le Peuple Algérien (PPA) de Ferhat Abbas. Pour les chercheurs Rachid Messli et Abbas Aroua, du Centre de recherche historique et de documentation sur l’Algérie, « la plupart des historiens s’entendent sur le fait que 45 000 est un chiffre exagéré. Il serait plus réaliste de penser que le bilan humain se situe entre 8 000 et 10 000 morts ».

Les archives de l’armée restent flous. La marine avance le ridicule chiffre de 4 victimes. Selon Yves Benot, il existerait de plus des contradictions dans les chiffres de l’armée de terre [4]. Selon le rapport du Général Duval du 9 août 1945, il y aurait eu 550 « musulmans présumés tués » au cours de l’action de l’armée dans la subdivision de Sétif, et 200 dans celle de Bône (dont relevait Guelma). Or, le seul escadron de la Garde républicaine, qui est entré en action le premier à Kherrata et Perigotville les 8 et 9 mai, et qui a poursuivi son action à Pascal, Colbert, et Saint Arnaud, donne dans son journal de marche plus de 470 tués, dont 200 à Kherrata. Yves Benot fait ainsi remarquer que cela signifierait que toutes les autres sections n’auraient fait que 70 ou 80 victimes, ce qui lui semble improbable, lorsque l’on considère le caractère musclé des interventions de ces équipes armées de mitrailleuses. Enfin, il souligne que ceux de l’aviation militaire, 200 morts, peuvent être mis en doute, dans la mesure où elle n’était pas « sur place ». A cela s’ajoute la répression opérée par les milices civiles. Ces dernières, qui n’appliquaient aucune des procédures légales permettant d’établir le nombre d’exécutions et d’arrestations, ont rendu l’exactitude d’un bilan humain impossible.

La voix des témoins de la « tragédie inexcusable » suffit à rendre compte de l’ampleur des massacres. Et il n’est jamais trop tard pour rappeler la pleine responsabilité de la France de ces crimes, qui depuis 1945, a « collectivement et délibérément occulté ce qui s’était passé à ce moment là », pour reprendre les propres paroles de Hubert Colin de Védière, interrogé par la radio française Europe 1. Mais la reconnaissance officielle est un minimum pour l’Algérie, qui demande désormais des excuses de la part de la France. Faudra-t-il encore soixante années de réflexion pour cela ? Et au philosophe français Paul Ricoeur de se dire « troublé par l’inquiétant spectacle que donne le trop de mémoire ici, le trop d’oubli ailleurs ».

Moi, je dis que l'Algérie n'a pas besoin des excuses de La France , elle n'en a que faire. Elle est belle, jeune, riche, intelligente, elle a tous les atouts de son côtés, elle peut même se permettre des frivolités, pourquoi pas intriguer ou tout simplement se tourner vers un autre partenaire tel que les USA !
Mais ce qui est primordial à mon sens, c'est que la France cesse enfin de maquiller la réalité pour son propre avantage et reconnaisse enfin ses torts dans ce qui est apparenté à une grande tragédie.
Que la France arrête d'afficher un dépassement invraissemblable dans cette affaire et reconnaisse avoir été partie prenante!
Elle a voulu, elle a pris, elle a dévoré et au vu du tolé général, elle a craché en prenant bien soin de se laver les mains.
Non, Madame la France, ça ne se passe pas comme ça! tu vas arrêter immédiatement de mentir et rétablir la vérité! sinon, l'Algérie s'en chargera!
Tu as fauté aussi, ça n'intéresse pas l'Algérie que tu sois punie parceque parceque........tu ne comptes plus! tu reconnais ta faute, autrement dit tu l'assumes, et tu arrêtes de mettre tout sur le dos de l'Algérie, un point final! Simple comme bonjour môssieurs :wink: :roll: :oops: mâdame
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar charlestone » 09 Mai 2008 08:55

coriolan a écrit:Il se fait tard et le jour est tombé... C'est l'heure des confidences.

Sighine a écrit:Je ne sais comment et par quel miracle, les faits sus-cités m'ont menée vers toi oxymore :oops: clandre :oops: Coriolan, ou plutôt vers ton 08 mai 45 qui est très différent du mien tout en étant son frère siamois! .


Y'a pas photo ! :roll:
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar DD » 09 Mai 2008 10:40

Sighine a écrit:Mais ce qui est primordial à mon sens, c'est que la France cesse enfin de maquiller la réalité pour son propre avantage et reconnaisse enfin ses torts dans ce qui est apparenté à une grande tragédie.
Que la France arrête d'afficher un dépassement invraissemblable dans cette affaire et reconnaisse avoir été partie prenante!
Elle a voulu, elle a pris, elle a dévoré et au vu du tolé général, elle a craché en prenant bien soin de se laver les mains.
Non, Madame la France, ça ne se passe pas comme ça! tu vas arrêter immédiatement de mentir et rétablir la vérité! sinon, l'Algérie s'en chargera!

Ah, ma pauvre dame ! Le problème, c'est que la France ne maquille pas, elle n'en parle tout simplement pas ! Alors comment veux-tu que les enfants d'aujourd'hui reconnaisse les fautes de leurs pères ?
En fait je veux généraliser sur le sujet des "crimes" historiques des états. Bien des nations actuelles, pour ne pas dire toutes ont hérité d'un passé de crimes bien embarassants? En vrac: l'Allemagne pour el lourd héritage de 39-45, l'Italie en Ethiopie à la même époque, le Japon idem, mais aussi les USA, l'URSS et la Russie actuelle, l'Irak au Koweit, les Israeliens depuis 1947, les palestiniens même dates, etc, etc, etc.... C'est simple: dès qu'il y a conflit, il y a crimes ! Et ceux là, les descendants des criminels sont bien embarassés pour en parler...
Et l'Algérie ? Eh ben l'Algérie aussi ! Je ne parle pas des combats qui ont opposé le FLN à l'armée française; çà c'est arme contre arme, hommes contre hommes, c'est la guerre mais les combattants sont (presque) à égalité. Non; je parle des crimes commis contre les civils, sans défense, ou pire encore contre leur propre peuple ! Extrait d'un livre "La guerre d'Algérie" chez Nov'edit:
"La Harka des Beni Lalem (*), exemplaire s'il en est. Formée dès l'opération "Arquebuse" à la demande d'un vieux cheik de tribu, ancien combatant 14-18 et 39-45, une montagne de décoration, écoeuré des exaction du FLN dès 1956.
Forte de 150 hommes, armée comme une unité régulière; elle n'a jamais perdu une arme ni eu un déserteur. Trés autonome, commandée par un sergent qui devint adjudant-chef, elle fut citée de nombreuses fois (à l'ordre de l'armée Français-DD)
Le FLN n'a pas oublié la valeur de cet adversaire, qui jamais ne permit d'intrusion dans son territoire. En 1962 cette harka, abandonnée par l'armée française, a été horriblement massacrée (plus de 600 exécutions) avec femmes, enfants et vieillards."
Ouais......... D'accord pour reconnaitre les fautes. Mais alors tout le monde. Hélas, je pense que çà restera un voeux pieux.
(*) On en parle en Algérie ?
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar charlestone » 09 Mai 2008 11:46

DD a écrit:"La Harka des Beni Lalem (*)
(*) On en parle en Algérie ?

On ne parle plus de Harka. Ce n'ai plus un problème algérien. C'est un problème Franco-Français maintenant.
Les Harka sont des collaborateurs au même titre que les collaborateurs français dûrant la guerre 39-45. Ils ont été massacré de la même maniere que l'ont été les collabos Français a la fin de l'occupation. C'est un peuple qui se venge. Vous ne pouvez rien faire dans ces cas de figure. Mais par contre, Il me paraît utile de préciser que des ordres des politiques Français ont été donnés aux militaires français de ne pas évacuer les Harka et de les abondonner a leur sort. Ce qui est encore plus malheureux venant d'un régime aidé par ces gens là! Qui est le coupable?
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar coriolan » 09 Mai 2008 13:06

Sighine a écrit:Non, Madame la France, (...) tu vas arrêter immédiatement de mentir et rétablir la vérité! sinon, l'Algérie s'en chargera !

Je vous ai raconté mon 8 mai 1945 parce que je l'ai vécu comme ça. Je voulais vous faire rire... Pas de pot !

Devant cette menace qui tombe d'un masque enfin levé, je suis interloqué ! En 1945, j'avais 13 ans, et toi, Sighine ? Moins 17 ? Alors, qu'est-ce que tu nous racontes là ? Tu récites ton livre d'histoire ? Mais chacun écrit l'histoire qu'il veut... qu'il peut... celle qui lui fait le moins honte. Il minimise ses fautes quand elles sont incontestables ; il aggrave celles de l'autre quand il en trouve. S'il n'en trouve pas, il en forge !

Et c'est valable dans les deux camps jusqu'à ce que le temps fige 'UNE' situation qui va devenir historique et sur laquelle on ne pourra pas revenir sans risquer de passer pour un révisionniste ! Pire, un négationniste ! Et pour tout le monde un mensonge peut devenir une vérité.

Sighine, Néron a-t-il brûlé Rome ? Quand tu auras répondu à cette question, on remontera le temps jusqu'à l'année 1962... :lol:
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar DD » 09 Mai 2008 13:27

charlestone a écrit:Les Harka sont des collaborateurs au même titre que les collaborateurs français dûrant la guerre 39-45. Ils ont été massacré de la même maniere que l'ont été les collabos Français a la fin de l'occupation. C'est un peuple qui se venge. Vous ne pouvez rien faire dans ces cas de figure.

Si l'Algérie était restée Française, les Harka seraient des héros... Il est bien connu que l'histoire est écrite par les vainqueurs. Tu cites les "collaborateurs". C'est vrai qu'ils ont passé un sale quart d'heure en France, même si la plupart avec le recul méitaient essentiellement un coup de pied au cul.
Dans ma citation, ce que je ne peux admettre, c'est les exécutions d'innocents. Ca , à aucun prix. Ensuite, éxécuter des soldats qui on déposé les armes, çà reste un crime, car la guerre est à ce moment là terminée !
Français, Algériens, malheureusement comme tu le dis si bien, c'est un peuple qui se venge. Avec le temps, la vengeance doit laisser un gout amer. Que pensent par exemple les soldats de l'armée rouge qui se sont comportés comme des bouchers lors de l'invasion de l'Allemagne, ou les soldats Allemands qui ont procédé à des génocides sur le sol russe en 1941 ???

"Tuez, tuez ! Personne n'est innocent en Allemagne des crimes nazis. Ni les vieillards, ni les femmes, ni les enfants à naitre. Soldats de l'armée rouge: tuez !" Ordre de route un jour de 1944 ou 1945 signé par Josef Staline.

Qui osera reconnaitre les crimes de ses pères. Pas facile, hein ?
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar charlestone » 09 Mai 2008 14:39

DD a écrit:Si l'Algérie était restée Française, les Harka seraient des héros... Il est bien connu que l'histoire est écrite par les vainqueurs.
Qui osera reconnaitre les crimes de ses pères. Pas facile, hein ?

Les 3 dernières années de la guerre d'Algérie ont vu l'apogée de l'emploi des harkis sur le terrain. Le général Challe, nommé commandant en chef des forces françaises en Algérie, met sur pied de grandes opérations de ratissage pour faire éclater les unités de l'ALN, et les harkis étaient invités à entrer dans les commandos de chasse dont la mission etait de traquer ces petits groupes de moudjahiddines comme on les appelle.
Les harkis ont fait beaucoup de mal à leurs concitoyens. La guerre n'aurait jamais durée aussi longtemps si l'élément "Harki" n'avait pas joué un rôle dans cette guerre.
C'est vrai DD, que l'histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Car les vaincus ont toujours torts.
Personne n'a souhaité cet état de fait (vengence) d'un peuple meurtri. Elle laisse un goût amer pour ceux qui l'ont provoqué. Les militaires auraient dû évacués "leurs personnels" en même temps que les Harkis puisqu'ils avaient déjà choisi leur camp.
Seul, le courage politique fait qu'on reconnait les erreurs de son histoire passée .
Dernière édition par charlestone le 09 Mai 2008 14:45, édité 1 fois.
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Messagepar Vajra » 09 Mai 2008 14:43

Quand je vous lis, je sens derrière vos mots une agressivité, une violence, un esprit revanchard...
Contrairement à ce que tu dis, Sighine, la bile et le miel n'ont pas la même couleur,ni la même saveur. On ne peut pas se tromper.
Repenser au passé pour éviter de faire pire, Ok. Mais le faire revivre avec tant d'amertume ne nous feront pas avancer vers plus de fraternité.
J'ai quitté l'Algérie lorsque tu es née; enfant, je ne me rendais pas bien compte de ce qui se passait, sauf au travers de ce que j'entendais des" grands", Il y a eu des critiques de tous bords, on a parlé "déracinement" "trahison"...
Ce pays que tu défends, aime-le par des actes, mais arrête de nous jeter à la figure les paroles de tes pères.

Aspirons à plus d'harmonie dans tous les domaines, en évitant les tsunami. :)
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Messagepar coriolan » 09 Mai 2008 14:58

Vajra a écrit: Ce pays que tu défends, aime-le par des actes, mais arrête de nous jeter à la figure les paroles de tes pères.

AMEN !
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar DD » 06 Juin 2008 10:39

Sighine a écrit:La voix des témoins de la « tragédie inexcusable » suffit à rendre compte de l’ampleur des massacres. Et il n’est jamais trop tard pour rappeler la pleine responsabilité de la France de ces crimes, qui depuis 1945, a « collectivement et délibérément occulté ce qui s’était passé à ce moment là », pour reprendre les propres paroles de Hubert Colin de Védière, interrogé par la radio française Europe 1. Mais la reconnaissance officielle est un minimum pour l’Algérie, qui demande désormais des excuses de la part de la France. Faudra-t-il encore soixante années de réflexion pour cela ? Et au philosophe français Paul Ricoeur de se dire « troublé par l’inquiétant spectacle que donne le trop de mémoire ici, le trop d’oubli ailleurs ».

Je vais prendre le risque de revenir sur un passé délicat. Je suis assez d'accord avec les tirades de Charly et Sighine, mais j'en extrait ce passage pour poser une question: quid des excuses et de la reconnaissance des crimes algériens ?
Si je pose cette question, c'est parce que j'ai découvert récement des témoignages troublants d'anciens "pieds noirs" lors de leur retour précipité en France. Si j'en crois ces témoignages, de nombreux pieds noirs sans distinction d'age ou de sexe ont été assassinés, je dirai plutot exécuté alors que les accord d'Evian étaient signés. Si j'en crois également ces témoignages, certain de ceux qui avaient décidé de quitter l'Algérie n'ont pas eu le temps de le faire.
Les survivants parlent de milliers, voire de dizaine de milliers d'exécution. Ces massacres ont été tus aussi bien par l'Algérie que par la France afin de mettre un terme coute que coute à cette guerre.
Ca m'inspire diverses réflexions: primo que certains pieds noirs ont du se comporter pas trés bien pour susciter une haine pareille. Ensuite, que même si je pense que le bilan doit ètre infèrieur à ce qu'avance les familles déportées, j'aimerai bien savoir combien de personnes ont été tuées. Enfin, et quoi qu'on puisse dire, ce n'est pas de faits de guerre, mais bien de crimes qu'il s'agit.
"Ceux qui savent" peuvent-ils confirmer ou infirmer ces faits ? Et s'ils sont réels, sont-ils évoqués par les Algériens ?
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar coriolan » 06 Juin 2008 12:51

DD a écrit:"Ceux qui savent" peuvent-ils confirmer ou infirmer ces faits ? Et s'ils sont réels, sont-ils évoqués par les Algériens ?

Un demi siècle après des faits forcément réels, qu'en reste-t-il dans les mémoires ? L'esprit déforme en fonction de ce qu'il est souhaitable pour lui de se souvenir. C'est avéré. Alors, qui peut parler de faits réels ? Seuls des témoins étrangers le pourraient. Y en a-t-il ?
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar Aphrodite » 06 Juin 2008 15:34

coriolan a écrit:
DD a écrit:"Ceux qui savent" peuvent-ils confirmer ou infirmer ces faits ? Et s'ils sont réels, sont-ils évoqués par les Algériens ?

Un demi siècle après des faits forcément réels, qu'en reste-t-il dans les mémoires ? L'esprit déforme en fonction de ce qu'il est souhaitable pour lui de se souvenir. C'est avéré. Alors, qui peut parler de faits réels ? Seuls des témoins étrangers le pourraient. Y en a-t-il ?


Ce que j'aime chez toi, Claude, c'est que tu sais te montrer juste et judicieux, quand tu le veux.
Hormis ce que j'ai souligné en rouge, je suis OK avec toi.
En effet, la mémoire efface tout ce qui la dérange, de part et d'autre (il faut le préciser). Seule la neutralité d'un témoin providentiel peut rétablir la réalité. Mais à quoi ça servirait de réveiller le passé?! Pour endormir l'avenir?! NON.
En plus, ce témoin, s'il existe, ne serait pas crédible, parceque, pour révéler ce qui se cache, il faut qu'il eût été là. Qui dit présence, dit implication et par voie de conséquence, impartialité, c'est inévitable. Donc, oublie.

Ce que je je sais et c'est déjà pas mal, et là je réponds à DD : Le FLN a organisé des expéditions punitives ciblées au lendemain des accords d'Evian . Au programme, les HARKIS et les colons, gros propriétaires de domaines, réputés pour leurs antécédents abusifs sur les INDIGENES. Voilà. Combien il y a eu, je ne sais pas. L'Algérie doit-elle une méa-culpa pour ça vis à vis de la France, si tu connais une méa-culpa similaire dans toute l'histoire de l'homme, parle-m'en et là seulement, je discuterai d'une telle possibilité avec toi.

Pour conclure, j'aimerai dire ce qui suit :
Du passif français en Algérie, je ne retiens que la tablette de chocolat qu'un parachutiste a donné à ma mère juste avant de brûler son village. Cette brebis qu'elle ne voulait pas quitter (pour son lait) et qu'il a été la lui chercher entre les flammes pour la conduire ensuite en dehors du village incendié.
Ce 19 mars, où l'OAS activait et mon père, sorti chercher de l'aide pour ma mère en couches, l'a reçue de la part des français qui ont permis que je voie le jour.
Voilà ce que mes parents qui ont vécu la colonisation française m'ont inculquée : Ne retenir de l'autre que le côté positif pour pouvoir avancer avec.
C'est ce lait blanc immaculé que ma mère a bu et que j'ai continué à boire qui circule dans mes veines et qui m'amène aisément vers les Français même s'ils sont du FN (Et là ce n'est pas toi Claude qui me contrediras).
Du merdier qui nous sépare, j'ai préféré ce lait qui nous unit.
Est ce que de l'autre côté, ce travail sur soi-même est tenté.
Si ce n'est pas le cas, je crois que plus que jamais, il est temps de le faire!
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar coriolan » 06 Juin 2008 16:46

Sighine a écrit:Du merdier qui nous sépare, j'ai préféré ce lait qui nous unit.

C'est bien dit ! :D Que ne raisonnons-nous pas tous pareillement... :cry:
Est ce que de l'autre côté, ce travail sur soi-même est tenté ? Si ce n'est pas le cas, je crois que plus que jamais, il est temps de le faire!

Ca, c'est l'affaire de l'autre côté en question, ça ne regarde que lui. S'il en souffre, il est souhaitable qu'il en guérisse ; s'il n'en souffre pas, qu'il vive en paix !
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar coriolan » 07 Juin 2008 19:27

coriolan a écrit: Ca, c'est l'affaire de l'autre côté en question, ça ne regarde que lui. S'il en souffre, il est souhaitable qu'il en guérisse ; s'il n'en souffre pas, qu'il vive en paix !

Excuse-moi de me citer et de te relancer, mais j'aimerais avoir ton avis sinon ton assentiment sur la question ? Je pense que c'est important. :wink:
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar Aphrodite » 07 Juin 2008 23:19

coriolan a écrit:
coriolan a écrit: Ca, c'est l'affaire de l'autre côté en question, ça ne regarde que lui. S'il en souffre, il est souhaitable qu'il en guérisse ; s'il n'en souffre pas, qu'il vive en paix !

Excuse-moi de me citer et de te relancer, mais j'aimerais avoir ton avis sinon ton assentiment sur la question ? Je pense que c'est important. :wink:

Je suis OK avec toi :wink:
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Re: Un certain 8 mai 1945...

Messagepar coriolan » 08 Juin 2008 13:39

Sighine a écrit:Je suis OK avec toi :wink:

Je n'en espérais pas moins de toi ! Merci Sighine.
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