Le coin des plumes

Nos grands maîtres.

Modérateur: Guardian

La Belle et la Bête (3)

Messagepar charlestone » 14 Avr 2008 15:42

En se réveillant, il lui dit : «Rhabille toi, on va manger, tu veux ? » Elle sourit timidement mais obéis doucement. Elle se sent heureuse, elle qui attendait toujours avec impatience, ces beaux moments.
Il conduit en silence. Elle ne sait pas où il l'emmène mais s'en fout éperdument. Elle est avec Lui. Enfin ! Et puis, il lui fait perdre la tête en glissant ses doigts le long de ses cheveux blonds, en caressant ses belles lèvres, en lui fourrant la main dans la poitrine….. Elle avait tellement envie qu'il continue. Et voilà qu'il ne fait que la titiller. Elle serre les dents de frustration en laissant s'échapper un petit soupir.
Il se gare devant un petit restaurant dont elle a déjà entendu parler mais n'a jamais visité. Elle le suit docilement à l'intérieur et prends place sur la chaise qu'il lui indique. Elle ne s'attendait pas à voir des gens impeccablement habillés mais reste tout de même surprise chaque fois de se retrouver dans un lieu inconnu où elle ne connaît personne. Il commande deux apéritifs identiques auprès du serveur qui leur sourit et tous deux se plongent dans la lecture du menu.
L'apéritif la détend agréablement. Elle discute des différents plats qui l'intéressent et entre lesquels son choix vacille. Puis le serveur se présente à leur table et la regarde, tenant son stylo et son calepin.
- Je vais prendre .......des pâtes au poulet.
Le serveur reste un moment attentif, attiré par la beauté de la fille devant lui.
- Et pour moi ce sera le bœuf braisé lâche t-il en regardant sa compagne avec un regard méprisant.
Cette fois elle baisse les yeux, rougissante. Mais comment a t'elle pu croire qu'elle pourrait séduire ce serveur ? Elle se sent prise comme une gamine. Humiliée un peu aussi devant l'air interdit de son ami qui est resté sans mot dire. Il y a des années qu'elle n'a pût apprécier un regard aussi délicieux d'une personne étrangère.
- Tu oublies que je suis là…… ?
- Oui. Je m'en excuse. Je dois adopter une attitude plus indifférente? ou bien.....
Elle ne sait que répondre. Un peu sous le choc de cette réflexion pour le moins inattendue. Mais en plongeant son regard dans celui de son amant elle voit bien qu'il ne rigole pas. Sans un mot, elle se lève et se rends aux toilettes. En sortant des toilettes et s'assurant que son mec la regarde, elle prend cette démarche fière et provocante en retournant vers la table. Arrivé à son niveau, elle croise son regard. Il sourit, visiblement satisfait. Elle reprend place face à lui.
- Tu as donné un coup de fil ? A qui ?
- Pardon ? demande t-elle encore sous la surprise de cette demande.
- J'ai appelé mon trou de cul. Il est avec ses amis entrain de jouer aux cartes.
Elle rougit vivement de la réponse donnée spontanément. Il prends les mains dans les siennes, en approche son visage et les embrasse une à une.
- Tu lui as dis ou tu es ? grommela t-il
- Que je suis au restaurant avec ma copine qui est ma complice et qui…….
- Quoi? cria t-il étonné.
- Je te raconterais après, pas maintenant…..en évitant son regard et remarquant l'approche du serveur.
Il lâche ses mains juste au moment où le serveur arrive avec leurs plats. Le reste du repas se passe de façon détendue. La nourriture est bonne et la discussion va bon train. Ils parlent de sexe, de fantasmes, de leur relation, du futur, mais aussi de leurs passe-temps, des sports qu'ils aiment, de musique. Lorsque le serveur revient prendre leurs assiettes vides, il s'adresse à son ami pour leur proposer le café et le dessert. Mais celui-ci annonce plutôt qu'ils vont quitter.
charlestone
 

Re: La Belle et la Bête (3)

Messagepar Aphrodite » 15 Avr 2008 13:14

charlestone a écrit:
Elle avait tellement envie qu'il continue. Et voilà qu'il ne fait que la titiller.

J'adore cette phrase, Charly!
charlestone a écrit:elle se lève et se rends aux toilettes.

Moi, j'aurai mis ici : Il la suit et la punit de la façon la plus brutale qui soit et quand enfin ils sont de retour, tout le monde comprend, à sa mine réjouie, à qui elle appartient :wink:
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Messagepar Aphrodite » 15 Avr 2008 17:41

Elle le regarde et se demande pour quelle raison, elle palpite à ce point pour lui. Beaucoup plus âgé qu’elle, moyennement beau, cependant, dès qu’elle le voit, elle sent que son errance prend fin et qu’elle a enfin un maître. C’est ça, elle la femme émancipée, affirmée, qui s’est toujours battue et sur tous les fronts, face à lui elle devient une chose, sa chose et elle adore !
Il lui fait signe de monter dans sa voiture, elle s’exécute en prenant soin de dévoiler légèrement le galbe de ses cuisses. Elle adore cette supériorité physique qu’elle entretient spécialement pour lui dont l’obstination légendaire fond dès qu’elle se heurte à ses magnifiques formes.
C’est toujours le cas, c’est tellement le cas qu’il en oublie l’endroit qui les accueille, se penche sur elle et lui mord les lèvres jusqu’à ce qu'un goût salé vienne lui titiller la langue. Il adore la corriger pour cette emprise qu’elle a sur lui, lui qui au fil des années est arrivé à se libérer de tout même de Dieu.
Quand à elle, elle n’attend que ça, cette prise particulière, qui débute par une violence délicieuse continue dans une osmose totale et ne se termine jamais, puisque même loin de lui, elle continue à lui appartenir.
Des klaxons les rappellent à l’ordre, ses mains quittent la chaleur de son corps et empoignent à regret la froideur du volant. Avant de démarrer, il vérifie l’effet produit sur elle, toujours le même, son corps quémande, ses yeux implorent, sa raison a chaviré. Sa main ramasse gentiment la sienne, lui chuchote que dans quelques instants il sera sien et que même Dieu n’y peut rien.
En attendant, elle se cramponne à lui, ferme les yeux, les ouvre à peine lorsqu’il passe à côté de chez lui et lui montre ce figuier dont il lui parle à chaque fois qu’il cueille ses seins et prend un malin plaisir à les savourer.
Ils arrivent enfin à destination, une chambre d’hôtel, glaciale, impersonnelle. Elle frissonne légèrement, elle est consciente que sa place ne dépassera pas ce petit coin, noir, humide, ténébreux qui ronge son existence, mais elle sait que pendant leurs rencontres, il prend une telle ampleur que sa vie morne se met à scintiller, et ça lui suffit.
Il s’approche d’elle, tend la main, elle attend, elle sait tellement le faire qu’il suspend son geste et incarcère l’instant. Elle continue à attendre et le souvenir de ses autres dons lui revient, et la vitesse de l’horloge aussi. Il libère subitement le temps, s’impatiente, devient même fébrile, il veut prendre mais ne sait par où commencer. Elle sourit calmement, lui prend la main et lui montre le chemin, celui de la plénitude.
Même le ciel se tait pour écouter la mélodie que leurs corps réunis produit et comme à chaque fois, il n’est jamais déçu.

Charly, on ne connaît pas le déroulement de l'histoire, donc, on laisse le choix du titre pour la fin. On maintient celui là en attendant. Ok?
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Messagepar Aphrodite » 15 Avr 2008 17:42

- Rentrons, lui demande-t-elle
Elle a envie de se soustraire à tous ces regards inquisiteurs. Elle n’a jamais aimé ces sorties avec lui en public, elle aurait préféré que leur amour échappe à toutes ces pratiques terre à terre propres au commun des mortels.
-Partons plutôt à la plage
-Mais, il fait très froid
-Je suis là bébé
Séduit par cette suggestion, il ne se fait pas prier. D’autant plus qu’il est habitué à ses envie imprévisibles, une randonnée à 3h du matin, une virée dans une boite de nuit louche à minuit, du jet ski en plein hivers. Il l’a toujours suivi et n’a jamais regretté, que des sensations jamais connues qui l’ont toujours sorti de la platitude de sa vie rangée.
En constatant la désolation qui règne à la plage, il change un peu d’idée. Le vent nargue la mer, qui claque le sable, lequel les invite à déguerpir. Elle se cramponne contre lui, signifiant ainsi qu’elle n’a aucune envie de quitter les lieux et ils continuent leur marche.
Ses cheveux ébène flottent au gré du vent, titillent son cou, l’entourent telles la corde qu’il a déjà. Son regard s’assombrit pendant qu’elle se met à rire aux éclats, sa petite langue rose qui réveille tout ce qui dort s’obscurcit, de minuscules grains de sable qui mourraient sont venus s’y incruster pour revivre. Possessif, il s’ingénie à l’en débarrasser. Elle prend gout à ce jeu qui a débuté violent et devient de plus en plus lascif. Elle se plaque contre lui, son genou force ses jambes, monte langoureusement et rencontre un obstacle, elle le tâte, elle le palpe, il prend de l’ampleur. Dans ses yeux, elle trouve la réponse à cette grande question et se baisse pour qu’il n y ait plus que des réponses. C’est là que le téléphone sonne et il répond.
- Désolé, je dois rentrer
- Non, tu m’as promis ces 24h, elle, elle t’a tout le temps
- Mais, il s’agit d’une urgence et je dois y aller, désolé ma chérie.
- Tu aimes les urgences, en voilà une
Elle s’arrache à ses bras, transperce le vent se jette dans les vagues et disparaît. Stupéfait, il met du temps à réagir, lorsqu’il arrive enfin à la sortir de l’eau, elle se met à grelotter de façon alarmante.
- Petite folle, qu’est ce que tu as fait, avec quoi je vais te réchauffer maintenant, moi-même je ruisselle.
Sa peau est en train de bleuir, ses lèvres blanchissent, il se rend compte à quel point elle compte et décide de l’aimer autrement sans la posséder juste pour la sauver.
Le bleu se mélange enfin au rouge qui monte et devient violet puis disparaît complètement cédant sa place à un rose novice celui qui révèle tout et ne peut rien filtrer.
- Pardon, chéri
Il la fixe, les yeux embués de larmes mais ne prononce aucune parole
- Tu es fâché ?
Il ne répond toujours pas, trop jaloux de préserver cette saveur nouvelle qu’il a pu récolter d’elle.
Quand enfin il se décide à parler, il ne dit pas plus que :
- Rentrons
- Et ta femme
- Le téléphone est complètement mouillé.
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Messagepar livrerose » 19 Avr 2008 01:13

alors charly et sighine!....on attend la suite de votre histoire?........faut travailler les enfants !.......c'est pas les vacances pour vous! au boulot.
aller charly fais nous un beau sourire, EXO est chez toi et chez nous tous, alors pas de problèmes on t'aime et on t'attend!
Sighine de même pour toi! :wink:
c'est pas par ce que le grd patron est parti,qu'il faut croire qu'on va vous lacher!!!!
.....ah NON ça!..........aller que ça saute!!!!
" c'est en profondeur seulement que les distances se raccourcissent"
PAUL RICOEUR..
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