PHILOSOPHIE

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Modérateur: Guardian

PHILOSOPHIE

Messagepar Nelly » 07 Avr 2008 12:28

Sur la demande de Renal et Brumes, la discussion est ouverte.
Nelly
 
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Messagepar renal » 07 Avr 2008 13:19

Je remets des textes qui se trouvaient sur l'autre philosophie côté hard !!

Froissé par les gens ou les événements

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 20 euros.
Il demande aux gens : Qui aimerait avoir ce billet ?
Les mains commencent à se lever alors il dit : Je vais donner ce billet de 20 euros à quelqu'un d'entre vous mais avant laissez moi faire quelque chose avec.

Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :
Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ?
Les mains continuent à se lever.

Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. Il jette le billet froissé par terre et saute à pied joints dessus, l'écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher.
Ensuite il demande : Qui veut encore avoir ce billet ?
Évidemment, les mains continuent de se lever !

Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon...
Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n'a pas changé, il vaut toujours 20 euros.

Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés, souillés par les gens ou par les événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n'aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !

La valeur d'une personne ne tient pas à ce que l'on a fait ou pas, vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte.

Anonyme, Reçu de "salutation matutinale" valeriane@freesurf.fr
renal
 

Messagepar renal » 07 Avr 2008 13:20

Le cordon !


Un professeur avait l'habitude, en fin d'études, de donner à ses étudiants un cordon violet sur lequel on pouvait lire "Qui je suis fait toute la différence" imprimé en lettres dorées.

Il disait à chaque étudiant à cette occasion pourquoi il l'appréciait et pourquoi le cours était différent grâce à lui.

Un jour, il a l'idée d'étudier l'effet de ce processus sur la communauté, et envoie ses étudiants remettre des cordons à ceux qu'ils connaissent et qui "font la différence".

Il leur donne 3 cordons en leur demandant ceci :

"Remettez un cordon violet à la personne de votre choix en lui disant pourquoi elle fait la différence pour vous, et donnez-lui deux autres cordons pour qu'elle en remette un elle-même et ainsi de suite. Faites-moi ensuite un compte-rendu des résultats."

L'un des étudiant s'en va, et va le remettre à son patron (car il travaillait à mi-temps) un gars assez grincheux, mais qu'il appréciait.

"Je vous admire beaucoup pour tout ce que vous faites, pour moi vous êtes un véritable génie créatif et un homme juste. Accepteriez-vous que j'accroche ce cordon violet à votre veste en témoignage de ma reconnaissance ?"

Le patron est surpris, mais répond "Eh bien, euh, oui, bien sûr..."

Le garçon continue "Et accepteriez-vous de prendre deux autres cordons violets pour les remettre à quelqu'un qui fait toute la différence pour vous, comme je viens de le faire ? C'est pour une enquête que nous menons à l'université."

"D'accord"

Et voilà notre homme qui rentre chez lui le soir, son cordon à la veste. Il dit bonsoir à son fils de 14 ans, et lui raconte : "Il m'est arrivé un truc étonnant aujourd'hui. Un de mes employés m'a donné un cordon violet sur lequel il est écrit, tu peux le voir, "Qui je suis fait toute la différence". Il m'en a donné un autre à remettre à quelqu'un qui compte beaucoup pour moi.

La journée a été dure, mais en revenant je me suis dit qu'il y a une personne, un seule, à qui j'aie envie de le remettre.

Tu vois, je t'engueule souvent parce que tu ne travailles pas assez, que tu ne penses qu'à sortir avec tes copains et que ta chambre est un parfait foutoir... mais ce soir je voulais te dire que tu es très important pour moi. Tu fais, avec ta mère, toute la différence dans ma vie et j'aimerais que tu acceptes ce cordon violet en témoignage de mon amour. Je ne te le dis pas assez, mais tu es un garçon formidable !"

Il avait à peine fini que son fils se met à pleurer, pleurer, son corps tout entier secoué de sanglots.

Son père le prend dans ses bras et lui dit "Ca va, ça va... est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessé ?" "Non papa... mais... snif... j'avais décidé de me suicider demain. J'avais tout planifié parce que j'étais certain que tu ne m'aimais pas malgré tous mes efforts pour te plaire. Maintenant tout est changé..."

Auteur inconnu
renal
 

Messagepar renal » 07 Avr 2008 13:21

L'ÉLÉPHANT ENCHAINÉ

Quand j'étais petit, j'adorais le cirque, et ce que j'aimais par-dessus tout, au cirque, c'étaient les animaux. L'éléphant en particulier me fascinait. Pendant son numéro, l'énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires… Mais, tout de suite après et jusqu'à la représentation suivante, l'éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait l'une de ses pattes prisonnière.

Or, ce pieu n'était qu'un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et, bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu'un animal capable de déraciner un arbre devait facilement pouvoir se libérer et s'en aller.

Le mystère restait entier à mes yeux. Pourquoi ne s'échappe-t-il pas ?

A cinq ou six ans, j'avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J'interrogeai donc un maître, un père ou un oncle sur le mystère du pachyderme. L'un d'eux m'expliqua que l'éléphant ne s'échappait pas parce qu'il était dressé. Je posai alors la question qui tombe sous le sens : "S'il est dressé, pourquoi l'enchaîne-t-on ?"

Je ne me rappelle pas qu'on m'ait fait une réponse cohérente. Le temps passant, j'oubliai le mystère de l'éléphant et de son pieu, ne m'en souvenant que lorsque je rencontrais d'autres personnes qui un jour, elles aussi, s'étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j'eus la chance de tomber sur quelqu'un d'assez savant pour connaître la réponse :

L'éléphant du cirque ne s'échappe pas parce que, dès sont plus jeune âge, il a été attaché à un pieu semblable.

Je fermai les yeux et j'imaginai l'éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu'à ce moment, l'éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant trop solide pour lui, il n'y est pas arrivé malgré tous ses efforts.

Je l'imaginai qui s'endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain… et les jours suivants… jusqu'à ce qu'un jour, un jour terrible pour son histoire, l'animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.

Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s'échappe pas, le pauvre, parce qu'il croit en être incapable.

Il garde le souvenir gravé de l'impuissance que fut la sienne peu après sa naissance.

Et le pire, c'est que jamais il n'a sérieusement remis en question ce souvenir. Jamais, jamais il n'a tenté d'éprouver à nouveau sa force…
renal
 

Messagepar renal » 07 Avr 2008 13:22

L'ANE DU FERMIER


Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits.

L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon. Ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.

Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider.
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.

Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement.
Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus. Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus.

Bientôt, chacun a été étonné que l'âne soit hors du puits et se mit à trotter !

La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d'ordures.
Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais...
renal
 

Messagepar Nelly » 07 Avr 2008 16:25

Voici un texte que quelqu'un qui se reconnaîtra m'a envoyé et que je recopie ici parce que je le trouve magnifique et réel : :wink:

Comblé

J’ai demandé à Dieu la force pour atteindre le succès ;
Il m’a rendu faible afin que j’apprenne humblement à obéir.

J’ai demandé la santé pour faire de grandes choses ;
Il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.

J’ai demandé la richesse pour pouvoir être heureux ;
Il m’a donné la pauvreté pour pouvoir être sage.

J’ai demandé la puissance pour obtenir l’estime des hommes ;
Il m’a donné la faiblesse pour que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’ai demandé un compagnon afin de ne pas vivre seul ;
Il m’a donné un cœur afin que je puisse me réjouir de toutes choses.

...

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé, mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.
Presque en dépit de moi-même, les prières que je n’avais pas formulées ont été exaucées.
Je suis parmi les hommes, le plus richement comblé.

Texte gravé dans un institut de réadaptation à New York
Nelly
 
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Messagepar renal » 09 Avr 2008 09:56

Faire silence

Tu accorderas du temps au silence,
Tu ne te laisseras plus envahir par le bruit
Assourdissant de ton âme en souffrance.
Tu porteras les armes de ta lutte intérieure
Pour trouver en toi, par toi, avec toi
La paix si nécessaire à ton cœur.

Chaque évènement du quotidien a quelque chose à nous apprendre : toute expérience heureuse ou douloureuse est riche d’enseignement.
Mais pour extraire cette richesse, il faut du temps, du calme et du silence. Ce temps peut être enrichi de l’expérience et de la parole d’un autre, de sa présence, de sa chaleur, de son amour. Mais, c’est dans le silence de son temple intérieur que chacun pourra se poser les vraies questions et chercher à y répondre. L’écoute d’un autre est là pour nous permettre de mieux nous écouter.
Faire silence, c'est faire taire peu à peu ses douleurs, ses hurlements intérieurs. Ce n'est pas le vacarme environnant qui fera taire nos peurs, ni nos colères. Ce n'est pas une apparente agitation qui nous permettra de trouver la paix en notre cœur. Ce n'est pas en tournant le dos à notre désespoir que nous pourrons faire face à notre vie et retrouver à nouveau espoir. C'est en prenant le temps, ne serait-ce qu'un instant, chaque jour, de retrouver son calme et de reprendre sa respiration, que chacun peut écouter ses aspirations profondes et faire les choix qui lui sont de mieux en mieux adaptés. Le silence est le préalable à la création de soi.
CATHERINE BENSAID Extrait du livre "La musique des anges"
renal
 

Messagepar renal » 12 Avr 2008 22:24

Les trois vieillards

Un jour, une femme sort de sa maison et voit trois vieillards avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle. Elle ne les reconnaît pas. Elle leur dit :
- " Je ne pense pas que je vous connaisse, mais vous devez avoir faim. S'il vous plaît, entrez et je vous donnerai quelque chose à manger. "
- " Est-ce que l'homme de la maison est là ? " ont-ils demandé.
- " Non, il est sorti ", leur répondit-elle.
- " Alors nous ne pouvons pas entrer " ont-ils répondu.
En soirée lorsque son mari arrive à la maison, elle lui dit ce qui s'était passé.
- " Va leur dire que je suis à la maison et invite-les à entrer ! " dit-il à sa femme.

La femme sort et invite les hommes à entrer dans la maison.
- " Nous n'entrons jamais ensemble dans une maison " ont-ils répondu.
- " Et pourquoi ? " a t-elle voulu savoir.

Un des vieillards lui expliqua :
- " Son nom est RICHESSE, dit-il en indiquant un de ses amis et, en indiquant l'autre," lui c'est SUCCÈS et je suis AMOUR. Il a ajouté :
- " Retourne à la maison et discute avec ton mari pour savoir lequel d'entre nous vous voulez dans votre maison. "

La femme retourne à la maison et dit à son mari ce qui avait été dit. Son mari était ravi.
- " Comme c'est agréable ! " dit-il. Puisque c'est le cas, nous allons inviter RICHESSE."

Sa femme n'était pas d'accord :
- " Pourquoi n'inviterions-nous pas SUCCÈS ? "

Leur belle-fille, qui était dans une autre pièce, entendit leur conversation. Elle sauta sur l'occasion pour faire sa propre suggestion :
- " Ne serait-il pas mieux d'inviter AMOUR ? La maison sera alors remplie d'amour " !
- " Tenons compte du conseil de notre belle-fille, dit le mari à sa femme. Sors et propose à AMOUR d'être notre invité. "

La femme sort et demande aux trois vieillards :
- " Lequel d'entre vous est AMOUR ? S'il vous plaît, entrez et sois notre invité. "

AMOUR se lève et commença à marcher vers la maison. Les deux autres se lèvent aussi et le suivent. Etonnée, la dame demande à RICHESSE et SUCCÈS :
- " J'ai seulement invité AMOUR. Pourquoi venez-vous aussi ? "

Les vieillards lui répondirent ensemble :
- " Si vous aviez invité RICHESSE ou SUCCÈS, les deux autres d'entre nous serions restés dehors. Mais puisque vous avez invité AMOUR, partout où il va nous allons avec lui puisque partout où il y a de l'amour, il y a aussi de la richesse et du succès." !!!

Anonyme
renal
 

Messagepar renal » 12 Avr 2008 22:26

Deux amis

C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment donné, ils se disputèrent et l'un d'eux gifla l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :

AUJOURD'HUI, MON MEILLEUR AMI M'A DONNÉ UNE GIFLE.

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.
Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :


AUJOURD'HUI, MON MEILLEUR AMI M'A SAUVÉ LA VIE.

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :
- Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu écris sur la pierre. Pourquoi ?

L'autre ami répondit :
- Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer.

APPRENDS A ÉCRIRE TES BLESSURES DANS LE SABLE ET A GRAVER TES JOIES DANS LA PIERRE.
renal
 

Messagepar renal » 14 Avr 2008 12:43

Un homme assis au pied d'une montagne pleurait. Il pleurait tant et si fort que la montagne elle-même fut réveillée et lui dit :"pourquoi pleures-tu si fort ? Tu vas affoler tout mon monde.
"Je suis malheureux... je crois que j'ai perdu la force de grimper jusqu'au haut de toi..."
"Crois-tu qu'en te lamentant à mes pieds, tu vas mieux y arriver... et puis d'abord pourquoi veux tu monter à mon sommet ?
"Je sais que "la Source" de l'Amour est là-haut, mais j'ai tellement peur d'affronter toutes les embûches durant mon escalade que je suis découragé et triste et que je ne peux réprimer cette peur."
"J'entends bien, dit la montagne, tu pleures assez fort ! Dis-moi, où va ma Source ?"
"Je suppose qu'elle descend de ton sommet et qu'elle chemine vers les villages du bas car ils sont verdoyants"
"Homme, tu supposes bien et tu penses mal... regarde auprès de toi, tes deux pieds sont plongés au frais dans le ruisseau qui vient du haut... Si ma Source est celle de l'amour, qu'en déduis-tu ?"
L'homme qui regardait baigner ses pieds dans l'eau claire et fraîche sourit :
"J’en déduis que j'avais les pieds baignés d'amour, que je ne le voyais pas, obnubilé par sa Source et malheureux parce que je croyais impossible pour moi de l'atteindre..."
La montagne frissonna de plaisir à travers tous ses bosquets d'arbres et ses fleurs : "Les hommes sont ainsi faits qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils doivent d'abord apprendre à vivre avec ce qui leur est donné en bas et que seules leurs peurs les empêchent d'y croire... quand tu te seras reposé et accoutumé à te baigner les pieds dans ce qui vient de ma Source, tu pourras cheminer et suivre le cours de ma rivière sans aucune crainte..."
L'homme remercia avec joie et compris que si L'Amour a sa Source au plus haut, l'eau qui en jaillit et descend la pente de la montagne dans le lit de la rivière est toujours l'Amour qui vient d'elle."... ...

Atlantéa
renal
 

Messagepar renal » 20 Avr 2008 23:27

Accepter la diversité

"Si je ne veux pas ce que vous voulez, essayez s'il vous plaît de ne pas me dire que ce que je veux est mal.


Ou si je crois autrement que vous, prenez au moins un peu de temps avant de corriger mon point de vue.


Ou si mon émotion est moindre que la votre, ou plus importante, dans les mêmes circonstances, essayer de ne pas me demander de ressentir plus fortement ou faiblement.


Ou encore si j'agis, ou manque d'agir, de la manière qui correspond à votre conception de l'action, permettez-moi d'être ainsi.


Je ne vous demande pas de me comprendre, pour le moment du moins. Cela ne viendra que lorsque vous serez prêt à renoncer à me changer, moi, en une copie de vous.


Je suis peut-être votre conjoint, votre parent, votre enfant, votre amis ou votre collègue. Si vous me permettez un de mes propres désirs, émotions, croyances, ou actions, alors vous vous ouvrez vous-même, de sorte qu'un jour, ma façon d'être pourrait enfin ne plus vous paraître si mauvaise et pourrait enfin vous apparaître juste -- pour moi.


M'accepter est le premier pas pour me comprendre. Non pas pour considérer que c'est ma façon d'être qui est bonne pour vous, mais pour n'êtes plus irrité ou déçu pour mes apparents dérapages.


Et en me comprenant pour pourriez en venir à accorder du prix à nos différences, et, loin de chercher à me changer, vouloir préserver et même cultiver ces différences."


Citation extraite de la première page du livre de David Keirsey et Marilyn Bates "
renal
 

Messagepar Nelly » 21 Avr 2008 16:55

L’acte juste

Vous connaissez probablement l’expression "Tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de prendre la parole". On l’adresse généralement aux enfants. Mais qu’en est-il pour les adultes ?
Si je m’observe, je constate que j’ai tendance à répondre du tac au tac et ce d’autant plus rapidement que ma personne pourrait être mise en cause.
Si je m’analyse, j’en déduis que j’ai bien souvent réagi motivé par la peur ou toute autre émotion négative.
Mais je peux également observer que dans certaines situations, je n’ai pas réagi dans l’instant et que les actions qui ont suivi me satisfaisaient davantage. Ainsi, je me reconnais plus dans mes actions que dans mes réactions.

Observant cette fois-ci la société, son culte de la performance, de l’efficacité, de la nouveauté, son développement technologique qui permet de joindre chacun à tout instant... Cette société m’apparait comme réagissant de plus en plus et agissant de moins en moins.

S’il fallait un programme pour la société (donc chacun d’entre nous) pour réagir moins et agir plus, ce merveilleur texte pourrait en tenir lieu :

"Le mot que tu n’as pas dit est ton esclave. Le mot que tu as dit est ton maître." [Proverbe oriental]

On ne détruit pas les ténèbres en luttant contre elles, mais en allumant la lumière.
On ne détruit pas le mal en luttant contre lui, mais en faisant le bien.
On ne détruit pas la haine ou la peur en s’acharnant contre elles, mais en laissant monter la tendresse-amour.

C’est en allant vers l’est que l’on s’éloigne de l’ouest.
C’est en allant vers plus de vie qu’on dépasse la mort.
C’est en allant vers ce qui dure qu’on est libre de ce qui ne dure pas.

Placide Gaboury, Paroles pour le coeur
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L'hymne a l'amour

Messagepar charlestone » 22 Avr 2008 21:43

L'hymne à l'amour

« Ma jeunesse éclatera sur le monde des ombres
Et tous les coeurs éteints
Ranimés par mon cri
Sous la violence d'un amour de feu
S'ouvriront au soleil
Et par la Terre humaine, à flots
Roulera
le sang vermeil du Grand Amour »

JEAN AMROUCHE

Image
charlestone
 

Messagepar renal » 23 Avr 2008 12:46

L'île des sentiments

II était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse... ainsi que tous les autres, y compris l'Amour.
Un jour, on annonça que l'île allait être submergée. Alors tous préparèrent leurs embarcations et s'enfuirent. Seul l'Amour resta, attendant jusqu'au dernier moment. Quand l'île fut sur le point de disparaître, l'Amour décida de demander de l'aide.
La Richesse passa près de l'Amour dans un bateau luxueux et l'Amour lui dit :
- Richesse, peux-tu m'emmener?
- Je ne le peux pas, car j'ai beaucoup d'or et d'argent dans mon bateau et il n'y a pas de place pour toi!
Alors l'Amour décida de demander à l'Orgueil qui passait dans un magnifique bateau :
- Orgueil, je t'en prie, emmène-moi.
- Je ne peux pas t'emmener. Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau, Ensuite l'Amour demanda à la Tristesse qui passait par là •
- Tristesse, je t'en prie, emmène-moi.
- Oh Amour, répondit la Tristesse, je suis si triste que j'ai besoin de rester seule.
Ensuite la Bonne humeur passa devant l'Amour, mais elle était si heureuse qu'elle n'entendit pas qu'on l'appelait.
Soudain une voix dit :
- Viens, Amour, je t'emmène avec moi. ' C'était un vieillard qui l'avait appelé.
L'Amour était si heureux et si rempli de joie, qu'il en oublia de lui demander son nom. Quand ils furent arrivés sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.
L'Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir : Savoir, peux-tu me dire qui est celui qui m'a aidé?
- C’est le Temps, répondit le Savoir,
- Le Temps?, demanda l'Amour. Pourquoi le Temps m'aurait-il aidé?
Le Savoir plein de sagesse répondit :
- Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la vie.
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Messagepar livrerose » 24 Avr 2008 02:01

mais Nicole ............d'où sors-tu tout cela????
c'est très beau cette histoire et très profond!
tu es vraiment notre chère philosophe de service!! :wink: bises Nicole
" c'est en profondeur seulement que les distances se raccourcissent"
PAUL RICOEUR..
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Messagepar Aphrodite » 24 Avr 2008 02:26

renal a écrit:
- Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la vie.
-
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Désolée, Nicole, mais je ne pense pas que l'amour soit important dans la vie :!:
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Messagepar renal » 24 Avr 2008 11:19

Sighine a écrit :
Désolée, Nicole, mais je ne pense pas que l'amour soit important dans la vie


L'amour change tout

Le devoir sans amour nous rend acharné
La responsabilité sans amour nous rend impitoyable
La justice sans amour nous rend dur
La vérité sans amour nous rend critique
L'intelligence sans amour nous rend rusé
La gentillesse sans amour nous rend hypocrite
L'ordre sans amour donne un esprit étroit
L'honneur sans amour nous rend orgueilleux
La possession sans amour nous rend avare
La foi sans amour nous rend fanatique
La vie sans amour est sans valeur

Anonyme
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Messagepar renal » 24 Avr 2008 11:47

La valeur de la personne.

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant
bien haut un billet de 20 $. Il demande aux gens :
Qui aimerait avoir ce billet ?
Les mains commencent à se lever alors il dit :
Je vais donner ce billet de 20$ à quelqu'un de vous mais
avant, laisser moi faire quelque chose avec.
Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :
Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ?
Les mains continuent à se lever.

Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. Il
jette le billet froissé par terre et saute à pied joints
dessus, l'écrasant autant que possible et le recouvrant
des poussières du plancher. Ensuite il demande :
Qui veut encore avoir ce billet ?
Évidemment, les mains continuent de se lever !

- Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon ...Peu
importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez
toujours parce que sa valeur n'a pas changé, il vaut
toujours 20 $.

Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés,
souillés par les gens ou par les événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus
rien mais en réalité votre valeur n'aura pas changé. Elle ne change pas aux
yeux des gens qui vous aiment ! La valeur d'une personne ne
tient pas à ce l'on fait ou pas. Vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs. Cela ne change rien, votre valeur intrinsèque est toujours intacte.
Anonyme
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Messagepar renal » 24 Avr 2008 12:13

Les gros cailloux de la vie

Un jour, un vieux professeur donnait une conférence sur la gestion efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants d'entreprises.
Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, malicieusement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience. »
Sous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof prit une bonbonne de verre qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans la bonbonne.
Lorsqu'elle fut remplie jusqu'au bord, il leva lentement les yeux vers ses « élèves » et leur demanda '• « Est-ce que cette bonbonne est pleine? » Tous répondirent ; « Oui ». Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment? »
Alors, il se pencha de nouveau et attrapa sous la table un pot rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux jusqu'au fond du récipient.
Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que cette bonbonne est pleine? » Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L'un d'eux répondit : « Probablement pas ». « Bien! » répondit le vieux prof.
Cette fois, il sortit de sous la table un seau de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce récipient est plein? » Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : « Oh non! »
« Bien! » répondit le vieux prof.
Et, comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit un pot d'eau qui était sur la table et remplit la bonbonne jusqu'à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? »
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : « Cela démontre que, même lorsqu'on croit notre agenda complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire. »
« Non! » répondit le vieux prof. « Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans la bonbonne, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite. »
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos. Le vieux prof leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre vie? » Votre santé? Votre famille? Vos ami(e)s? Réaliser vos rêves? Faire ce que vous aimez? Apprendre? Défendre une cause? Vous relaxer? Prendre le temps? Ou... toute autre chose?
Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : « Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie? » Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (c'est-à-dire votre vie).
D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et, lentement, quitta la salle.

Anonyme
renal
 

Messagepar renal » 12 Mai 2008 22:51

Chacun porte sa vision du monde


Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient. Un jeune homme s’approcha et lui dit :

- Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieil homme lui répondit par une question : Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme. Le vieillard répondit : Tu trouveras les mêmes gens ici.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.

- Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieille homme répondit de même : Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? Ils étaient bons et accueillants, honnêtes ; j’y avais de bons amis ; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme. Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche : Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ? Celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son coeur.
renal
 

Messagepar charlestone » 12 Mai 2008 22:55

renal a écrit:Chacun porte son univers dans son coeur.


Tout est relatif ! Belle histoire.
charlestone
 

Messagepar renal » 12 Mai 2008 23:05

Mon vide
De lutter contre soi, c'est aussi ne pas accepter l'inconnu en soi et de souffrir..

Mon vide, quelle difficulté de vivre avec toi en permanence, quelques fois je t'oublie, quelques fois tu semble disparaître quand je suis avide....
Mais je sais bien que tu es encore là et moi livide, je crie mon impuissance...
J'hurle en silence !

Mon vide j'ai essayé de te remplir avec toutes de choses de gens aussi, mais lorsque ils ne sont plus là, tu es encore plus grand et moi plus petit, ma poitrine en est oppressée.


Mon vide qu'attends tu de moi répond-moi.......
Et le vide me répondit:

"Je suis une terre vierge, un espace déjà rempli d'une énergie invisible pour tes yeux endormis."
"Je suis l'espace de tes possibles en Toi, pour Toi avec Toi"
"Je suis celui que tu veux ignorer aussi, celui qui te dérange par sa seule présence...et je souffre avec Toi de cette ignorance, de cette souffrance, de cette niance, de cette fracture, je Compatis.
Mais tu n'écoutes pas, ton regard cherche l'inexistant et il est paniqué"
" Je suis celui que tu connais sans reconnaître et malgré cela je reste ton fidèle compagnon"
"Tu cherches le plaisir et tu ne trouves que souffrance et dévastation tu voudrais jouissance et tu rencontres errance et frustration..."
"Je suis celui qui t'aime et cet amour te fais peur, ta peur te fais agir et s'incarne dans ta réalité quotidienne.
Ton amour pour moi te rendrais si heureux....si serein....."

Merci mon vide de m'entendre, de me comprendre, de m'accepter, de me tolérer de m'aimer ...
Aujourd'hui je m'occuperai de Toi, je te donnerai mes possibles, je t'offrirai des fleurs. Tiens, aussi je t'emmènerais promener, regarder les nuages, écouter les oiseaux..
Et si encore ce soir je pleure ma tristesse je ne serais plus seul, car tu es là maintenant mon ami inconditionnel...
Mon ami intérieur je te fabriquerai un espace merveilleux en moi où nous rirons ensemble de nos peines anciennes, de nos espoirs déçus, de nos vaines attentes....
Mon vide je t'emplirai de mes possibles dès aujourd'hui....


Franck Alleron une nuit d'été"
renal
 

Messagepar renal » 12 Mai 2008 23:09

La hutte en feu...

Merci à Emilie de m'avoir fait découvrir ce conte.

Le seul survivant d’un naufrage a été emporté par les vagues sur une petite île déserte. Tous les jours, il priait pour que quelqu’un vienne le sauver, et tous les jours il scrutait l’horizon pour entrevoir le moindre signe d’aide, mais personne ne venait jamais.
Il a donc décidé de se bâtir une petite hutte avec des arbres morts et des feuilles de palmier afin de se protéger contre les intempéries, les animaux, ainsi que pour mettre à l’abri les quelques possessions qu’il avait sauvées du naufrage.
Après une semaine de travail assidu, sa hutte était complétée et il en était très fier. Citadin de nature, notre homme n’était pas habitué de travailler de ses mains.
À la tombée du jour, quelques jours plus tard, alors qu’il revenait de chasser pour se procurer de la nourriture, il a trouvé sa petite hutte en feu. Déjà qu’il se sentait terriblement malchanceux de se retrouver seul, égaré sur une île déserte, encore fallait-il que le pire lui arrive. Il avait tout perdu dans cet incendie. Après le choc initial, le chagrin et bientôt la colère l’ont habité. Il s’est mis à genoux sur la plage et a crié : « Mon Dieu, comment peux-tu me faire ça ? » Complètement découragé et fatigué, il s’est mis à pleurer à chaudes larmes, et il s’est endormi ainsi sur la plage.
Très tôt, le lendemain matin, il a été réveillé par le bruit d’un bateau qui approchait de son île. Il était ainsi sauvé.
Arrivé sur le bateau, il a demandé au capitaine : « Comment saviez-vous que je me trouvais ici ? »
Le capitaine de lui répondre : « Nous avons vu votre signal de fumée. »
Même si dans la majorité des cas, les bienfaits ne nous sont pas toujours apparent au premier coup d’œil, tout ce qui nous arrive dans la vie survient toujours pour une raison bien précise. Rien n’est accidentel. Devant un problème, le perdant se dit : « Pourquoi moi ? » Le gagnant se dit : » Si ça m’arrive, c’est que ça devait m’arriver. »
La vie nous confronte tous quotidiennement à une série de grandes opportunités brillamment déguisées en situations qui semblent impossibles. Une bosse sur votre chemin peut être considérée comme un obstacle, mais elle peut être aussi une opportunité… Cela relève de votre attitude et du point de vue avec lequel vous la considérez.

« Il n’y a pas de Hasard dans la vie .»

Patrick Leroux (Livre : Pour le cœur et pour l’esprit)
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Messagepar Aphrodite » 12 Mai 2008 23:24

renal a écrit:Mon vide
Franck Alleron une nuit d'été"


Je ne me sens plus vide Nicole, parceque je sais que tu es là, même si je suis loin :wink:
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Messagepar Aphrodite » 13 Mai 2008 00:00

renal a écrit: Chacun porte son univers dans son coeur.


Et ça rejoint un proverbe japonais qui dit globalement :
"Cherche le bon chez l'être humain, tu le trouves, cherches le mauvais tu le trouves"
Parfois, une personne réputée être mauvaise, si tu lui montres de façon détachée et naturelle que tu attends autre chose d'elle, elle obtempère.
Je vous donne l'exemple des islamistes chez nous (les intégristes). En Algérie, la majotité des femmes portent le foulard, je figure parmi les rares qui ne le font pas.
Comment je fais avec les barbus et Dieu seul sait qu'il y en a partout. Je me comporte normalement. Je rentre dans une boutique, je trouve un barbu, je m'assois, discute, rigole et la plupart sont mes amis. Mes copines me disent :"Comment tu fais, avec tes jeans moulants, les strings qui dépassent, nous on on n'ose pas leur parler!" Je réponds :" Justement, il faut agir normalement"
Une fois, j'ai stationné devant un barbu pour acheter des fruits. J'ai dit : "Mon dieu, je ne peux pas acheter le reste, je suis mal garée". Il me dit : "Donne-moi la liste de ce que tu veux" Je dis :"Pourquoi?" Il me dit :"Va dans ta voiture et je te ramène tout". Il a laissé ses clients s'impatienter et il a été me chercher tout ce dont j'avais besoin. Moi-même je n'en revenais pas!

Par contre, préjuger d'une personne sans la connaître et agir en conséquence vis à vis d'elle, ça c'est mal, mal, très mal! Et peut-être qu'au lieu de l'attaquer ou lui montrer du mépris (ce qui est pirement ressenti, parceque sournois), l'approcher nous ferait découvrir à quel point elle n'a rien à voir avec ce que l'on pense.
Mais bon, dans la vie c'est facile de faire la morale, mais arrivés aux actes on cale :cry:
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Messagepar renal » 14 Mai 2008 12:59

Rose je crois aime beaucoup Salomé, un très beau conte pleins de sagesse.

Un homme était amoureux de la planète Vénus
( certains s'arrêtent au mont de Vénus!)
mais lui était vraiment amoureux,
et chaque soir de ciel étoilé,
il s'allongeait devant sa maison pour déclarer son amour
à la planète inaccessible, du moins....le croyait-il!
Un soir où il rêvait ainsi, le coeur plein d'amour et le corps plein d'émois,
il entendit une voix trés douce chuchoter à son oreille:

- Je suis touchée de ta ferveur, et impatiente de te serrer dans mes bras,
viens me rejoindre, viens...

Il se leva d'un bond, il avait bien reconnu la voix de l'aimée,
même s'il ne l'avait jamais entendue.
La planète Vénus enfin avait perçu son amour et répondait à sa flamme.

- Mais comment puis-je faire pour arriver jusqu'à toi, je ne suis qu'un homme?

Elle murmura toute proche:

- Regarde le rayon de lune qui scintille jusqu'à tes pieds,
approche-toi, monte dessus et quand tu seras sur la Lune,
tu trouveras un autre rayon que j'ai déposé pour toi
et qui te conduira jusqu'à moi...

L'homme monta sur le rayon et avec facilité s'éleva jusqu'à la Lune.
Sur cette planète, il découvrit comme promis le rayon de Vénus
et commença à s'élever vers elle.
A mi-chemin, il eut soudain cette pensée:

"Mais ce n'est pas vrai, je rêve, ce n'est pas possible
qu'un homme puisse ainsi marcher
sur le rayon d'une planète..."

Et avec le doute qui naquit ainsi en lui,
il trébucha, tomba...
et s'écrasa des milliers de kilomètres plus bas...sur Mars.
Avant de mourir, il eut le temps d'entendre la voix de son aimée
qui murmurait tout contre son oreille.

- Il ne suffisait pas de m'aimer,
ni de me faire confiance,
encore fallait-il que tu puisses croire en tes ressources,
que tu oses te faire confiance à toi-même!

Ainsi se termine le conte de l'homme qui ne savait pas
que le possible est juste un petit peu aprés l'impossible.


Jacques Salomé
tiré du livre "contes à guérir, contes à grandir"
renal
 

Messagepar renal » 14 Mai 2008 13:15

Le rosier

Bon jour, pour un instant...

Maitre parfois je me sens si seul, je me dis que ce je pense est à mille lieux de ce que pense la plupart des personnes de ce monde...
Le vieux moine ne répond pas...
A quoi servent tous les efforts que je fais, si je ne suis pas plus heureux ?
Les autres ne font pas attention s'ils blessent quelqu'un, ils vivent sans trop se poser de questions et non pas l'air plus malheureux...
Le vieux moine ne répond pas...
Lorsqu'on me fait du mal parfois j'aurai envie de me venger et de répondre pourtant quelque chose m'en empêche. Lorsque je fais quelque chose de bien personne ne le remarque...
Le vieux moine fit asseoir le jeune homme...
As tu vu le rosier là bas le long du mur, une rose à fleurit...
Non j'ai trop de souci, je vous parle de moi et vous me parlez de rose...
Vois tu cette rose à fleurit et tu ne l'as pas remarqué, a tes yeux elle n'a pas d'importance, pourtant la fleur est là. A qui sait la voir elle devient une rose unique, inégalable pour toi elle n'existe pas. Pourquoi fleurir? Pourquoi offrir son parfum? elle est, rose au plus profond d'elle que tu la remarques ou pas.Tu dois être toi au plus profond de toi que l'on te remarque ou pas a qui saura te voir tu deviendras unique et inégalable...Les épines du rosier, ne sont pas là pour agresser, se venger, blesser seul celui qui va agresser le rosier, se blessera, tu dis que quelque chose t'empêche de te venger ou de réagir car tu sais au fond de toi que c'est toi qui en sortira blessé...La rose n'est pas rose par le regard que l'on porte sur elle, elle est rose, ne te cherche pas dans le regard des autres cherche en toi et soit toi...
Le vieux moine prit un sceau en bois et le remplit d'eau, il alla arroser au pied du rosier...c'est au rosier de grandir, qu'appartient l'effort, je ne peux que lui apporter un peu d'eau...
il versa le reste de l'eau sur la tête du jeune disciple, surprit il regarda son maitre, il prit à son tour le sceau et renversa de l'eau sur la tête de son maitre et tous deux éclatèrent de rire....
renal
 

Messagepar renal » 14 Mai 2008 13:23

Châleur humaine

Deux pèlerins grimpaient par un chemin impraticable, pendant qu'un vent glacial les flagellait. La tourmente se déchaînait de plus en plus. Les deux hommes avançaient péniblement.

Ils savaient pertinemment que s'ils n'atteignaient pas le refuge à temps, ils périraient dans la tempête de neige. Le coeur serré d'angoisse, les yeux presque aveuglés par la neige, ils longeaient un précipice. Soudain, ils entendirent un gémissement. Un pauvre homme était tombé dans le ravin et, blessé, incapable de bouger, il appelait au secours.

L'un des pèlerins dit: "C'est son destin. Cet homme est condamné à mort. Accélérons le pas, sinon nous finirons comme lui". Et il se dépêcha d'avancer, tout courbé en avant, pour lutter contre le vent.

Le deuxième pèlerin, par contre, eut pitié de lui et entreprit la descente à travers les pentes escarpées. Il trouva le bléssé, le chargea sur ses épaules et, tout haletant, il remonta sur le chemin muletier.

Le jour tombait. Le sentier était de plus en plus sombre. Le pèlerin qui portait le blessé sur ses épaules était tout en sueur et au bord de l'épuisement, quand il vit apparaître les lumières du refuge. Il encouragea le blessé à tenir bon et tout à coup, il trébucha contre quelque chose qui obstruait le sentier. Il regarda de plus près et ne put retenir un cri d'horreur: à ses pieds se trouvrait le cadavre de son compagnon de route. Le froid avait fini par le tuer...

Lui-même avait échappé au même sort, uniquement parce qu'il s'était donné la peine de porter sur ses épaules le pauvre homme qu'il avait sauvé du ravin. Son corps et ses propres efforts avaient maintenu une chaleur suffisante à sa survie.

Seule la chaleur humaine peut nous sauver du grand froid de notre époque !
renal
 

Messagepar charlestone » 14 Mai 2008 15:06

renal a écrit:La rose n'est pas rose par le regard que l'on porte sur elle, elle est rose, ne te cherche pas dans le regard des autres cherche en toi et soit toi...

Elle doit être content notre Rose :wink:
Belle histoire !

renal a écrit:Seule la chaleur humaine peut nous sauver du grand froid de notre époque !

Exact ! Belle conclusion.........
charlestone
 

Messagepar Vajra » 14 Mai 2008 15:11

renal a écrit:La rose n'est pas rose par le regard que l'on porte sur elle, elle est rose, ne te cherche pas dans le regard des autres cherche en toi et soit toi...


Je suis d'accord avec toi, bien sûr on existe intrinsèquement, et on a une intériorité emplie de puissance et d'énergie, mais je crois que le regard des autres est aussi là pour te sentir vivre.
J'avoue que je ne pourrais m'en passer.
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