Les livres qui vous ont plu

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Les livres qui vous ont plu

Messagepar coriolan » 08 Mar 2008 18:51

A la demande de notre amie Araucaria, dite Odile, j'ouvre cet espace afin de vous permettre de vous exprimer sur les livres qui vous ont plu. Faites-nous profiter de ce qui vous a fait sourire, rire ; ce qui vous a émus ou chavirés...

Allez ! On va rire ou pleurer en choeur ! Qu'importe l'émotion, pourvu qu'on soit ensemble... :D
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Merci Claude

Messagepar araucaria » 08 Mar 2008 22:53

J'ai encore environ 200 pages à lire, d'un très gros pavé écrit par Gérard de Cortanze : Assam...Après, je vous en parlerai, mais c'est une superbe découverte, une très belle écriture, un magnifique roman!
Je vous offre mes deux citations préférées :
- "Une pièce sans livres est comme un corps sans âme" Cicéron
- "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous" P. Eluard
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Messagepar renal » 12 Mar 2008 00:29

Moi j'ai lu beaucoup de livres, je suis une dévoreuse. Un qui m'a bien plu, c'est " Ensemble et c'est tout" de Anna Gavalda, un livre qui montre bien que l'on peut vivre ensemble malgrés nos différences.
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Assam de Gérard de Cortanze

Messagepar araucaria » 15 Mar 2008 09:47

Très beau voyage que j'ai terminé à une heure très tardive, trop ennervée sans doute par ma consommation abusive de thé de ces dernières semaines. Couchée, je me suis relevée pour terminer le roman et dire un dernier "Adieu" à Aventino. Plus de titre entre-nous, plus de particule, j'ai décidé de l'appeler par son prénom, je le tutoie aussi... je viens de passer vingt longues années à sa suite, cela créé des liens. Il va terminer sa vie dans son 19ème siècle piémontais, je vais poursuivre la mienne dans le 21ème siècle sur l'île où est né le tyran Bonaparte qui a apporté tant de misères et de désastres dans l'Italie chère à ce sympathique héros. Le citoyen Buonaparte, quant à lui, jeune, frais, arrogant au début du livre, est monté en puissance tout au long de ce récit, jusqu'à devenir l'Empereur Napoléon, et vient de poser armes et bagages à Sainte-Hélène. Je lui souhaite là-bas la fin qu'il mérite! Pourquoi ai-je été séduite par Aventino? La première bonne raison, est sans doute parce qu'il détestait Napoléon...
Que dire d'Aventino? Comment le décrire? Je n'en sais rien, vers la fin du roman nous apprenons qu'il se trouve beau! Beau c'est vrai, il l'est intérieurement. Physiquement c'est le mystère, aucune description. Je l'imagine à 25 ans, cheveux très noirs et yeux assortis, beaucoup de charme et d'élégance, portant un bel habit de coupe XVIIIème siècle, avec tricorne, et ne séparant jamais de son épée...Vingt ans plus tard, les tempes argentées, il a encore gagné en séduction...HUMMMMMMMMMMMM...Intelligent, instruit, courageux, viril, homme de conviction fidèle à sa patrie et à ses idées, grand voyageur, Aventino possède d'immenses qualités, on ne peut que tomber sous son charme et le suivre pas à pas en retenant son souffle pendant 789 pages. Magnifique roman, où l'Histoire s'invite, mais où l'on trouve aussi l'Aventure, et l'Amour, Assam est un livre qui nous emporte dans l'imaginaire, qui nous fait voyager dans l'espace et dans le temps. Gérard de Cortanze est un écrivain talentueux.
Une très bonne surprise donc que ce livre, je suis très difficile, voire très sélective, celui-ci, je vous en recommande la lecture, un peu triste d'avoir tourné la dernière page et d'avoir quitté Aventino...
Je vais revenir prochainement pour vous recopier un petit extrait d'Assam.
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Quelques lignes d'Assam, de Gérard de Cortanze

Messagepar araucaria » 16 Mar 2008 19:56

J'ai choisi un passage faisant évoluer le héros dans le Piémont, j'aurais pu vous inviter, en Assam, sur mer, pendant une bataille, où vous convier à lire quelques lignes érotiques, voire coquines. C'est la vie, et parmi nous me semble t'il personne ne sort d'un couvent ou à ma connaissance a décidé d'y entrer...Et ayant imploré Claude de maintenir la rubrique "Coquins-coquines", je suis bien mal placée si je me montre "frileuse" et ne vais pas commencer à me cacher la tête dans le sable comme une autruche. Vous découvrirez tout cela par vous mêmes, et les âmes sensibles censureront ce que leurs chastes yeux n'osent lire! :wink:

Donc, la parole est à Gérard de Cortanze :

"Aventino n'est plus qu'à une lieue du château de Cortanze qu'il finit par voir émerger de la brume. Le voyage qu'il vient d'achever, il n'aurait jamais pu en imaginer de semblable. Il doit faire un détour pour éviter une énorme congère. Soudain, la tourmente reprend, de lourds flocons commencent à tomber qui aveuglent son cheval. Les tourbillons de neige viennent frapper et recouvrir son visage. Aventino, qui veut mettre pied à terre, voit soudain, à quelques mètres de lui, un loup gris, presque blanc. C'était bien lui, cette présence qu'il sentait depuis son départ de la forteresse. Il n'avait donc pas rêvé. Une présence discrète, presque invisible. Un loup solitaire et silencieux, qui s'arrêtait quand il s'arrêtait, qui accélérait l'allure quand le cheval pouvait trotter parce que la neige était moins épaisse, qui ralentissait quand la pente s'accentuait. Un loup gris et blanc qu'il pourrait - il le sait - presque caresser comme un vieux chien.
Son bras et sa main le font souffrir et il n'a plus d'opium. Bientôt, la grille du château s'ouvre devant lui. Et de nouveau Felicita est là, effarée, la main sur la rampe. Une fois le seuil franchi et le vaste cortile traversé, le bel escalier se présente, conduisant à l'enfilade de pièces du premier étage, reliées entre elleq par une galerie, sur laquelle s'ouvre les appartements d'Aventino.
Le soir, il est dans son lit, et cela lui semble un don du ciel, une bénédiction. A trois heures du matin, le temps s'est levé, et la lune éclaire si fort le paysage, qu'on peut voir dans le lointain la masse tumultueuse et muette des Alpes. Aventino finit par ouvrir sa fenêtre pour laisser pénétrer la nuit glacée. Le froid lui dit qu'il ne rêve pas. A quelques mètres du mur d'enceinte qui donne sur la place Vittorio Veneto, au pied de l'allée gardée par les statues de pierre couvertes de neige, il distingue une forme aux contours incertains : roulé en boule, le loup au pelage gris, presque blanc, qui l'a suivi depuis Mantoue."
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Messagepar coriolan » 16 Mar 2008 20:47

Joliment écrit. On a envie d'aimer ce loup ! A-t-il une importance dans le suite du récit ? J'aimerais bien...
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Re: Quelques lignes d'Assam, de Gérard de Cortanze

Messagepar coriolan » 16 Mar 2008 20:57

araucaria a écrit:...ayant imploré Claude de maintenir la rubrique "Coquins-coquines", je suis bien mal placée si je me montre "frileuse" ...

Comment ça "imploré" ? Tu as supplié, tu t'es roulée parterre, à mes pieds, tu m'as harcelé au téléphone, par mails, par lettres, télégrammes ; tu m'as pris en otage et j'ai dû céder à ta furie dévastatrice, etc.

Tout ça pour dire que je ne te vois pas frileuse le moins du monde... Tu es le Vésuve, objet de collection pour DD ! :thin:
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Le Vésuve??????

Messagepar araucaria » 16 Mar 2008 21:04

Objet de collection pour DD? DD est-il vulcanologue?

Oui, Claude, je me suis roulée à tes pieds, je t'ai harcelé c'est vrai, j'ai fait un odieux chantage...Mais, chut, c'était entre-nous, voyons! A garder jalousement dans le secret d'une alcôve virtuelle. Je vais encore me faire taper sur les doigts par Nelly! C'est malin, tiens!!!!! :wink:
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Claude, autre chose

Messagepar araucaria » 16 Mar 2008 21:06

Je ne suis peut-être pas "frileuse" et au contraire volcanique, mais surtout pas sado-maso....alors je n'apprécie pas trop ton cagoulard futuriste qui me fouette!
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Avec tout ça, j'ai oublié le loup...

Messagepar araucaria » 16 Mar 2008 21:09

dans Assam, il va encore tenir compagnie à Aventino pendant quelque temps, et puis, il se frottera à d'autres bestioles, poursuivant très loin ses aventures.....
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Re: Le Vésuve??????

Messagepar coriolan » 16 Mar 2008 22:16

araucaria a écrit:Objet de collection pour DD? DD est-il vulcanologue?

Ah ! Faut suivre ma bonne amie ! va voir "Les volcans" dans "Le saviez-vous"
Bonne soirée, je ferme. je vais voir ce qu'à fait la droite... :oops:
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Messagepar renal » 17 Mar 2008 23:29

Voici deux livres que je viens de lire l'un à la suite de l'autre :

Edith Stein (1891-1942) CECILE RASTOIN

Vie d’une famille Juive EDITH STEIN


Une histoire très belle, une femme trés douée, philosophe, puis convertie au catholicisme, puis entrée au Carmel. Elle a reconnue sa nationalité juive, et à été déportée avec son peuple et est morte dans les camps. Elle aurait pu être sauver, mais elle a donné sa vie avec les siens. Une belle preuve d'amour.
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Messagepar livrerose » 19 Mar 2008 15:25

j'ai beaucoup aimer, les romans d'ISABELLE ALLENDE
"fille du destin","portrait sépia",et "la maison des esprits"
ces livres, nous enmenent au chili , ,en californie et en europe!........tout au début, en chine.
ils montrent combien les rapports humain peuvent-être ambigus entre les différentes génerations,dans une même famille.
leurs rapports avec leurs domestiques et les fermiers qui vivent et travaillent sur leur domaine!.......entre l'amour, la douce folie , la mort et la guerre!!!!
Dans un Pays où les tabouts sont de rigeurs et la peur de l'état très présente;
Clara est une bien agréable héroine, et Esteban Trueba plein de fougue
Par la suite , Paulina delVal , richissime grd mère d'Aurora, qui a l'âge de cinq ans vient vivre chez elle, celle-ci parvient a cacher a l'enfant, la véritable identitée de ses parents.
Aurora n'a que très peu de souvenirs de sa petite enfance,SEUL un horrible cauchemar très sanglant la poursuit!
descendante des héros de "fille du destin" et ancêtre de "la maison des esprits" !
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Merci pour ce résumé Livrerose

Messagepar araucaria » 19 Mar 2008 16:19

Mais l'action de ces histoires se situe à quelle époque????
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Re: Merci pour ce résumé Livrerose

Messagepar livrerose » 19 Mar 2008 21:26

araucaria a écrit:Mais l'action de ces histoires se situe à quelle époque????


c'est une saga familliale, qui commence en 1832 et s'étale au long des différents livres jusqu'a maintenant!

Isabelle Allende est la nièce du president chilien SALVADOR ALLENDE
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Messagepar livrerose » 22 Mar 2008 21:05

les cerfs volant de kaboul
KHALID HOSSEIN

une histoire d'amitié entre deux garçons,AMIR et HASSAN,de monde différents.L'un est fils d'un riche commerçant, et l'autre fils d'un de leurs serviteurs!
Pourtant un jour ce lien va se briser!
sous les yeux d'AMIR, hassan subit une véritable attaque qui le mortifie dans sa chair et dans son amour propre! AMIR ne fera pas un geste pour aider son ami?.....LACHETE,HONTE?
leur chemin se sépare;
En 2001,vivant depuis plusieurs années aux Etats-Unis,AMIR reçoit un message venu du Pakistan!"il y a un moyen de te racheter!" il devra retourner dans son propre passé et se rendre dans l'Afghanistan des Talibans!!!!
c'est une histoire incroyable, qui nous fait comprendre combien ce peuple a souffert et a dut se battre contre les attaques jusqu'a aujourd'hui.
Il n'existe que trois grd Nations pour AMIR:
les Etats-Unis, la grd Bretagne et Israël!
les autres ne sont que de vielles radoteuses.
son discour sur Israël,lui attire les foudres des Afghans, lesquels l'accusaitent d'être projuif! et par conséquent contre l'Islam.
"Ce qu'ils ne comprennent pas disait-il c'est que la religion n'a rien a voir dans cette histoire"
-Israël fait ceci, Israël fait cela,.....alors qu'attendez vous pour riposter! bougez- vous,aidez les Palestiniens!!!!
Il detestait Jimmy Carter-qu'il surnommait'le crétin aux grd pieds"
en 1980,les Etats-Unis avaient annoncés qu'ils boycotteraient les jeux olympiques de Moscou!

un livre bien écrit, qui vous tient en haleine du début jusqu'a la fin!
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Messagepar livrerose » 22 Mar 2008 21:11

de Guillaume Musso
Parce que je t'aime
et Seras-tu-là?

Elliot ,médecin ne se console pas de la mort de sa femme ILLENA,il y a 30 ans.
un jour,il a l'occasion de revenir 30 ans en arrière et de rencontrer le jeune homme qu'il était!
il est revenu a l'instant où un geste de lui aurait pu sauver ILLENA
Histoire d'amour et suspens a vous couper le souffle!
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Messagepar livrerose » 22 Mar 2008 21:15

de" MICHAEL SADLER"
Un Anglais a Paris.

la France ,vu par MICHAEL SADLER,pose un regard ironique sur les moeurs un regard amusé et ironique!!!
-comment peut-on être français?-
comme disait MONTESQUIEU!

très agréable a lire et délassant, un clin d'oeil plein d'humour.
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Un auteur à découvrir !

Messagepar coriolan » 22 Mar 2008 21:27

Moi, je suis en train de me repaître des oeuvres de Brumes !

Je suis certain qu'à votre demande, elle sera ravie de vous les faire lire ; ce sont des nouvelles très sympa.

Parmi les titres que j'ai déjà lus, je vous recommande :

- Lordin et moi,
- Lordin's qui êtes aux cieux,
- La voiture jaune,
- Brumes,
- Maria et les autres,
- Papillon bleu,
- Une autre vie,
- jeu dangereux.

Et je suis en train de lire : Le grain de sable.

C'est frais, ça coule, ça se lit aisément. Les nouvelles font en moyenne une quizaine de pages dactylographiées.

Oui, un auteur (je déteste la forme moderne 'une auteure'), un auteur donc à découvrir. Et il est des nôtres !
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Messagepar livrerose » 22 Mar 2008 21:36

ben moi,...j'ai déjà tout lu de notre BRumes et c'est vrai qu'elle a une bien belle plume,ces nouvelles sont incroyables de fraicheur et de suspense.C'est une lecture agréable et parfois tellement imprévisible!.............nous devrions trouvez un moyen,pour l'aider a trouver un éditeur qui ne demande pas de gros investissements, car se faire éditer coûte très très cher??????
Claude toi tu ne connaîtrais pas un bon filon?????????
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Messagepar coriolan » 22 Mar 2008 21:47

livrerose a écrit:Claude toi tu ne connaîtrais pas un bon filon?????????

Si j'en connaissais un, je l'aurais déjà utilisé pour moi... :lol: Malheureusement, non ! Bien sûr qu'à compte d'auteur, c'est facile...
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Vous me connaissez tous assez maintenant

Messagepar araucaria » 26 Mar 2008 00:21

pour savoir que je n'aime pas le hasard, mais que je lui préfère les rendez-vous.
Je n'ai pas terminé la lecture de "Dominique", cependant je vais vous en faire savourer un passage.

Ce matin, en visite sur un premier blog, j'ai lu un beau texte évoquant la vie, et qui avait pour titre "Comédie humaine", sur un second blog, c'était un poème "La vie promise", cette journée semblait donc placée sous le signe de LA VIE, car j'ai eu un nouveau rendez-vous avec cette même vie, alors que rongeant mon frein dans une bruyante salle d'attente, j'occupais sainement mon temps à lire le roman autobiographique d'Eugène Fromentin :

"La vie, croyez-moi, voilà la grande antithèse et le grand remède à toutes les souffrances dont le principe est une erreur.
Le jour où vous mettrez le pied dans la vie, dans la vie réelle, entendez-vous bien; le jour ou vous la connaîtrez avec ses lois, ses nécessités, ses rigueurs, ses devoirs et ses chaînes, ses difficultés et ses peines, ses vraies douleurs et ses enchantements, vous verrez comme elle est saine, et belle, et forte, et féconde, en vertu même de ses exactitudes; ce jour-là, vous trouverez que le reste est factice, qu'il n'y a pas de fictions plus grandes, que l'enthousiasme ne s'élève pas plus haut, que l'imagination ne va pas au-delà, qu'elle comble les coeurs les plus avides, qu'elle a de quoi ravir les plus exigeants, et ce jour-là, mon cher enfant, si vous n'êtes pas incurablement malade, malade à mourir, vous serez guéri."

Belle envolée romantique n'est-ce pas?

Je n'ai plus depuis longtemps l'âge de ce cher enfant (adolescent en fait), ma vie dans le meilleur des cas il me semble la rêver, dans le pire la cauchemarder. Si l'on me pinçait pour un peu je sortirais d'un long sommeil...surtout, surtout, ne pas passer à côté, mais ça n'est pas simple, et cinquagénaire, je ne sais pas m'y prendre, je n'ai pas trouvé de solution, pour la vivre vraiment. On dit que la nuit porte conseil...
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MARKO

Messagepar livrerose » 26 Mar 2008 00:23

j'ai passé l'après-midi, avec Marguerite Yourcenar
nouvelles Orientales
et je voudrais vous faire partager mon plaisir;

le sourire de Marko;

le paquebot flottait mollement sur les eaux lisses, comme une méduse à l'abandon.
Un avion tournait avec l'insupportable vrombissement d'un insecte irrité dans l'étroit espace de ciel encaissé entre les montagnes.
On n'était encore qu'au tiers d'une belle après- midi d'été, et déjà le soleil avait disparu derrière les arides contreforts des Alpes monténégrines semées de maigres arbres.La mer, si bleue le matin au large, prenait des teintes sombres à l'intérieur de ce long fjord sinueux bizarrement situé aux abords des Balkans.
Déjà des formes humbles et ramassées des maisons,la franchise salubre du paysage étaient slaves, mais la sourde violence des couleurs, la fièrté nue du ciel faisaient encore songer à l'Orient et à l'Islam.
La plupart des passagers étaient descendus à terre et s'expliquaient parmi les douaniers vêtus de blanc et admirables soldats munis d'une dague triangulaire, beaux comme l'Ange des armées.
L'archéologue Grec,le Pacha égyptien et l'ingénieur français étaient restés sur le pont supérieur.
L'ingénieur s'était commandé une bière, le pacha buvait du whisky et l'archéologue une citronnade;
-ce pays m'excite, dit l'ingénieur.Ce quai de Kotor et celui de Raguse sont sans doute les seuls débouchés méditérranéens de" ce grd pays slave étalé des Balkans à l'Oural, qui ignore les délimitations changeantes de la carte d'Europe et tourne résolument le dos à la mer, qui ne pénètre en lui que par les pertuis compliqués de la caspienne, de la finlande, du pont- Euxin, ou des côtes dalmates.Et, dans ce vaste continent humain, l'infinie variété de races ne détruit pas plus l'unité mystérieuse de l'ensemble que la diversité des vagues ne rompt la monotonie majestueuse de la mer.
Mais ce qui m'intéresse en ce moment, ce n'est ni la géographie ni l'histoire, c'est ...Kotor.
les bouches de Cattaro, comme ils disent......Kotor comme nous la voyons du pont de ce paquebot italien, Kotor la farouche, la bien cachée, avec sa route en zigzag qui monte vers cettigné, et la Kotor à peine plus rude des légendes et des chansons de geste slaves.
Kotor l'infidèle, qui vécut jadis sous le joug des musulmans d'albanie, auquels vous comprenez bien, Pacha, que la poésie épique des serbes ne rend pas toujours justice.
Et vous Loukiadis, qui connaissez le passé comme un fermier connait les moindres recoins de sa ferme, vous ne me direz pas que vous n'avez entendu parler de Marko Kraliévich?
- je suis archéologue, répondis le grec en reposant son verre de citronnade.Mon savoir se limite à la pierre sculptée, et vos héros serbes taillaient plutôt la chair vive.Pourtant ce Marko m'a intéressé, moi aussi, et j'ai retrouvé sa trace dans un pays bien éloigné du berceau de sa legende, sur un sol purement grec, bien que la piété serbe y ait élevé d'assez beaux monastères....
-au mont Athos, interrompit l'ingénieur.les os gigantesques de Marko reposent quelque part dans cette sainte montagne où rien ne change depuis le moyen âge, sauf peut-être la qualité des âmes, et où six mille moines ornés de chignons et de barbes flottantes prient encore aujourd'hui pour le salut de leur pieux protecteurs, les princes de Trébizonde, dont la race est sans doute éteinte depuis des siècles.
qu'il est reposant de penser que l'oubli est moins prompt,moin total qu'on ne suppose, et qu'il y a encore un endroit au monde où une dynastie du temps des croisades se survit dans les prières de quelques vieux prêtres!
-si je ne me trompe, Marko mourut dans une bataille contre les ottomans, en bosnie ou en pays croate, mais son dernier désir fut d'être inhumé dans le sinaï du monde orthodoxe, et une barque réussit à y transporter son cadavre, malgré les éceuils de la mer orientale et les embuches des galères turques.
une belle histoire, et qui me fait penser, je ne sais pourquoi, à la dernière traversée d'arthur......
"Il y a des héros en Occident, mais ils semblent maintenus par leur armature de principes comme les chevaliers du moyen âge par leur carapace de fer: avec ce sauvage serbe, nous avons le heros tout nu.
Les turcs sur qui marko se précipitait devaient avoir l'impression qu'un chêne s'abattait sur eux.
Je vous ai dit qu'en ce temps là, le Monténégro appartenait a l'Islam:les bandes serbes étaient trop peu nombreuses pour disputer ouvertement aux Circoncis la possession de la Tzernagora! cette montagne noire, dont le pays tire son nom;
Marko nouait des relations secrètes en pays infidèle avec les chrétiens faussement convertis, des fonctionnaires mécontents, des pachas en danger de disgrâce et de mort; il lui devenait de plus en plus necessaire de s'aboucher directement avec ses complices.
Mais sa haute taille l'empêchait de se glisser chez l'ennemi, déguisé en mendiant, en musicien aveugle ou en femme, bien que ce dernier travestissement eût été rendu possible par sa beauté: mais ont l'eût reconnu à sa longeur démesurée.
mais là où une barque est visible, un bon nageur se dissimule, et seuls les poissons connaissent sa piste entre deux eaux;
Marko charmait les vagues,les femmes, les chenaux compliqués de la mer le conduisait souvent a kotor, au pied d'une maison en bois vermoulu, la veuve du pacha de scutari passait là ses nuits à rêver de marko et se matins a l'attendre.
Elle frottait d'huile son corp glacé par les baisers mous de la mer; elle le réchauffait dans son lit à l'insu de ses servantes; elle lui facilitait ses rencontres nocturnes avec ses agents et ses complices.
aux petites heures du jour, elle descendait dans la cuisine encore déserte lui préparer les plats qu'il aimait.
Il se resignait à ses seins lourds, a ses jambes épaisses, à ses sourcils qui se rejoingnaient au plein milieu de son front, à son amour soupconneux de femme mûre; il ravalait sa rage en la voyant cracher quand il s'agenouillait pour faire le signe de la croix;
Une nuit, la veille du jour ou marko se proposait de rejoindre Raguse à la nage, la veuve descendit pour lui fabriquer un repas, mais les larmes l'empêchèrent de cuisiner avec soins;
elle monta un plat de chevreuil trop cuit;Marko avait beaucoup but, sa patience était restée au fond de la cruche, il lui saisit les cheveux entre ses mains poisseuse de sauce et hurla
-chienne du diable, as-tu la prétention de me faire manger de la vielle chêvre centenaire?
- c'était une belle bête , répondit la veuve!
- elle était coriace comme ta viande de sorcière, et avait le même fumet maudit dit le jeune chretien ivre, puises-tu bouillir comme elle en enfer;
d'un coup de pied il envoya le plat de ragoût par la fenêtre.
la veuve lava sans rien dire le sol taché de graisse, et son propre visage bouffi de larmes.Elle ne se montra pas moin tendre, ni moin chaude que la veille; et, au point du jour, quand le vent du nord commença a souffler la révolte parmis les vagues du golfe,elle conseilla doucement à Marko de retarder son départ. Il y consenti;Aux heures brûlantes du jour , il se recoucha pour la sieste.A son reveil, comme il s'étirait paresseusement devant la fenêtre, il vit briller des cimetères,une troupe de soldats turcs encerclait la maison, en bloquait toutes issues, Marko se précipita vers le balcon qui surplombait de très haut la mer, les vagues bondissantes se fracassaient sur les rochers avec le bruit de la foudre du ciel.
Marko arracha sa chemise,et plongea la tête la première dans cette tempête où ne se serait aventurée aucune barque.
les soldats saccagerent la maison sous la conduite de la méchante veuve sans trouver la moindre trace du geant, en voyant sa chemise sur le balcon, ils se precipiterent sur la plage en hurlant de dépit et de terreur.ils reculaient malgré eux , chaque fois qu'une vague plus féroce éclatait à leurs pieds, les accès du vent leur semblaient le rire de marko, Marko nageait sans avancer d'une brassée, ses ennemis le visait à la tête, mais le vent déviait leurs dards, il disparaissait et réaparaissait sous la même meule verte. Enfin la veuve noua solidement son echarpe à la longue ceinture souple d'un Albanais, un pêcheur de thons réussit à emprisonner Marko dans ce lasso de soie, et le nageur à demi étranglé dut se laisser trainer sur la plage;
au cours de ses parties de chasse dans la montagne, Marko avait souvent vu des animaux faire le mort pour éviter qu'on les acheve; son instinct le porta à imiter la ruse. le jeune homme au teint livide sur la plage était rigide et froid comme un cadavre vieux de trois jours, ses yeux fixes ne reflétaient plus l'immensité du ciel, ses lèvres salées par la mer se figeaient sur ses machoires contractées, ses bras pendaient abandonnés, les soldats se penchèrent sur lui et s'écrièrent
-allah! il est mort comme une taupe pourrie, comme un chien crevé,rejetons le a la mer!
mais la méchante veuve
-il faut plus d'une tempête pour noyer Marko , dit-elle, et plus d'un noeud pour l'étrangler,tel que vous le voyez ,il n'est pas mort,il charmera les vagues, comme il m'a charmée, pauvre femme.Prenez des clous et un marteau et crucifiez ce chien comme fut crucifiez son Dieu qui ici ne lui viendra pas en aide, et vous verrez si ses genoux ne se torderons pas de douleur,et si sa bouche, ne vomira pas des cris!
les bourreaux percerent les mains du jeune serbe, et il traverserent ses pieds de part en part, mais le corp du suplicié demeura inerte, aucun frémissement n'agitait ce visage, et le sang ne suintait de sa chair que goute a goute, car Marko commandait ses artères comme il commandait son coeur, alors le plus vieux jeta loin de lui le marteau et s'ecria
-qu'Allah me pardonne d'avoir essayé de crucifier un mort, attachons un pierre a son cou pour que l'abime ensevelisse notre erreur!
- il faut plus de mille clous et de cent marteaux pour crucifier Marko criait la méchante veuve, prenez des charbons ardents et posez les sur sa poitrine , et vous verrez s'il ne se tord de douleur!
les bourreaux prirent les braises d'un fourneau d'un calfat et ils tracèrent un large cercle sur la poitrine glacée par la mer, les charbons brûlèrent, puis s'éteignirent et devinrent noir comme des roses rouge qui meurent, mais le garçon ne gemit pas et aucun cil ne frémit
-Allah, dirent les bourreaux, nous avont pèché,car Dieu seul a le droit de supplicier les morts,mettons le dans un sac plein de pierres et jetons le a la mer!
-malheureux criait la veuve, il crevera le sac, faites plutôt venir les jeunes filles du village et ordonnez qu'elles dansent en rond sur le sable autour de lui, et vous verrez bien si l'amour continue à le supplicier
on appela les jeunes filles qui se mirent a dansées autour du cadavre, la plus belle de toutes; un mouchoir rouge a la main,menait la danse, elle était comme le chevreuil qui bondit, comme le faucon qui vole, Marko, immobile se laissait effleurer par ses pieds nus,mais son coeur battait de plus en plus fort qu'il craignait qu'ils finissent par l'entendre.et malgré lui, un sourire de bonheur presque douloureux se dessinait sur ses lèvres, qui bougeaient comme pour un baiser.
grâce au lent obscurcissement du crépuscule, la veuve et les soldats ne s'étaient appercus de ce signe de vie.Mais les yeux clairs de Haisché restaient sans cesse fixes sur le visage du jeune homme, car elle le trouvait très beau.
Soudain elle laissa tomber son mouchoir pour cacher ce sourire et dit d'un ton fier
-il ne me convient pas de danser devant le visage nu d'un chretien mort, et c'est pourquoi j'ai couvert sa bouche, dont la seule vue me fait horreur.
elle continuait ses danses, affin que l'attention des bourreaux fût distraite et qu'arrivait l'heure de la prière.les jeunes filles retournèrent vers la ville, Haisché s'en alla en se retournant souvent vers Marko!
seul la veuve méfiante resta près du cadavre.Marko se redressa enleva les clous de ses mains, et prit la veuve par les cheveux et lui cloua la gorge puis lui cloua le front, il arracha ensuite les épines qui lui percaient les pieds et lui creva les yeux, quand les bourreaux revinrent, il ne trouverent que le cadavre de la veuve. la tempête s'était calmée, et Marko avait disparu dans les flots.
Il va sans dire que Marko reconquit le Pays et enleva la belle fille qui avait éveillé son sourire.
-ce n'est ni la gloire,ni leur bonheur qui me touche, c'est un euphémisme exquis, ce sourire sur les lèvres d'un supplicié pour qui le désir est la plus douce torture.
-Une bizarre histoire, dit l'archéologue,mais la version que vous venez de nous offrire est sans doute recente,Il doit y en avoir d'autres plus primitive
- vous avez tort, dit l'ingénieur, je vous l'ai donnée telle que me l'on apprise les paysans du village où j'ai passé mon dernier hiver,occupé a forer un tunnel pour l'Orient-Express.Je ne voudrais pas médire de vos héros grecs, Loukiadis: ils s'enfermaient sous leur tente dans un acces de dépit; ils hurlaient de douleur sur leurs amis morts; ils trainaient par les pieds le cadavre de leurs ennemis autour des ville conquises, mais croyez-moi, il a manqué à l'illiade un sourire d'Achile!.
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Donc j'ai encore péché!

Messagepar araucaria » 26 Mar 2008 21:35

voici le livre que je viens d'acheter, je vous soumets le résumé de la quatrième de couverture. Vous me direz, si vous auriez pû "craquer" vous aussi, où si vous pensez que mon cas est désespérant et désespéré...Que voulez-vous...Je vous dois un aveu, je crois faire partie de cette catégorie d'individus que Franck (Umabrad) nomme "les torturés du bulbe". Comme je "pense" beaucoup, sans trop de résultats hélas, et que je me heurte autant à des murs qu'à des questions qui n'ont pas de réponses, je cherche dans toutes les directions, suivant toutes les pistes et espérant bien un jour où l'autre apercevoir un mince rai de lumière. Le chemin est certainement long, mais je ne désespère pas, je m'obstine même, et cette enquête me permets d'avancer.

Donc voici le livre : "Dieu, malgré tout" de Jacques Duquesne

"J'écris ces pages dans un monde bouleversé par des catastrophes naturelles, qui s'interroge sur l'avenir de la planète et ne croit plus au progrès. J'écris ces pages dans une Europe qui a vu s'affronter tous les totalitarismes et se taire leurs prophètes qui annonçaient un jour meilleur. J'écris ces pages alors qu'on se tue au nom de Dieu.
Et pourtant...L'avenir est aussi une promesse. Car l'homme a un allié dans cette aventure : Dieu, malgré tout. (...)
A tous ceux qui crient et se révoltent, il faut dire qu'ils ont raison de crier. Et que Dieu crie avec eux contre le mal, participe à leur révolte. Et qu'il en souffre parce qu'il n'est pas tout-puissant, ne veut pas l'être : s'il l'était, nous ne serions pas des hommes."

Je vais d'abord terminer mon challenge littéraire, c'est un pari contre mon côté "touche à tout", après je me plongerai dans la lecture de ce petit ouvrage très sérieux, et vous dirai avec sincérité si je suis d'accord avec le dernier paragraphe du petit résumé. Vais-je avoir une réponse à vous donner, je ne peux le savoir à l'avance.

PS: ce petit "poche" possède une très belle couverture : un magnifique coucher de soleil sur la mer.
Je vous offre mes deux citations préférées :
- "Une pièce sans livres est comme un corps sans âme" Cicéron
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Un extrait de Dominique

Messagepar araucaria » 02 Avr 2008 07:56

d'Eugène Fromentin.
La dernière page n'est pas encore tournée, je ne vous donne donc pas mon impression. Je sais qu'elle sera bonne, et pourtant, ces lectures ne ma valent rien. Je le sais depuis longtemps, mais je m'obstine pourtant. Il y a 30ans déjà, un garçon que j'ai adoré et qui me rendait l'affection que je lui témoignais, me conseillait déjà en "grand frère attentif" de sortir de mes romans du XVIIème siècle...Pourquoi XVIIème?, il se trompait d'époque, aucune passion pour le règne du Roi Soleil. Je plongeais avec ravissement dans des oeuvres du XIXème, pleurant avec les romantiques et me complaisant avec eux...Et de temps en temps encore, le piège se referme, je n'ai écouté les conseils et recommandations de mon ami...je replonge systématiquement et m'offre des lectures nostalgiques. L'expérience de la vie pourrait m'aider à considérer ces lectures d'un oeil détaché..."Ca n'est qu'un roman après tout, ni attachons pas d'importance, ne rêvons pas...tu as passé l'âge "ma petite" "...eh bien, rien n'y fait, terrible constat! Je sais que je me perdrai encore et encore.

"A cette époque à peu près, j'eus une grande émotion. Il y avait une exposition de peinture moderne. Quoique très ignorant dans un art dont j'avais l'instinct sans nulle culture, et dont je parlais d'autant moins que je le respectais davantage, j'allais quelquefois poursuivre, à propos de peinture, des examens qui m'apprenaient à bien juger mon époque, et chercher des comparaisons qui ne me réjouissaint guère. Un jour, je vis un petit nombre de gens qui devaient être des connaisseurs arêtés devant un tableau et discourant. C'était un portrait coupé à mi-corps, conçu dans un style ancien, avec un fond sombre, un costume indécis, sans nul accessoire : deux mains splendides, une chevelure à demi perduen la tête présentée de face, ferme de contours, gravée sur la toile avec la précision d'un émail, et modelée je ne sais dans quelle matière sobre, large et pourtant voilée, qui donnait à la physionomie des incertitudes extraordinaires, et faisait palpiter une âme émue dans la vigoureuse incision de ce trait aussi résolu que celui d'une médaille. Je restai anéanti devant cette effigie effrayante de réalité et de tristesse...(...) Madeleine était là devant moi qui me regardait, mais avec quels yeux! avec quelle pâleur, et quelle mystérieuse expression d'attente et de déplaisir amer!
Je failli jeter un cri, je ne sais comment je parvin à me contenir assez pour ne pas donner aux gens qui m'entouraient le spectacle d'une folie. Je me mis au premier rang; j'écartai tous ces curieux importuns qui n'avaient rien à faire entre ce portrait et moi. Pour avoir le droit de l'observer de plus près et plus longtemps...(...) J'eus l'air d'être passionné pour l'oeuvre du peintre, tandis qu'en réalité je n'appréciais et n'adorais, passionnément que le modèle. Je revins le lendemain, les jours suivants........."
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Messagepar renal » 02 Avr 2008 09:42

Aurau moi ausssi j'ai envie de lire le livre "Dieu, malgré tout" de Jacques Duquesne quand tu l'auras lu, j'aimerais bien connaître ton avis. Une autre petite chose, je ne veux pas faire de pub pour mon blog, mais j'ai mis dessus dans "Livres lus" tous les livres que j'ai lus depuis 2007, ils y en a tellememt que je ne peux pas le mettre sur exo. Bien sûr tu n'es pas obligé mais peut être que dans tous ses livres tu en connaîtra quelque uns.

Voci l'adresse, http://philosophie-poeme.oldiblog.com/
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Oui rénal

Messagepar araucaria » 02 Avr 2008 11:16

J'ai d'ailleurs fait une visite à ton blog, mais il est vaste.....alors pour l'instant, je n'y ai lu que des poèmes et des chansons! Je vais y retourner, promis! Effectivement nous allons peut-être nous retrouver autour de quelques titres.
Lorsque j'aurai mis un terme à mon challenge ABC, j'indiquerai aussi les titres que j'ai appréciés, les livres qui m'ont apporté quelque chose, et aussi ceux hélas qui ne méritent pas que le détour. Bonne journée. Bonnes lectures....
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Messagepar livrerose » 02 Avr 2008 12:17

somme nous bien certain de pouvoir dire ,après lecture,...ce livre ne vaut pas le détour?????
la lecture d'un livre et son appréciation, me semble être très personnelle!
ça dépend de notre humeur du moment, du taux de souçis qui encombrent notre esprit a ce moment là,et chacun de nous a une vision différente des choses,ce qui influence notre jugement.
Alors moi, quand un livre ne m'a pas vraiment plut, il m'arrive de le mettre de côte pendant quelques années , et de le reprendre,je vous assure que ma vision est alors toute différente!
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Bonjour Livrerose

Messagepar araucaria » 02 Avr 2008 12:25

Quand un livre me tombe des mains, quand je dois faire un effort pour le lire jusqu'au bout, quand il me "barbe", quand il est creux, ou quand j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu du temps en le lisant, mon jugement est sans appel...et je râle, car ce temps précieux j'aurais pu le consacrer à la lecture d'un chef d'oeuvre qui se trouve au milieu de mes livres en attente!
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Messagepar livrerose » 02 Avr 2008 12:35

oui bien sûr Arau, mais ça c'est un cas extrème,...........;;;je ne perd pas plus que toi ,mon temps sur un véritable nanar!
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