Poésie

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Modérateur: Guardian

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Messagepar coriolan » 16 Aoû 2017 18:22

Petit poème de William Blake, qui court sur les forums :

Je suis debout, au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : "il est parti !".
Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit :
"Il est parti !", il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
Et venir vers eux s'exclament avec joie :
"Le voilà !"
C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts,
Il y a des vivants sur les deux rives.


Très jolie poésie, mais mon Dieu - si je puis dire - quelle insulte à l'intelligence humaine !

Toujours ce besoin d'édulcorant, de hochets, de père Noël alors qu'il suffit de se dire : 'Il est parti en circonvolutions dans le 'Grand Tout' où rien ne se perd, ne se crée et où tout se transforme en se complexifiant. Nous le rejoindrons demain et nous nous fondrons en lui pour une 'vie' surhumaine insoupçonnée.'

Sauf, bien entendu, si entre temps, on découvre les hommes de l'autre rive de William Blake...
L'espoir de l'Océan naît au cœur de la Source.
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