Je me suis laissée aller...

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Je me suis laissée aller...

Messagepar coriolan » 27 Mar 2019 19:41

La question s'étant posée au carrefour d'une phrase, je viens de perdre quelques heures de recherches que je ne regrette pas.

Passons le parcours, voici mes conclusions et qu'on se le dise :

- elle s'est laissée tomber, elles se sont laissées couler, je les ai laissés partir. Dans les régularisations orthographiques acceptées le 3 mai 1990 et publiées au Journal officiel du 6 décembre 1990, l'Académie française accepte désormais l'invariabilité dans tous les cas.

La question ne se pose même plus, force doit rester à la loi ! Mais après quelques heures de réflexion, mon point de vue est le suivant : si je décompose l'action : elle s'est laissée aller c'est, ni plus ni moins, elle s'est abandonnée ; alors qu'elle se soit abandonnée sous la pression d'autrui ou sous l'effet de sa faiblesse, c'est-à-dire "laissé faire, tomber, prendre sa place, etc." c'est toujours elle qui se laisse, qui laisse elle (s'), donc application de la règle quant à l'accord du verbe être à la forme pronominale. Mais, promis, je ne m'insurgerai plus devant ce qui, hier encore, était une faute et que l'Académie, dans sa grande bonté, a eu la faiblesse de transformer en normalité 'acceptable'...

On pourra toujours remonter avant 1990 (au siècle dernier !) pour voir ce qu'il en était à l'époque, mais je crains que la règle ancienne ne ressuscite de vieux souvenirs néfastes pour vivre en harmonie avec notre présent ; paix à leurs âmes défuntes ! Je serais de vous, je m'abstiendrais...
Le mot "chance" est l'alibi des incapables.
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