Les livres qui vous ont plu

Nos grands maîtres.

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Messagepar livrerose » 28 Juil 2008 21:15

moi ce qui m'a étonné, c'est que quand j'ai proposé de lui offrir les livres en ma pocession du genre
les enfants de la liberté,de MARC LEVY ....Sighine me dit qu'elle l'a lu!
pourtant, ce livre est tout de même une histoire de juifs pendant la guerre,et ça elle l'a trouvé chez elle????
alors il n'est pas trop de censure selon moi!
mais il est plus simple qu'elle nous dise ceux qu'elle désirent, et nous pourions chacun a notre tour les lui envoyer!
ce serait sympa non!
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Messagepar livrerose » 28 Juil 2008 21:20

cet après-midi, j'ai lu "L'AMANT"....j'avais vu le film, qui je dois l'avouer m'a endormie, et le livre ....ben ...assez éthéré, écrit d'une façon décousue, je me suis ennuyée?????
c'est pas mon style!...................alors qu'un amant ça n'est pas ennuyeux tout de même ?? :wink:
Je viens de ramener de chez Anne,deux Harlan Coben
"Temps mort"...et "promets-moi".....;;;là........;il y aura plus d'action!!!!!
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Messagepar coriolan » 29 Juil 2008 00:12

livrerose a écrit:...nous pourions chacun a notre tour les lui envoyer! ce serait sympa non!

Moi, je vote pour ! Voilà une idée qu'elle est bonne ! :D
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Messagepar Aphrodite » 29 Juil 2008 01:56

livrerose a écrit:moi ce qui m'a étonné, c'est que quand j'ai proposé de lui offrir les livres en ma pocession du genre
les enfants de la liberté,de MARC LEVY ....Sighine me dit qu'elle l'a lu!
pourtant, ce livre est tout de même une histoire de juifs pendant la guerre,et ça elle l'a trouvé chez elle????
alors il n'est pas trop de censure selon moi!
mais il est plus simple qu'elle nous dise ceux qu'elle désirent, et nous pourions chacun a notre tour les lui envoyer!
ce serait sympa non!


Désolée, je viens de voir ce message.
La censure se pratique, mais pas de façon systématique et pas forcément pour des raisons répandues telles que l'antisémitisme.
Ainsi, j'ai pu avoir accès à l'histoire des juifs écrite par les juifs.
Cependant, un livre me fait saliver, si l'on peut dire, Saladin : l'histoire des croisades rapportée par un juif très introduit dans la cour du roi Saladin. Je n'ai eu accès qu'à des extraits, mais je rêve de lire cet ouvrage, trait d'union entre les arabes et les juifs.
Il y a aussi tous les Faulkner, mis à part "Lumière d'août" "Moustiques" "Le bruit et la fureur".
Ça en fait beaucoup pour commencer, Claude et rose, mais on verra ça après mon retour de vacances :wink: :D
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Messagepar coriolan » 29 Juil 2008 11:09

Sighine a écrit:Ça en fait beaucoup pour commencer, Claude et rose, mais on verra ça après mon retour de vacances :wink: :D

Si j'ai bien noté, tu es en vacance du 1er au 15 août, c'est ça ? Ca va nous donner le temps de chercher... Bonne journée à toi. :hello2:
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Messagepar livrerose » 29 Juil 2008 20:59

dac !..Sighine, comme le dit Claude, ....on va chercher!......;;;moi je ne dois pas chercher loin, car la Bibliothèque de ma petite Anne, ...a tout cela!.....mais il va faloir être certaine des titres qui t'intéresse! ....alors prend de très bonne vacances, et après on en reparlent!.............ciao!
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Messagepar livrerose » 04 Aoû 2008 12:19

je viens de terminer "promets-moi" d'HARLAN COBEN

comme dans tous ses livres,Coben accumule les rebondissements,il nous mène avec astuce sur de fausses pistes pour nous égarer,nous empêcher de dormir!
un suspense diabolique qui nous procure des nuits blanches.

Myron Bolitar,fait la promesse de retrouver la fille disparue de ses amis!................mais ..........;;étant le dernier a l'avoir côtoyer, il est pour la police"le suspect N°1"??????
FUGUE OU ENLEVEMENT????????????
après bien des péripéties, arrivera t-il a la retrouver??????????,,
ben lisez le livre et vous saurez!
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Messagepar livrerose » 08 Aoû 2008 19:50

je viens de terminer"jusqu'au bout des rêves" de PHILIP SHELBY

livre qui entraîne le lecteur dans une saga famillialle,qui s'étale sur trois générations, et qui se passe dans le monde des affaires en Amérique.

Rose Jefferson est une jeune femme qui , depuis son enfance, s'est vouée a l'entreprise mit sur pied par son grd père!
entreprise de transport internationale!
après un mariage précoce et malheureux,commence la longue et rude bataille qu'elle livrera durant toute sa vie pour aller jusqu'au bout de ses rêves.
dans ce monde de la haute finance internationale,se jouera une pièce tragique ,passionnante, faites d'amour et de haine,de trahison,d'ambition aveugle et de Courage!
comme toile de fond, les deux grde guerres mondiales, et la dépression des années trente.
Le prix est lourd a payer pour qui veut bâtir un rêve grandiose, et en faire une réalité.
les personnage sont tantôt attachants, tantôt diaboliques,ils vous tiennent en haleine jusqu'à la dernière page de ce livre.
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Messagepar dombom » 12 Aoû 2008 15:36

Jean-Christophe RUFIN. Vous connaissez ?

"Jean-Christophe Rufin, né à Bourges dans le Cher le 28 juin 1952 est voyageur, médecin, écrivain et diplomate français, membre de l'Académie française. Ancien directeur d'Action contre la faim, il est actuellement ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie... Prix Goncourt 2001, pour son roman Rouge Brésil."

Je n'avais déjà pas adoré ce "Rouge Brésil" primé, et je suis en train de terminer "La Salamandre" (2005). Mais bien que les critiques aient apprécié ce roman, je suis toujours aussi peu "fan".
Je trouve le style terriblement ampoulé et alambiqué.
Qu'en pense Araucaria qui l'aime bien, je crois ?

Deux extraits :
"Loin de la ville, d'immenses horizons concaves se faisaient face : le cercle éloigné de la mer affrontée au ciel, sabre de lumière effilé joignant deux bleus, et, lui répondant, l'arc pur de la plage, blanc de sable intact, les jabots d'écume des hautes vagues, et la tête inclinée, opinant avec lenteur au gré de la brise, des cocotiers dressés sur leur longs cols." (P.64)

"Dans les ruelles souvent désertes, les globules humains multicolores formaient caillot, coulaient en lente poix, adhéraient aux portes, traçaient dans les carrefours des turbulences circulaires. ( P. 157)

D'ailleurs, plus je relis et moins je comprends.
je crois que suis définitivement allergique.
Et vous ?
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Hello Dombom!!!!!!

Messagepar araucaria » 12 Aoû 2008 16:17

Oui l'araucaria connaît Rufin, elle est "fan" au point d'avoir lu trois fois "Rouge Brésil"!!!! Et j'en conseillais encore pas plus tard qu'hier la lecture à une jeune femme. J'ai acheté "La Salamandre", il m'attend sur une étagère.
Alors, quand j'ai lu ton message, j'ai pensé à une chanson d'Alain Barrière "Plus je te vois, plus je t'entends et plus je t'aime", c'est exactement ce qui se produit avec cet auteur après avoir découvert le passage que tu copies. Je crois que je suis une inconditionnelle, même sentiment pour les ouvrages de Philippe Claudel!!!!! J'admets tout à fait que tu puisses ne pas apprécier ce style, les goûts et les couleurs.....n'est-ce pas! Vive la diversité!
La même année que Rufin obtenait le Goncourt pour "Rouge Brésil", Gérard de Cortanze se voyait attribuer le Renaudot pour "Assam", je l'ai lu il y a quelques mois....J'ai adoré...Je pense que ce livre ne te plairait pas non plus....
En ce moment, je lis Aldo Naouri "Adultères", alors là à mon tour d'être perdue, et j'avoue sans honte que plus j'avance dans ma lecture, moins je comprends...J'ai retenu qu'une mère coquine engendrait un fils "homme à femmes" et qu'une mère coincée était cause d'un débordement, car Lacan écrivait "A sainte mère, fils pervers!!!!", plus certaines affirmations dont je vais demander confirmation aux messieurs de ce forum...car il paraît que même habillé, un homme est toujours nu!!!!!!! Et qu'il redoute le regard d'autrui, surtout celui des femmes! Mais là, le débat aura lieu sur la scène de "coquins/coquines" car le terrain peut s'avérer glissant!
Bonne après-midi, délicieuses lectures.....Bises.
Je vous offre mes deux citations préférées :
- "Une pièce sans livres est comme un corps sans âme" Cicéron
- "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous" P. Eluard
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Messagepar dombom » 12 Aoû 2008 16:37

Aldo NAOURI

Je n'ai pas lu "Adultères" mais j'ai adoré "Les filles et leurs mères"
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Messagepar araucaria » 12 Aoû 2008 18:00

je l'ai trouvé très confus et extrapolant assez aussi....
Je vous offre mes deux citations préférées :
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J'ai eu envie de discuter avec une momie....

Messagepar araucaria » 14 Sep 2008 11:10

Fatiguée de certains textes trop sérieux ou parfaitement rasoirs, j'ai voulu rire un peu, rester sage peut-être mais absolument pas sérieuse. Cela m'arrive parfois! Assez peu souvent à mon goût, mais j'adore laisser le sérieux au vestiaire.
Alors en visite dans une chambre de clinique, j'ai glissé des nouvelles d'Edgar Poe dans mon sac, et j'ai osé une "Petite discussion avec une momie". Oh, cela n'a rien de surprenant, bien que réservée parfois timide, je parle à tout le monde, pour peu que ce monde soit attirant, sympathique...alors une momie, c'est à ma portée, nous pouvons même avoir des souvenirs communs, presque de la même génération nous pouvons espérer nous comprendre... :D
Le problème c'est que j'ai du courir plusieurs fois en direction de la salle de bains, avec un mouchoir en papier, car riant aux larmes mon mascara en souffrait...!
Je n'ai pas voulu lire d'extrait à ma fille, cela aurait été inhumain, parler la faisait souffrir, alors rire aurait été une torture.
Et, j'ai pensé très fort à toi, Claude, qui apprécie souvent mes lectures si peu sérieuses...et j'ai déclaré à ma fille : "Je vais recopier un extrait de ce texte sur Exodoxe, Claude sera content..." Alors me voici, avec Poe, Baudelaire qui l'avait traduit, quelques éminents savants et ma "MOMIE".
Trop sérieux s'abstenir!

Résumé : le narrateur, après une collation légère, un endormissement rapide la tête protégée de son bonnet de nuit, est réveillé en plein sommeil, convoqué par une société de savants, très sérieux, pour procéder à la dissection d'une momie. Nous allons donc faire la connaissance d'Allamistakeo.

En avant pour le voyage....

Les savants ont sorti Allamistakeo des trois caisses dans lesquelles il reposait, ayant ôté les bijoux et feuilles de papyrus qui le protégeaient, ils le découvrent, en parfait état et entier n'ayant subi aucun outrage avant son embaumement.
La nuit étant déjà bien avancée, il remettre la dissection à plus tard, cependant les savants décident de tenter une expérience avec une pile Volta....C'est alors que le narrateur rencontre le regard d'Allamistakeo, et constate avec effroi que notre momie ne possède pas des globes oculaires de verre peint, mais ses yeux originaux et naturels.

"Je poussai un cri, et attirai l'attention sur ce fait, qui devint immédiatement évident pour tout le monde.
Je ne dirai pas que j'étais alarmé par le phénomène, parce que le mot alarmé, dans mon cas, ne serait pas précisément le mot propre. Il aurait pu se faire toutefois que, sans ma provision de Brown Stout, je me sentisse légèrement ému. Quant aux autres personnes de la société, elles ne firent vraiment aucun effort pour cacher leur naïve terreur. Le docteur Ponnonner était un homme à faire pitié. M. Gliddon, par je ne sais quel procédé particulier, s'était rendu invisaible. Je présume que M. Silk Buckingham n'aura pas l'audace de nier qu'il se soit fourré à quatre pattes sous la table.
Après le premier choc de l'étonnement, nous résolûmes, cela va sans dire, de tenter tout de suite une nouvelle expérience. Nos opérations furent alors dirigées contre le gros orteil du pied droit. Nous fîmes une incision (...). Rajustant la batterie, nous appliquâmes de nouveau le fluide aux nerfs mis à nu, - quand, avec un mouvement plus vif que la vie elle-même, la momie retira son genou droit comme pour le rapprocher le plus possible de l'abdomen, puis redressant le membre avec une force inconcevable, allongea au docteur Ponnonner une ruade, qui eu pour effet de décocher ce gentleman, comme le projectile d'une catapulte, et de l'envoyer dans la rue à travers une fenêtre.
Nous nous précipitâmes en masse pour rapporter les débris mutilés de l'infortuné; mais nous eûmes le bonheur de le rencontrer sur l'escalier, remontant avec une inconcevable diligence, bouillant de la plus grande ardeur philosophique, et plus que jamais frappé de la nécessité de poursuivre nos expériences, avec rigueur et avec zèle."

Petite discussion avec une momie - Edgar Poe - Folio n°4558
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Messagepar coriolan » 14 Sep 2008 13:34

On s'y croirait ! Merci Odile.

Malheureusement, comme tout texte sorti de son contexte, l'effet ne peut qu'être atténué. Promis donc, l'eau à la bouche, je le lirai !
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Envie de rire en ce moment, nécessité d'oublier mon sérieux

Messagepar araucaria » 20 Sep 2008 05:27

Comme le remarquait ma grande fille dernièrement, avec moi pas de demi-mesure, où je me plonge dans des lectures si tristes et poignantes qu'elles fragilisent et font des bleus à l'âme, ou je lis des livres si peu sérieux qu'ils font mourir de rire. En ce moment, je choisis mes textes dans la seconde catégorie.
Et je reviens sur ce forum, avec Feydeau et sa pièce "Mais n'te promène donc pas toute nue".
Imaginez un peu, nous sommes en 1911 dans la bonne société.... une bourgeoise, très sage cependant mais un peu bécasse, épouse d'un député, à la fâcheuse habitude de se promener très légèrement vêtue dans son appartement. Comme cette dame est de très bonne condition, son linge est de la plus extrême finesse, et d'une belle transparence.
Ce jour-là, rentrant d'un mariage où elle a eu très chaud, elle s'active dans l'appartement en "chemise de jour" sans se soucier du voisinage ayant une vue plongeante sur l'appartement, des domestiques, et encore moins des différents visiteurs qui viennent rencontrer son député de mari...
C'est ainsi que nous retrouvons notre bourgeoise "Clarisse" légèrement vêtue, dialoguant avec "Hochepaix" maire d'une petite ville et industriel influent, et son mari "Julien Ventroux".
L'époux a voulu chasser sa femme du salon à plusieurs reprises, la trouvant très indécente, mais elle revient à la charge plusieurs fois, jusqu'à ce que survienne l'incident qui va suivre :

Ventroux, hors de lui, à sa femme. - Enfin, nom d'un tonnerre! vas-tu t'habiller, toi!

Clarisse. - Eh! bien, oui, quoi? donne-moi le temps.

Ventroux. - "Donne-moi le temps! donne-moi le temps!" Voilà une heure que...

Clarisse. - Ben quoi, maintenant que monsieur Hochepaix m'a vue! (s'adressant à M. Hochepaix) Enfin, monsieur Hochepaix! je suis en chemise, c'est entendu! mais enfin, est-ce que je suis inconvenante? Est-ce que j'en montre plus qu'en robe de bal?

Hochepaix, conciliant. - Mais non, madame!

Ventroux. - Ah! vous trouvez-vous!

Hochepaix. - C'est-à-dire même que là, en chemise, avec votre chapeau sur la tête, vous avez presque l'air d'être en visite.

Clarisse. - Là, tu entends! C'est vrai ça! (virevoltant de façon à se faire voir sur toutes ses faces). Qu'est-ce qu'on voit, je vous le demande? Qu'est-ce qu'on voit?

Hochepaix. - Oh! rien! Là, évidemment, je vous vois...en ombre chinoise, parce que vous êtes devant la fenêtre!

Ventroux, bondissant sur sa femme et la tirant hors de la fenêtre. - Oh!

Clarisse. - Ah! parce qu'il y a la fenêtre (à Ventroux) Tu es brusque, toi! (à Hochepaix) mais sans ça...!

Hochepaix. - Oh! sans ça, rien!

Clarisse, s'asseyant sur le canapé. - Là, je ne suis pas fâchée! (poussant un cri strident et se relevant d'un bond.) Ah!

Hochepaix. - Quoi?

Ventroux. - Quoi? Qu'est-ce qu'il y a encore?

Clarisse, d'une voix angoissée. - Ah, je ne sais pas! j'ai senti comme un coup de poignard!...

Ventroux. - Comme un coup de poignard?

Clarisse. - Qui est monté au coeur!

En se disant, elle se retourne, et l'on aperçoit une guêpe écrasée sur le côté gauche de sa chemise, à hauteur de la croupe.

Ventroux. - Ah, là! "au coeur!" C'est ça que tu appelles ton coeur! Tiens le voilà ton coup de poignard! C'est une guêpe qui t'a piquée!

Clarisse, suffoquée et hurlante. - Qui m'a piquée! Ah! mon Dieu! j'ai été piquée par une guêpe!

Hochepaix. - Pauvre madame!

Ventroux, rageusement ravi. - C'est bien fait! ça t'apprendra à te promener toute nue! ...(...) Eh bien! tant mieux! Ca te servira peut-être de leçon!

Clarisse, indignée. - "Tant mieux!" Il est content! il est content! (affolée) Mon Dieu, une guêpe! pourvu qu'elle ne soit pas charbonneuse.

Ventroux. - Mais non! mais non!

Clarisse, allant à son mari. - Oh! Julien! Julien, je t'en prie! (faisant volte-face de façon à lui présenter la croupe et tout en faisant mine de relever sa chemise.) Suce-moi, veux-tu? Suce-moi!

........
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Messagepar coriolan » 20 Sep 2008 16:20

Dis donc,mâme Odile ! C'est pour lire Feydeau que tu te lèves à 4 heures 27 du matin ? Tu sais qu'à cette-ci il faut dormir ? Veux-tu que je vienne te bercer ? :lol:
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Messagepar araucaria » 20 Sep 2008 16:42

Je suis debout depuis 2h1/2!!!!!!!C'est la nouvelle lune je crois...
Je veux bien que tu viennes me bercer, mais j'aimerais que ce soit sur la musique de Brahms.....
Bises..... :D
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Des nouvelles....

Messagepar araucaria » 01 Oct 2008 15:57

Livre trouvé hier, dans un Hyper-marché. J'ai commencé à le lire en attendant de le règler à la caisse. Je l'ai terminé hier soir.
Pour ce recueil "L'amour est très surestimé", Brigitte Giraud a reçu la Bourse Goncourt de la nouvelle 2007.

Lu en quatrième de couverture : "Onze destins, onze nouvelles racontent la fin de l'amour. Avec une justesse et une précision douloureuse Brigitte Giraud ausculte le désir moribond, les compromis honteux, les naufrages intimes et les silences des couples en train de se perdre. Elle traque les mensonges et le deuil, l'exil intérieur, la vie qui bascule et chacune de ses phrases, chacun de ses personnages nous tend un miroir".

"la romancière autopsie avec une rare acuité la fin de la passion" LE MONDE

J'ai trouvé ce livre très bien écrit, très fin. Bien sûr, le principal public auquel il est destiné ce sont les femmes, parce qu'elles seront plus à même de comprendre les messages véhiculés par ces nouvelles. Les hommes ne parlent pas le même langage, ne possèdent pas du tout la même sensibilité.
L'auteur est une femme, les personnages qui prennent la parole sont aussi des femmes. Cependant, ne serait-ce que par pure curiosité je conseille aux hommes d'en prendre connaissance. Non ce ne sont pas "des histoires de bonnes-femmes", j'en entends déjà certains. Ce sont des histoires de couples, que nous pouvons tous connaître, des problèmes qu'il nous est possible de rencontrer et de vivre nous humains des deux sexes. Un livre qui peut aider à réfléchir. Il pose les bonnes questions.

Un extrait : La première nouvelle "la fin de l'histoire"

"c'est la fin de l'histoire et vous ne le savez pas. Il est là, debout devant la fenêtre, et vous lui en voulez de masquer la lumière. Ce n'est pas lui que vous voyez mais le jour qu'il empêche d'entrer. Ca commence comme ça. Il est là et sa présence vous gêne. Vous ne l'attendez plus. Vous rentrez le soir et vous allumez la radio. Un baiser distrait après avoir quitté vos chaussures. Le silence tout de suite après. Vous ne savez comment c'est arrivé. Depuis combien de temps. Vous pensiez que ce ne serait pas possible. Pas lui, pas vous. Vous connaissiez les pièges, le quotidien, les courses. Il paraît que les lessives tuent l'amour. Vous n'y avez jamais cru, vous refusez de vous laisser enfermer dans pareil cliché. Et pourtant, la fumée de sa cigarette vous gêne. C'est un signe. Vous renoncez à interpréter les signes.
...
Est-ce que ça a commencé au premier jour? Est-ce vous qui avez tué votre histoire? On dit que la fin est inscrite dans le commencement. La faute à qui alors? A celui qui a dévoré l'autre? A celui qui s'est laissé dévoré?"

L'amour est très surestimé, Brigitte Giraud . J'AI LU n° 8720
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Messagepar Vajra » 01 Oct 2008 16:59

Tu sais bien Arau que tout ce qui a un commencement a une fin.
Plus ou moins à long terme, plus ou moins déchirante,mais...

Et quand on vit avec quelqu'un, dès le début il faut faire attention à toutes ces petites choses sur lesquelles on passe, l'amour est là pour les estomper, mais un jour, elles sont si évidentes qu'on ne les supporte plus.
Tout à fait comme dans l'extrait que tu proposes.

Alors! Alors! Faire durer le plus longtemps l'aveuglement...
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Messagepar coriolan » 01 Oct 2008 18:57

Vajra a écrit: quand on vit avec quelqu'un, dès le début il faut faire attention à toutes ces petites choses sur lesquelles on passe, l'amour est là pour les estomper, mais un jour, elles sont si évidentes qu'on ne les supporte plus.

Je ne dirais pas "qu'on passe", au début, mais qu'on aime ces particularités. Ce sont ces petites choses qui le font tel qu'il est.

Au début : il 'filtre' la lumière du jour. Et un jour vient où il la masque ! Au début on l'aime, et un jour vient où on en a pris l'habitude.

C'est l'habitude qui tue l'amour ! Il faut sans cesse surprendre celui/celle qu'on veut garder !

Ca te surprend, Vajra ? :wink:
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Messagepar Vajra » 02 Oct 2008 01:02

coriolan a écrit: Au début : il 'filtre' la lumière du jour. Et un jour vient où il la masque ! Au début on l'aime, et un jour vient où on en a pris l'habitude.

Il faut sans cesse surprendre celui/celle qu'on veut garder !
:


Mais une habitude peu être agréable, rassurante, ronronnante!Ici en l'occurence, c'est la vision des choses qui change.
Je réédite, ce que tu passes parce que peu important à ce moment, tu en arrives à le détester, ça te gêne, ça te dérange.

L'habitude tue la passion sans doute.
La passion pendant 20 ans? Difficile à croire.
Etonner l'autre, le surprendre, c'est aussi se dire qu'il / elle a encore à découvrir, qu'on n'a pas fini de voir ses yeux écarquillés et souriants, sauf si la surprise va en sens inverse et qu'on lise dans son regard de l'agacement ou de la perplexité.
Sauf si on se sent soudain l'étranger de l'autre.

Les habitudes sont la trame du tissage entre deux êtres; mais ce peut être un ouvrage triste et monotone, ou bien plein de fantaisies, de couleurs, de choses précieuses...
Les trames-kleenex ne sont que des montées d'adrénaline fugaces.
Dont on finit par être lassé...

Mais Dieu! Que les rapports entre deux individus sont compliqués, pas étonnant que des tonnes de livres se penchent sur le problème. :wink:
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Messagepar coriolan » 02 Oct 2008 01:29

Là, tu m'as surpris !

C'est ce que j'attendais ! Flop !
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aujourd'hui pas de résumé

Messagepar araucaria » 02 Oct 2008 12:57

juste le passage d'un livre que j'ai ouvert hier soir...de Jacques Salomé "Le courage d'être soi". Pourquoi ce passage parce que avant toute histoire, toute rupture, il y a eu une rencontre prometteuse, ou que l'on espérait ainsi...Et puis, j'ai réfléchi à ce que mon mari m'avait dit il y a quelques mois..."qu'il n'avait jamais été amoureux une seule fois dans sa vie!"...

Donc Jacques Salomé : NAISSANCE A L'AMOUR ET A LA SEXUALITE

"Se sentir aimant, amoureux, enflammé et aimé, se vivre désirant et habité de la présence d'un (e) autre, quelle révolution éblouissante dans la vie d'un être!
Etre amoureux, c'est se découvrir des potentialités inexplorées, c'est, d'une certaine façon, être porté et transporté vers le meilleur de soi dans la rencontre avec le merveilleux et l'imprévisible de l'autre."

Je reviendrai sans doute plus tard sur ce livre, car il en faut certainement beaucoup effectivement du courage pour être soi.
Je vous offre mes deux citations préférées :
- "Une pièce sans livres est comme un corps sans âme" Cicéron
- "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous" P. Eluard
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Re: aujourd'hui pas de résumé

Messagepar coriolan » 02 Oct 2008 13:06

araucaria a écrit:"Etre amoureux, c'est se découvrir des potentialités inexplorées, c'est, d'une certaine façon, être porté et transporté vers le meilleur de soi dans la rencontre avec le merveilleux et l'imprévisible de l'autre."

Wahou ! J'adore ! J'adhère !

Quant à la réflexion de ton mari... Je n'y crois pas une minute ! Fais comme moi... :wink:
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"le courage d'être soi"

Messagepar araucaria » 04 Oct 2008 09:34

de Jacques Salomé, encore un extrait .....

"Les deuils successifs de notre existence peuvent être aussi les germes de notre croissance...
Combien de deuils faut-il inscrire dans son corps pour accepter de grandir?
Combien de rejets et de refus faut-il esuyer pour oser se différencier?
Combien de séparations, de pertes ou d'abandons devons-nous traverser pour, enfin, rencontrer le meilleur de soi?
Combien de solitudes, de détresses ou de désespoirs devons-nous afronter pour exister en entier, au présent, dans un face-à-face créateur avec l'autre?
Combien de renoncements, combien de lâcher-prise faut-il accepter pour acquérir plus d'autonomie et de liberté?
Oui, la vie est une succession de naissances. Pour accéder à tous nos possibles, nous aurons parfois à prendre le risque de nous séparer, de nous différencier d'êtres chers, proches. Nous aurons parfois à renoncer à des situations acquises, à des croyances ou à des certitudes.
Il nous appartiendra de trouver la bonne distance entre l'autre et nous, et entre les différents désirs qui nous habitent."
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poursuivons la lecture

Messagepar araucaria » 05 Oct 2008 16:59

Toujours le même titre et le même auteur

"Une de nos grandes difficultés sera de reconnaître nos sentiments réels et d'être à l'écoute de ce qui se passe en nous quand ceux-ci évoluent et mutent, d'entendre en moi, par exemple, que mon sentiment amoureux s'est modifié, que mon amour est devenu une amitié amoureuse, une affection douce, que je propose de la tendresse et non plus de la passion.
Toute la difficulté est d'accepter l'évolution et la mutation des sentiments, parfois aussi leur disparition.
Quand un sentiment change chez l'un, ce changement parait inacceptable pour l'autre dans un premier temps. Il se sent tellement menacé, du fait de sa peur de l'abandon, par l'éventualité d'une séparation, qu'il n'a d'autre ressource que de rappeler l'engagement, puis la fidélité, pour nier l'incompréhensible en cherchant à éviter l'insupportable.
Dans toute expérience amoureuse, reconnaître que la fidélité à soi-même prend le pas sur la fidélité à l'autre est un deuil essentiel à vivre.
Oser dire à quelqu'un : "Je ne t'aime plus", quand nos sentiments ne sont plus de l'amour, paraît extrêmement difficile. Et pourtant, c'est un beau cadeau, aussi paradoxale que cette proposition puisse paraître, quand, dépassant la peur de blesser, nous pouvons témoigner de nos sentiments réels. Une telle déclaration évite malentendus, faux-semblants et relations fictives.
...
Je me suis confronté à cette difficulté d'oser exister comme différent de l'autre, que ce soit dans le domaine des relations amoureuses, familiales ou encore professionnelles ou sociales.
Je découvre chaque fois combien il est difficile d'être, de rester entier face à autrui, de maintenir une option, un témoignage, un positionnement clair. Et cela face aux désirs et aux peurs de l'autre, face à ses attentes aussi, qui semblent parfois si vitales pour lui qu'on voudrait bien y répondre à sa place!
...
Il m'arrive encore d'en payer cher le prix, en malentendus, en dénis, en accusations, en reproches et parfois en rejet, quand je n'ai pas pris la peine de me positionner, de m'exprimer avec suffisamment de clarté et de force.
Peut-être est-ce cela, toute proportion gardée au regard d'autres enjeux de la vie, le prix de la liberté d'être?"
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Re: poursuivons la lecture

Messagepar coriolan » 05 Oct 2008 17:57

araucaria a écrit:Quand un sentiment change chez l'un, ce changement parait inacceptable pour l'autre dans un premier temps. Il se sent tellement menacé, du fait de sa peur de l'abandon, par l'éventualité d'une séparation, qu'il n'a d'autre ressource que de rappeler l'engagement, puis la fidélité, pour nier l'incompréhensible en cherchant à éviter l'insupportable.

C'est vrai que c'est particulièrement difficile à vivre ! On voudrait pouvoir détester, ce serait tellement plus simple de dire 'je te hais' plutôt que 'je ne t'aime plus' ! Et puis, la crainte de faire mal, de blesser, de tuer peut-être...

Oh ! Pourvu, pourvu, ô toi que j'aime, que nous nous détestions cordialement un jour, mais ensemble... surtout, ensemble ! Ce serait trop terrible d'avoir une minute d'avance sur l'autre ! :cry:
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Je suis bien de ton avis

Messagepar araucaria » 05 Oct 2008 20:11

ça n'est pas facile du tout! D'abord parce qu'il faut quand même qu'une personne mette le paquet pour qu'on la déteste et que germe le sentiment de haine...Ensuite parce que ne dit-on pas que la haine est un sentiment bien proche de l'amour?
Le pire que l'on puisse avouer à quelqu'un ne serait-ce pas "tu m'indiffères"? C'est terrible d'être indifférent aux autres, ils nient de cette façon notre existence. C'est un rejet total.
Dernièrement un ami d'enfance m'a adressé un mail m'annonçant qu'il devait affronter une nouvelle épreuve, sa femme qui l'avait quitté il y a quelques années déjà demandait maintenant le divorce. Je ne sais si elle lui a dit "je ne t'aime plus!" (comme Salomé conseille de le faire), en attendant il était perdu! et je ne sais pas s'il a apprécié le "beau cadeau"... J'ai essayé de le raisonner en lui disant que sa femme désireuse de retrouver sa liberté, lui rendait aussi la sienne, et qu'il pouvait ainsi refaire sa vie...Je ne sais ce qu'il en aura pensé n'ayant obtenu aucune réponse.
Et puis, il est bien facile de conseiller la franchise, mais lorsqu'on dit à une personne "je ne t'aime plus" en voulant lui signifier "mes sentiments ont changé, je te regarde autrement, j'ai encore de la tendresse pour toi mais plus de sentiments amoureux, je n'éprouve plus de passion, etc, etc". Notre interlocuteur est-il capable de comprendre ce que nous voulons lui faire entendre? Ne va t'il pas se fermer à tout dialogue et penser "Oui, c'est bien ce que je crois, il (elle) n'a jamais eu de sentiments pour moi, j'ai été trompé, berné depuis le début!". Alors là, en fait de beau cadeau, tu as raison c'est le drame assuré.
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De ci de là toujours Salomé

Messagepar araucaria » 06 Oct 2008 13:26

qui évoque les sentiments et les ressentis

"Les sentiments naissent et grandissent dans le 'coeur à coeur', ils révèlent ce que certains appellent la rencontre des âmes. Ils se vivent dans la durée et prolongent le ressenti qu'ils transfigurent parfois. Ils contribuent à former la trame du tissu conjonctif qui constitue le lien entre deux êtres, à le nourrir, à le consolider et à en assurer la continuité, et cela quelle que soit leur nature. Car les sentiments ont de multiples facettes; toile de fond de notre vie émotionnelle, ils se répartissent sur une vaste palette dont les couleurs de base s'étendent des tons chatoyants et lumineux de l'amour aux dégradés sombres, noircis par l'ombre obscure de la haine ou de l'ambivalence, en passant par les teintes pastel et douces de la tendresse et les tonalités neutres de l'indifférence."
"Le ressenti s'ancre davantage dans le 'corps à corps', dans le charnel. Il s'inscrit dans l'instant, se joue en pointillés dans le contextuel d'une rencontre et la discontinuité de l'éphémère. Activé de l'extérieur, il plonge ses racines dans le vécu corporel et englobe les représentations mentales imprimées depuis l'aube des premières relations. Il se traduit par un état de bien-être ou de mal-être, lui même fondé sur le principe de plaisir-douleur, intégration-effraction. Les ressentis de plaisir et de joie seront assimilés sous forme d'expériences pleines et constitueront l'assise du sentiment de sécurité et de confiance en soi tandis que les ressentis de désagrément et de douleur se marqueront en creux, semblables à des trous psychiques dont le corps émotionnel traumatisé gardera la mémoire intacte.
De quel senti originaire le ressenti est-il la reviviscence? De quel prolongements est-il l'annonce inaugurale? Nul ne le sait vraiment! Toujours est-il que l'éventail de la sensation et de la réaction peut-être très large, très fort, si intense et si vif qu'il suscite parfois une véritable ivresse. Il est alors confondu avec un sentiment. Car dans leur nature et dans leur substance, sentiments et ressentis, conformément à leur origine étymologique, se structurent autour d'un noyau d'expérience commun, celui d'un senti en relation à l'autre, du moins au début"
...
"A flirter avec les sens et le 'senti', avec les sensations et les émotions, sentiments et ressentis induisent ainsi chez beaucoup une collusion trompeuse, prompte à entretenir l'illusion simplificatrice à laquelle, par économie psychique, nous sommes bien souvent prêts croire. De là naît et se développe une confusion fréquente et tenace, difficile à démystifier. Bon nombre d'entre nous appelons sentiment ce qui n'est autre qu'un ressenti positif inscrit dans une séquence privilégiée et définie de relation...."

Pas simple, hein??? Je ne sais ce que vous en pensez, mais je pense que je vais devoir cogiter encore un bon moment sur ce sujet.
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Messagepar Vajra » 06 Oct 2008 15:24

Il semble que tout soit codé.
Je pense que nous réagissons de façon inconsciente par rapport à tout notre vécu passé. Les émotions sont là, gravées dans la chair et dans les os, conséquences de moments de plaisir ou de douleur.
Ce qui nous attire dans l'autre, sans qu'on le sache vraiment, c'est sa faculté, son potentiel à nous replonger dans des états déjà connus où l'on s'est senti aimé.

En ce sens Salomé avec ses mots, fait ressurgir et met le doigt sur des aspirations inassouvies, des traumatismes enfouis, des envies de s'en libérer.

Et je crois que pour être vraiment efficace, si une personne assiste à un de ses stages ou lit un de ses bouquains, le partenaire devrait en faire autant.
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