Impressions cubaines.

Grands moments d'un instant...

Modérateur: Guardian

Impressions cubaines.

Messagepar coriolan » 22 Fév 2008 20:57

Extraits de mon livre de voyage à CUBA, du 6 au 14 octobre 2003. Les voyageurs, toujours les mêmes : Claudel et Claudil ; Claudel qui prit les notes et Claudil qui rédigea.
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(…) Première impression : la ville est propre. Pas un papier, pas un mégot de cigare, pas une crotte de chien parterre. En revanche, beaucoup de slogans publicitaires sur les murs pour encourager au travail, développer la fierté de la liberté du pays, exalter l’amour de Cuba et l’orgueil d’être Cubain. Remarquable aussi : contrairement à la caractéristique des pays dits ‘totalitaires’, pas une seule effigie à la gloire de Castro, pas une seule statue, pas une seule photo carte postale, sauf dans les musées où se trouvent relatées les péripéties cubano-américaines, ce qui est normal en somme. En revanche, Ernesto Guévara de la Serna, dit le ‘Che’ fait fureur ! Cartes postales en noir et blanc, ou en couleurs, font florès du physique sympathique et des moustaches légendaires du héros national. La rue s’est emparée du mythe et il n’est pas un carrefour, une avenue, une rue même modeste sans que son image ne vienne rappeler aux Cubains et aux visiteurs que l’Histoire de Cuba se confond avec celle de cet homme, Le Che
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(…) je dois dire que, aussi bien pour ce déplacement que pour ceux qui ont suivi, nous n’avons jamais eu de guides très directifs ; toute liberté nous a toujours été laissée, avec la possibilité d’aller où nous voulions et d’interroger qui nous voulions (à condition de ‘habler’ un peu la langue de Cervantès). Pour ceux qui soutiendraient que Cuba est une féroce dictature, je peux assurer que ce n’est pas le sentiment que nous en avons eu. Ou alors ils le cachent bien ! Le Cubain est un joyeux drille qui, métissé ¼ espagnol, ¼ amérindien, ¼ africain et ¼ asiatique, a gardé du Noir sa bonne humeur, du Jaune son sourire, de l’Espagnol sa fierté et de l’Amérindien… tout le reste. Et comme aurait pu le chanter Maurice Chevalier : ‘Tout ça, ça fait bien d’excellents Cubains, etc.’ Mais qu’une contrainte surgisse, et je crains bien que ce ‘tout le reste-là’ ne réédite le massacre de Matanzas. Pourquoi pas ? La ‘dictature’ n’a qu’a bien se tenir.
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Dès qu’il est en âge d’aller à l’école, le jeune Cubain est pratiquement pris en charge par l’Etat : tout est gratuit, y compris la cantine. De 6 à 10 ans (de mémoire) il suit les cours primaires et, si son niveau d’instruction le permet, de 11 à 14 il poursuit en secondaire. Les sujets brillants entreront à l’université et deviendront médecins, avocats, ingénieurs, etc. et non seulement les cours seront toujours gratuits, mais il sera logé aux frais de la Princesse, et percevra un pécule pour lui permettre de rentrer chez lui chaque week-end. Les Cubains adultes, qui ont connu la dernière révolution et la mise en place du système actuel, savent et acceptent d’être une génération sacrifiée mais ils mettent tous leurs espoirs dans leurs enfants. La prise de conscience de ces quelques lignes nous assure que nous sommes bien loin de la France… à tous points de vue, y compris celui de l’espoir en nos enfants qui sont, eux, la génération sacrifiée chez nous.

Pour apprécier « l’effet Castro » en matière d’enseignement, quelques chiffres relevés en 1958 (avant la révolution) et 1990.

Ecoles : 7 679 devenues 13 400, Enseignants : 22 798 (1) portés à 396 400, Etudiants : 81 1345 passés à 2 450 000, Ecoles d’infirmières : 37 devenues 1101, Analphabétisme : 23,6%. ramenés à 1,9%.(2)

(1) 10 000 d’entre eux étaient au chômage, 70% ne possédaient pas de diplôme d’enseignement.
(2) Et en France ?
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Quand, au temps de la guerre froide, l’URSS était le grand frère et que Cuba était une avant-garde en sentinelle à quelques encablures de la Floride, le grand frère faisait du commerce avec son allié bien placé à raison de 70% des besoins cubains. Il lui vendait son pétrole bien en dessous du cours légal en contrepartie de son sucre et de son tabac qu’il achetait bien au-dessus des cours mondiaux. Et c’était la postérité dans l’île. Depuis le blocus américain, la chute de l’empire soviétique qui fut contraint de réviser ses conditions commerciales, tout a changé. Et Fidel Castro prenant conscience de la situation géographique de son île, a décidé, depuis 1992, de tout miser sur le tourisme et ce fut la grande envolée des hôtels super luxe comme le Mélia Varadero. Il semble que les Cubains aient accepté de bonne grâce ce bouleversement économique qui rend leur environnement plus beau et leur permet de s’ouvrir au monde. Les premières arrivées massives de touristes eurent lieu en 1993 et celles-ci eurent pour conséquence imprévisible la création d’une monnaie supplémentaire : le peso convertible qui a la valeur du dollar mais qui est uniquement valable à Cuba. N’en rapporter éventuellement que pour le souvenir !
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Ainsi que je l’ai déjà dit, les slogans publicitaires invitent, pour beaucoup, au travail. Et, ainsi qu’on va le voir, le travail est pratiquement obligatoire. Les policiers jouent là un rôle de surveillant avec l’aide, par quartier, de délégués civils. Quand un délégué civil constate qu’un de ses concitoyens est oisif alors qu’il n’est pas malade, il le signale à la police qui intervient pour savoir ce qui se passe et l’inviter éventuellement à se rendre utile à la société en ayant un job. Si la situation persiste, elle revient une seconde fois et l’avertit que la troisième intervention lui vaudra la prison ! Je dis bien «la prison ». En effet, un oisif ne peut que vivre aux dépends d’autrui, et le fait d’être oisif est déjà un délit. La prison est à titre préventif, avant le vol, le crime peut-être.

Cette façon de voir les choses choque notre esprit français mais, tout bien pesé, est-ce vraiment choquant ? Bon, la dénonciation du délégué civil est de la délation, mais c’est aussi un acte de citoyen responsable. Qui est le coupable, celui qui enfreint la loi ou celui qui le dénonce ? Comme on dit chez nous actuellement et depuis Chevènement, c’est une attitude citoyenne ! Alors, quand on demande : « combien y a-t-il de chômeurs à Cuba ? », il ne faut pas être étonné d’entendre : « des quoi ? ». Quels sont les pourcentages de délinquances, délits et crimes ? On répond avec une moue dubitative : « nuls !... quelques vols, peut-être. ». Si le prix de la tranquillité, du bien-être, de la joie de vivre des braves gens dépend de la dénonciation des malfaiteurs en puissance, je suis pour et tous nos amis sont avec moi, un peu réticents mais avec moi tout de même.

Alors pour ne pas aller en prison, notre oisif va faire quelque chose, ne serait-ce que mettre devant sa porte une petite table sur laquelle il disposera pour les vendre, des fruits et des légumes de son jardin. Il fera peut-être le bonheur d’une ménagère et aura ainsi participé à la vie de la collectivité. Il pourra également restaurer une de ses pièces d’habitation pour la mettre en location à des touristes. Il passera ses journées à démarcher des clients potentiels et de cette façon gagnera sa vie honnêtement. Plus d’une fois, sur le marché, en ville, n’importe où, des gens se sont proposés pour nous héberger et nous nourrir pendant le temps des vacances. Et c’est tellement licite que c’est imposable.

Qu’on se rassure, le délateur n’est pas un petit caïd. Il ne remplit cette fonction que pendant un temps déterminé à l’issue duquel un de ses voisins le relayera. Il n’a donc pas intérêt à jouer les gros bras et n’agir qu’en toute bonne foi car, il pourrait bien y avoir des retours de bâton !

Une autre question qui nous taraude l’esprit : ‘En France, les média diffusent par tous leurs moyens de propagande : presse, radio et télévision, qu’à Cuba un salaire moyen est d’environ 12 $ par mois. Est-ce bien réel ? Si oui, que peut-on faire avec 12 $ ? Sur ce sujet, il y a beaucoup à dire, et d’abord revenir sur une idée reçue, à savoir que le Français est le roi du système D. Il le fut mais il ne l’est plus ; il a été détrôné par le Cubain qui en la matière est devenu le champion toutes catégories. C’est vrai que le salaire mensuel moyen est misérable mais il est prévu pour un nombre d’heures minimales qu’on ne nous a pas précisées. En conséquence il peut faire des heures supplémentaires qui lui donnent droit à des primes et, au-delà d’un certain quota, des bons dits ‘de reconnaissance’, c’est-à-dire des bons qui lui donnent droit d’acquérir des produits fabriqués par l’usine où il travaille. Produits qu’il revend au marché noir à ses concitoyens pour des pesos, ou à des touristes pour des dollars. Car l’objectif, c’est d’avoir des dollars. Le Cubain est payé en pesos et les produits de luxe destinés aux touristes sont vendus en dollars. Avec ses pesos le Cubain s’alimente et se vêt, avec ses dollars le Cubain accède au superflu du touriste. Il faut dire aussi que, comme pendant la guerre en France, Cuba est sous le régime des tickets de rationnement pour tout ce qui est vital : lait, beurre, pain, viande, etc. C’est l’égalité devant l’alimentaire qui est vendu en pesos dans des échoppes typiquement cubaines où le touriste ne pénètre pas. Quand il a des dollars, le Cubain échappe à l’égalité imposée par le régime, et l’envie titillant l’imagination, il est devenu ingénieux comme nous l’étions en France pendant l’occupation allemande. Il répare tout avec rien et crée des petits boulots selon les besoins des uns et des autres et puis, surtout, il fait le trafic des cigares.
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(…) A une question posée sur le service de santé, on nous répondra brièvement qu’à Cuba, sauf pour les touristes, les consultations et les soins sont gratuits. Mais quand on consulte un médecin, ses prescriptions sont en fonction exacte de la maladie. S’il juge que vous devez prendre 4 cachets de ceci, il prescrira 4 cachets et la pharmacie ne vous en délivrera pas davantage. Quant aux arrêts de travail parfois nécessaires, c’est aussi très restrictif et personne ici n’imagine qu’un médecin obligeant puisse établir un certificat de complaisance.

C’est par des détails comme ceux-ci qu’on se rend compte qu’on est en vacances et, en tout cas, à des milliers de kilomètres de notre beau pays !
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En vrac, je me souviens que l’île fait 110 992 km² mais qu’aux élèves des jeunes classes d’école on enseigne 111 000 km², afin de faciliter leur souvenir. Et ça marche, la preuve. Mais ce qui nous fascine le plus, c’est l’information que nous recevons quant au service de santé. La médecine cubaine est réputée dans le monde entier et particulièrement en Amérique du Sud. Le domaine de la santé s’est considérablement amélioré depuis la révolution. C’est une des grandes victoires de Fidel Castro. L’espérance de vie à Cuba est de 75 ans. De nombreux médicaments sont fabriqués à Cuba et certains ont été inventés par les chercheurs cubains eux-mêmes. D’autre part, on sait que bon nombre d’enfants irradiés à Tchernobyl se font traiter à Cuba. Ces enfants suivent également des soins psychologiques dans des centres de vacances près de la mer. Quant aux sidaïques (et non sidéens !), ils sont traités dans plusieurs sidatoriums disséminés dans tout le pays.

Quelques chiffres comparatifs entre 1958 et 1990 : Nombre de médecins : 6286, 36 000 ; infirmières : 826, 53 595 ; unités de soins : 393, 1 853 ; espérance de vie : 62 ans, 74,5 ans ; taux de mortalité infantile sur 1000 naissances : 60, 11,1.
Ces chiffres dont le Cubain n’est pas peu fier, rendent hommage à la politique de Fidel Castro.
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Sur la route de Guama et de l’ancienne sucrerie, nous doublons cinq bonnes centaines de jeunes gens de 8 à 12 ans qui s’étirent sur près de 2 km. Le guide nous dit qu’aujourd’hui, dimanche, les enfants n’ayant pas classe, leur déplacement signifie qu’ils se rendent soit à une manifestation sportive ou culturelle, soit que, par suite des besoins d’un exploitant agricole : manque de main d’œuvre, catastrophe naturelle, etc., des bras supplémentaires s’avèrent indispensables pour sauver une récolte par exemple. Claudil imagine cela en France ! Encore que, dans sa jeunesse, de 1942 à 1944, les samedis et dimanches, les élèves de toutes les classes primaires étaient embauchés pour ramasser ou éliminer les doryphores ; mais, c’était la guerre…
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Dernière incartade pour agacer Nelly :

Nous terminerons notre soirée avec une petite balade au clair de lune dans le parc de l’hôtel puis, sur notre balcon où nous fumerons le dernier cigare de la journée, de la boîte et du voyage. Je sais bien que ce n’est pas sérieux mais Cuba sans cigare, c’est Cuba sans langouste !
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Messagepar livrerose » 23 Fév 2008 02:36

merci Claude pour ce récit,.......quand a Fidel, il a mené son Pays plus loin que ce qu'il avait promis, et pour cela on doit l'admirer.quand a l'attitude de l'Amérique,?.......qui eux même ont financé la révolution contre Batista!......la CIA a fournit des fond pour cela .......et le revirement total de l'amérique qui pourchassait les communistes! .........Castro s'est tourné vers la Russie, et des missils russes ont été placés sur l'île de cuba dirigé sur Miami?........;car l'amérique voulait envahir Cuba ??????
poutant du temps ou ils firent commerce ensemble, l'île avait un beau dévelopement économique!.....mais depuis l'embargo Américain, Castro a dut trouver les moyens de faire face...alors oui ...la russie;
" c'est en profondeur seulement que les distances se raccourcissent"
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Cuba mon amour!

Messagepar charlestone » 24 Fév 2008 01:31

Votre récit est palpitant. Je pressentais déjà ce que tu devais nous rapporter de ce voyage à Cuba. Mon imagination l’a sillonné virtuellement ce parcours, ce pays, cette île pleine de charme.
C’est vrai aussi que Cuba, c’est également le choc des générations. Entre une population qui a connu la révolution, le manque et la répression et une jeunesse qui ne pense qu’à s’exiler pour chercher un avenir meilleur chez l’oncle Sam et sa miséricorde. C’est vraiment le paradoxe. Ainsi, nous trouvons une très bonne médecine cubaine, une politique sportive générant de grands champions, un système éducatif performant. Nous retrouvons même de grands artistes.
Cette grande île des caraïbes, a aussi ses contradictions ; un pays socialiste où le dollar dirige l’économie. Un pays qui se tourne vers l’avenir mais qui cultive le culte des anciens héros de la révolution. C’est vrai que la rue « s’est emparée du mythe et il n’est pas un carrefour, une avenue, une rue même modeste sans que son image ne vienne rappeler aux Cubains et aux visiteurs que l’Histoire de Cuba se confond avec celle de cet homme, le Che » . Tu as vraiment raison; a ce jour le CHE fait rêver les jeunes d'aujourd'hui: c’est cela aussi Cuba.
« Et Fidel Castro prenant conscience de la situation géographique de son île, a décidé, depuis 1992, de tout miser sur le tourisme….. »
Oui, seule issue pour cet état, Monsieur Coriolan, sans ressource en dehors de la culture du sucre : le tourisme. Des stations balnéaires paradisiaques apparaissent un peu plus chaque année.
Bien que la pauvreté soit omniprésente, la qualité d’accueil des cubains est exemplaire.
Oui mon ami Coriolan, on ne part pas de Cuba sans un pincement au cœur et sans avoir fumé le cigare. Cette île enchanteresse marque les esprits par la bonne ambiance locale et la fierté de ce peuple qui ne demande qu’à vivre en paix.
charlestone
 

A Coriolan

Messagepar Brumes » 24 Fév 2008 13:25

J'ai hésité à lire ton récit, car automatiquement je suis gênée quelque part.

De Fidel Castro je ne connais que ce qui est dit en Occident, CONTRE par les uns, POUR par les autres qui souhaitent cette "dictature douce ?" dans le monde entier.

Le laxisme de nos sociétés qui laissent faire n'importe quoi, l'abus de tout un chacun qui veut vivre comme il l'entend au détriment des autres ? Les choses les plus simples sont bafouées... oui, l'homme a besoin d'une dictature (lol) pour l'empêcher de déborder. Est-il donc incapable de s'auto discipliner ?

Sommes nous prêts a accepter ? Je ne crois pas, la France n'est pas encore assez pauvre pour aller dans ce sens. Notre sacro sainte liberté rejette tout carcan, même -et surtout- celui qui l'empêcherait de s'étendre au mépris de toute logique, de toute prudence.

J'émettrais toutefois des réserves à l'entière liberté de paroles des cubains. Quand on a connu des pays où "la surveillance est
omniprésente" il est conseillé de ne pas demander aux autochtones un quelconque renseignement sur le parti au pouvoir et d'éviter "d'en parler entre soi" à haute voix !

Parano ? peut-être. Mais croyez-moi ON LA FERME. Même Montant et Signoret, qui à une époque portaient l'emblême de Solidarsnok (orthographe ?) n'ont pas osé le mettre en évidence dans des pays de l'est malgré la 'sympathie' qu'ils affichaient à leur égard.

L'intox fait partie de ces dictatures.

Comme elle sévit chez nous pour détruire ou mettre en avant des opinions, des individus. Ca nous entraîneraient trop loin et serait hors sujet. L'intimidation, vous connaissez ?

Quant à l'homme, même Cubain, dès qu'il le peut le naturel revient au galop : marché noir et trafics de toutes sortes... si le successeur dessere un peu la bride, on verra proliférer toutes sortes de déviations. Castro a probalement lâché du lest en raison de son âge et pour attirer les touristes, manne oh combien intéressante. Il a profité du meilleur de son pays, à la fin de sa vie l'avenir de Cuba ne doit plus tellement l'intéresser, il a voulu terminer son règne (!) en paix.

Il laissera de bonnes choses qui seront à sa gloire, le reste sera occulté, étouffé... même par la communauté universelle qui préfère poser un voile pudique sur tous les débordements, d'où qu'ils viennent.Où alors pour tirer à son avantage s'il estime que c'est son intérêt -pour obtenir des contrats par ex !-

L'histoire officielle entérinera ce qu'ils ont décidé. Notre propre histoire regorge de ces parenthèses interdites... et nous ne connaîtrons jamais la vérité malgré les doutes qui viennent à l'esprit. Après-coup, est-on certains de la détenir cette vérité ?
Brumes
 

Messagepar livrerose » 24 Fév 2008 15:33

SOLIDARNOSCH!..je crois !
il est vrai que toute dictature est a abolir,....mais .....dans le cas de Cuba ......Batista était celui qui vidait les caisses de l'état a son profit, et que les pauvres gens devaient payer de leur vie ses lubies et autres!!!!
je ne crois pas qu'aujourd'hui, ....UN SEUL CUBAIN, voudrait revenir a l'époque de Batista!................et si Fidel n'a pas été toujours ce que NOUS on considère comme humain, ...il faut bien savoir que pour rebatir un pays qui était entièrement voué a bon vouloir de ce Despot!(Batista) il avait besoin d'avoir la main ferme, et de ses idées SOCIALISTES, il a tourner vers le communisme par besoin!
ce peuple devait s'unir pour qu'ensemblent ils reconstruisent Cuba,......alors oui il y a eu des représailles, pour les voleurs les menteurs et les fainéants!....mais sans cette attitude, je ne pense pas que tu puisse obtenir d'une population , la discipline nécessaire a ce rétablissement!
Sans parler du rôle des états Unis! .........ne sachant se battre seul , Castro a du se retourner vers la Russie, .......la faute a QUI?.............il ne faut pas oublier que l'Amérique avait de gros investissements a Cuba, mais qui bien sur ne donnaient pas d'avantage a l'île, mais uniquement aux américains,...alors oui Castro a nationnalisé ces industries etc............ et c'est là, que l'Amérique n'a pas avalé ....ils n'avaient plus le libre cour pour :evil: exploiter comme ils savent si bien le fairent?
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