EXHUMATIONS

Le verbe d'antan

Modérateur: Guardian

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Messagepar coriolan » 02 Mar 2012 18:56

lac - larron

lac :

Être perdu : Être dans le lac était une expression populaire. Elle est monnaie courante de nos jours. En revanche, ce qui n'est pas monnaie courante, c'est la vieille édition de mon Larousse qui nous l'apprend, c'est qu'il faut vraisemblablement écrire : être dans le lacs. Elle nous dit : "Lac est ici, probablement une mauvaise version, pour lacs : n.m. Cordon délié : lacs de soie. Noeud coulant pour prendre des oiseaux, des lièvres, etc. Fig. Piège:tomber dans les lacs d'une coquette.

Voilà qui éclaire l'expression d'un jour nouveau. Et si on redressait le tir, ne serait-ce qu'en l'honneur de nos anciens, hein ?

laïus :

N'est plus un terme d'argot d'école,il est familier et c'est bien dommage car il s'écarte de ses racines. En effet, et c'est toujours l'ancienne édition qui nous en informe : quand le cours de composition française fut créé à l'Ecole polytechnique (1804), le premier sujet donné fut un discours de Laïus, père d'Oedipe. D'où l'origine du nom commun et de l'expression, piquer un laïus, prononcer un discours.

lampion :

Il serait regrettable de citer 'l'air des lampions' sans en préciser son origine. Des lampions ! C'était les cris émis sur trois notes pareilles, sur un rythme de polka, que le peuple poussait en 1848, après la révolution, pour réclamer un meilleur éclairage des rues. Depuis, c'est toujours sur le même rythme 'des lampions' qu'on réclame soit le lever du rideau au théâtre, soit tout autre chose, en désignant ce que l'on désire par trois syllabes.

Désormais, dans les manifs, vous pourrez crier sur l'air des lampions sans rime ni raison, mais plus en méconnaissance de cause. Ce sera toujours ça de gagné !

larron :

avait un féminin LARRONNESSE. Il n'y a plus de larronnesse... qu'on dit !

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Messagepar coriolan » 06 Mar 2012 13:53

Licou - louloutte

licou ou licol :

est devenu licol ou licou. On se fera une raison !

longi... :

Avec toute une litanie de mots ayant 'longi' pour préfixe, la fable du Petit Chaperon rouge s'en trouve toute modifiée :

Grand'mère (ancienne orthographe de 'grand-mère'), que vous êtes longifoliée ; c'est pour mieux t'esgourdir, mon enfant.

Grand'mère, que vous êtes longimane ; c'est pour mieux te caresser, mon enfant.

Grand'mère, que vous êtes longipède ; c'est pour mieux courir, mon enfant.

Grand'mère, que vous êtes longirostre ; c'est pour mieux te manger, mon enfant.

Là-dessus, etc. La suite est pareille... mais c'est autre chose, quoi.

louchon :

Ce nom féminin pour désigner la Lune est un peu coquin et, en tout cas, très anachronique 40 ans après Neil Armstrong mais il faut savoir que, dans mon coeur, Armstrong passera toujours après mon ami Pierrot.

louloutte :

Elle a perdu un 'T' mais elle a gardé toute ma sympathie.
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Messagepar coriolan » 10 Mar 2012 12:15

magnificat - marée

magnificat :

Eu égard à ses origines, le mot avait encore sa consonance latine au début du siècle précédent (magu'-ni-fi-kat. Grâce à mille et une petites chorales de province, il s'est lentement francisé. Deo gracias, c'est magu'nifique !

malard :

En 1900, c'était " le mâle des canard sauvages et domestiques " (sic). Mais on ne nous dit pas quel nom était donné au mâle des canards ni sauvages ni domestiques ! Grave lacune !

marcheur :

Le vieux marcheur était un homme d'un certain âge qui était le jouet des femmes, que les femmes 'faisaient marcher'. Avec le libération des sexes, l'homme n'étant plus un 'homme-objet', le vieux marcheur est devenu un homme qui passe son temps à suivre les femmes dans la rue. Paradoxalement le vieux marcheur s'est transformé en vieux coureur !

marée :

Arriver comme marée en carême. Eh oui ! l'usage a retenu " arriver comme mars en carême ", mais les deux expressions se sont dites : la première pour ce qui arrive fort à propos, la seconde pour ce qui arrive inévitablement puisque mars est toujours en carême.

C'était notre premier quart d'heure culturel de la journée.

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Messagepar coriolan » 12 Mar 2012 18:06

Matraque - merlan

matraque :

Le mot est d'origine algérienne et l'ancienne édition nous apprend que " chez les arabes d'Algérie, c'est un bâton noueux en forme de massue. " Ainsi donc, bien avant de venir en France, les Arabes avaient déjà tâté de la matraque ? Vous m'en direz tant !

mazagran :

C'était un café froid auquel on ajoutait de l'eau. Maintenant c'est le récipient pour le boire... chaud de préférence. On est passé du contenu au contenant. Mais on a fait mieux : le mot a pour origine une ancienne ville d'Algérie qui fut l'objet d'un siège fameux soutenu, victorieusement, en 1840, par 123 Français contre 12 000 Arabes - nous dit l'ancienne édition. Tout augmentant avec le temps, la nouvelle édition en a vu 14 000 !

Je vous parie que ça, c'est encore un coup des révisionnistes !

médecin :

Qui savait qu'à Paris, le médecin d'état civil était appelé médecin des morts ? Tenons-nous là l'origine du trou à la sécu ?

merlan :

C'est, populairement, le coiffeur. Pourquoi ? Prenez des notes : parce que c'était initialement l'appellation, également populaire, des perruquiers. Pourquoi, me demanderez-vous derechef ? Parce que, les perruquiers, au temps où l'on portait des perruques poudrées, étaient toujours enfarinés comme des merlans qu'on va frire. Il serait dommage que de telles racines se perdissent sous la poudre du temps.

C'était notre quart d'heure culturel du jour.
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Messagepar coriolan » 18 Mar 2012 18:32

microscopie - mistenflûte

microscopie :

Ce mot était peu usité au début du siècle précédent, je veux bien l'admettre. Mais alors comment se fait-il que microscopiste, qui, lui, a disparu, était d'usage courant en 1900 ? Sans chercher la petite bête, j'aimerais comprendre !

mille-fleurs :

Au risque de troubler la vue bucolique de l'édition de 1988 qui nous apprend qu'il s'agit d'un genre de tapisserie des XV et XVIème siècles, je rappellerai ce que nous dit l'édition de 1908 concernant ce mot qui a donné naissance à deux autres appellations : l'eau de mille-fleurs et l'huile de mille-fleurs. La première était l'urine de vache qu'on prenait comme remède ; la seconde, l'huile qu'on extrayait de la bouse de vache ! On ne dit pas si c'était pour la salade ou pour les frites. Quoi qu'il en soit, force est de constater que nos anciens avaient des goûts... champêtres.

minon-minette :

Non madame, ce n'est pas cochon du tout ! C'était un nom féminin familier qui voulait dire "cachotterie" : faire des minons-minettes. Je l'exhume parce que je le trouve de la même veine que les "bredi-breda" (d'une façon brouillonne) et autres "potron-minet" (aux aurores). Ca sent bon la France de ma prime jeunesse.

missile :

C'était un terme réputé vieux en 1900. Il a rajeuni avec la venue du nucléaire mais ce n'est pas ce qui pouvait nous arriver de mieux !

mistenflûte :

Ce nom masculin était familier (1) quand il désignait une personne quelconque, qu'on ne peut ou ne veut pas nommer. Je n'ai qu'un seul regret c'est qu'en dépit de sa consonance il ne soit pas du genre féminin, ça ferait une belle compagnie à Tartempion. Mais au diable les sexes, surtout à notre époque ! C'est dit, je vous présente Mistenflûte et Tartempion ; joli couple, non ?

(1) Pour information : Dans son acception usuelle, bien que vieillie, déjà, mistenflûte désignait un enfant d'une complexion faible et délicate. Bon.
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Messagepar coriolan » 20 Mar 2012 13:56

Moco - mugueter

moco :

C'était un habitant de Marseille, de Toulouse (sic) (ce serait plutôt Toulon !. C'était aussi un Provençal ou la langue provençale. Le mot était argotique. De nos jours, c'est toujours un terme argotique, mais son sens est plus limité : il désigne un marin originaire de Toulon ou, plus généralement, de la Provence ( par opposition au marin breton dit ponantais.) Voilà un beau titre de film " Pépé le Ponantais !

mograbin, e ou maugrabin, e :

Du Maghreb. Ce nom ou adjectif était donné pour vieux au début du siècle précédent. Il a rajeuni sous les feux de l'actualité et s'est arabisé en devenant MAGHREBIN, E. Il y a eu assimilation a défaut d'intégration, c'est déjà quelque chose !

monnaie :

La nouvelle édition du Larousse nous dit que payer en monnaie de singe, c'est se moquer au lieu de payer. L'ancienne précisait : "...se moquer en faisant des grimaces." Pourquoi ? L'expression viendrait, nous dit-elle, de ce que les bateleurs et les montreurs de singes passaient librement au péage de Paris, moyennant quelques tours exécutés par leurs bêtes. Autrement dit, ils payaient en monnaie de singe. Joli, non ?

mugueter :

Faire le galant auprès des dames : mugueter toutes les femmes. Faire le muguet : jeune élégant qui se parfume à l'essence de muguet.

Je ne sais pas si ça sent le muguet, ce qui est sûr c'est que ça sent bon la vieille France ; adoptons-le mes amis !
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Messagepar coriolan » 02 Avr 2012 17:00

Nagasaki - noquetis

Nagasaki :

Il est intéressant de noter que l'une des spécialités de Nagasaki était la porcelaine... en tout cas jusqu'au 9 août 1945.

Niams-Niams :

Tribu anthropophage du Soudan. Je n'ose croire que nous tenons, là, l'origine de l'interjection onomatopéique miam-miam, mais il est bien tentant d'y croire !

nom de Dieu :

C'était un juron grossier que l'on devait écrire : " Nom de D... " mais qu'il était loisible de modifier en remplaçant Dieu par "pipe" ou "chien". C'était peut-être en effet plus correct, mais très peu flatteur pour Dieu qui aurait, sans doute, préféré d'autres intermédiaires...

noquetis :

n.m. Claquement de dents pour une cause quelconque.

Voilà un mot à réhabiliter ! C'est tout de même mieux que claquement de dents qui peut prêter à confusion. Et puis, c'est très imagé, dans noquetis, il y a un peu de cliquetis ; c'est bien.
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Messagepar coriolan » 11 Avr 2012 13:11

Novissime - nozigues

novissime :

Ancien adverbe familier répondant à la définition : En dernier lieu ; tout récemment. Proposé à la réhabilitation pour le panache du mot !

noyon :

Ligne dans un jeu de boules, au delà de laquelle la boule est noyée, c'est-à-dire ne compte plus.

Le mot est très évocateur, il devrait plaire aux joueurs de pétanque. A exhumer toutes affaires cessantes !

nozigues :

On trouvait 'nozigues' et c'est tout ! Mais 'mézique', 'tézigue', cézigue', 'vozique'... voire 'leurziques' ? Bernique ! Pourquoi cette exception pour 'Nous' ? Que leur avons-Nous fait ?
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Messagepar coriolan » 24 Juin 2012 19:09

Observatoire - oignon

observatoire :

On découvre que " les hôpitaux sont les observatoires des médecins " ! En dehors du fait que ceci ne soit pas très rassurant, je me pose la question de savoir si, lorsque j'y suis allé la dernière fois, c'était bien pour mon coeur ou... pour ma lune ?

obstant :

obstant, e : adj. Qui fait obstacle. Celui-ci je l'aime bien, parce que son emploi, bien compris, aurait rendu Jacques MARTIN, grand consommateur de 'nonobstant' (littéralement : qui ne fait pas obstacle), moins précieux, donc un peu moins ridicule. C'est uniquement dans son intérêt, parce que, lui aussi, je l'aimais bien !

occase :

Le mot argotique au début du siècle dernier est devenu populaire ; c'était donc une bonne occase !

oignon :

En termes populaires, c'était de l'argent comptant : avoir de l'oignon. Mais, nous apprend l'ancienne édition de référence, on disait plus couramment : du poignon.

Oignon se prononçant ognon, il n'y a rien d'étonnant à ce que poignon soit devenu pognon. Z'avez tout compris ?

N.B. Aux dernières info (je vous dis ça, ça date tout de même du 19 juin 1990 !) l'Académie vient d'adopter la nouvelle orthographe OGNON sur proposition du Conseil Supérieur de la Langue Française. Encore une affaire de gros sous ? :lol:
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Messagepar coriolan » 27 Juin 2012 17:09

Oiseaux - outrecuider

oiseaux (aux) :

n.m. (...) Pop. Aux oiseaux, parfaitement bien : une femme, un mobilier aux oiseaux.
J'en demande la résurgence immédiate en souvenir d'une "fontaine sur la route de Dijon". Car il n'y a pas à dire, "aux oiseaux", c'est aux oiseaux ! Allez ! chante Marcel : "Sur la route de Dijon, la belle diguedi, la belle diguedon, il y avait une fontaine..."

ordinateur :

C'était un mot peu usité... et puis une montagne d'un siècle s'est dressée !

outrageux :

a disparu, en ce sens qu'on en a fait un synonyme d'OUTRAGEANT. C'est ainsi qu'une nuance intéressante s'est envolée. L'édition ancienne précisait : outrageant marque l'action ; outrageux la nature de la chose. En fait le mot outrageux ne devient outrageant que lorsqu'on l'applique à quelqu'un.

outrecuider (s')

v.pr. Avoir une confiance exagérée en soi-même.
Sans trop m'outrecuider, je peux prédire à ce verbe une belle nouvelle carrière.
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Messagepar coriolan » 28 Juin 2012 17:11

Pacigérant - parlotte

pacigérant, e :
adj.: Destiné à faire, à assurer la paix ; qui cause, qui entraîne la paix : alliance pacigérante.

C'est vrai qu'on entend assez, et beaucoup trop, parler de 'belligérant' !Il n'est que temps d'exhumer les vieux mots pour nous aider à parler la voix du coeur.

palpitant :

En tant que nom masculin, d'argotique est devenu populaire en huit décennies. Ca réchauffe le coeur !

papillonneur :

Etait un spécialiste du vol au papillon, c'est-à-dire du 'vol dans les voitures de blanchisseurs' (?!). Aujourd'hui, c'est un spécialiste de la nage papillon. C'est ainsi qu'on est passé du vol (à voile) à la natation.

parlotte :

Avait un tout autre sens que de nos jours. C'était un lieu où l'on se réunissait pour bavarder. C'était aussi une conférence où les jeunes avocats s'exerçaient à la parole. Aujourd'hui,on bavasse n'importe où et les "bavards" se font l'organe sur le tas, à grands coups de manchette ; le geste a suppléé le verbe...
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Messagepar coriolan » 30 Juin 2012 17:23

Participation - père

participation :

L'intéressement du personnel n'est pas une idée aussi neuve qu'on pourrait le croire. Sous le nom 'participation' on pouvait lire dans notre vieux Larousse : "Participation aux bénéfices, clause par laquelle un patron accorde à un employé un prélèvement sur les bénéfices d'une entreprise. "

L'Ecclésiaste avait raison : "Ce qui fut, cela sera ; ce qui s'est fait se refera et il n'y a rien de nouveau sous le soleil."

[pavé :

Le plus ancien des deux ouvrages de référence nous apprend que Haut du pavé est une locution qui date de l'époque où les rues étaient en pente dans leur largeur, avec le milieu - ou le côté le plus bas - occupé par un ruisseau, ce qui fait que la partie la plus proche des murailles était la plus propre. On ne s'étonnera plus que l'expression tenir le haut du pavé s'applique aux gens qui tiennent le premier rang ; qui ont la situation la plus avantageuse ou la plus honorable.

pédantocratie :

Domination des pédants. Quand on voit la composition de l'Assemblée nationale et le haut niveau du discours politique, on est surpris que ce génial paléonome ne soit plus ! Mais comment fait-on pour vivre sans !

père :

Il est intéressant de noter que le père nourricier était le mari de la nourrice. Aujourd'hui il a remplacé le père putatif ou la parâtre... Et c'est tant mieux, foi de putatif !
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Messagepar coriolan » 06 Juil 2012 13:19

Péteux - picorée

péteux, péteuse :

Etait une personne qui n'était pas poltronne, ni encore moins honteuse de ses actes, c'était quelqu'un qui avait l'habitude de péter, tout simplement... et parfois même avec ostentation ! Il est vrai qu'à l'horizon 1909 l'illustre pétomane GIGOT pointait... son nez.

phrénogénie :

Etait une hypothèse selon laquelle les enfants seraient la reproduction exacte, au point de vue de la constitution physique et des dispositions morales, de l'état des parents au moment de la conception. Fort heureusement pour tous les déprimés du monde, cette hypothèse a fait fausse couche !

pichon, pichonne :

Forme francisée du provençal pitchoun, petit enfant. Je l'exhume pour qu'il n'y en ait pas QUE pour les provencaux, les gens des corons auront leurs pichonnes ! Na ! Et ils prononceront 'pitchonnes'. Re-na ! Qu'est-ce que c'est que cette ségrégation raciale ?

picorée :

Synonyme de 'maraude', cette dernière s'en trouve minorée, voire réhabilitée ! Les adultes vont en maraude, les enfants en picorée. Chouette, non ? Ce n'est pas un délit, j'ai dit 'les enfants'. Mais si ça vous arrive de temps à autre, qu'est-ce que ça peut faire puisqu'on vous dit que ce n'est plus du vol !
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 11 Juil 2012 18:45

Plébicole - pouacre

plébicole :

adj. Qui flatte le peuple. Un des plus beaux et des plus rares adjectifs à exhumer pour varier un peu le discours politique, et ne plus entendre parler à tout propos de démagogie, terme dont la bonne plèbe a oublié le sens en finissant par le confondre avec démocratie. Deux mots qui, effectivement, ne manquent pas de se rejoindre...

pointille :

Contestation frivole. Je l'exhume parce que pour des contestations sur des sujets de peu d'importance ( synthèse socialiste, rénovation de la droite, etc.), c'est bien le seul mot qui convienne.

poisse :

Ayant le double sens de voleur et de policier, il n'a pas manqué d'arriver que des poisses poissent des poisses. C'est clair quand on sait que seuls les seconds peuvent se faire poisser, mais tout de même...

pouacre :

N. et adj. Fam. Sale, dégoûtant, vilain.

Aussi bien comme nom que comme adjectif, il serait dommage, à mon avis, qu'il disparût !
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 13 Juil 2012 13:28

Premier - proficiat

premier :

Exhumé pour le plaisir de la curiosité. Notre vieux Larousse de référence citant le début de la suite des 'nombres premiers', précise : 1, 3, 5, 7 etc., c'est-à-dire faisant abstraction du 2 qui, comme chacun le sait est un nombre premier. Il faut dire que la définition de l'époque était : qui n'est divisible que par lui-même OU par l'unité, alors que notre dernier dico de 2009 (l'année prochaine il va falloir que je me fende d'un nouveau !) précise, lui : qui n'admet pas d'autre diviseur que 1 ET lui-même.

DD, esprit scientifique éclairé, help me ! Quid du 2 ?

priape :

Membre viril en érection. Ce substantif fait défaut quand on sait qu'il est de nos jours fréquemment remplacé par un nom... féminin ! Ce mot que j'exhume aujourd'hui et que je vous propose est de noble naissance. Son homonyme, de qui il tient son nom, était le dieu, entre autres, des pêcheurs (je dis bien 'pêcheur' et non 'pécheur' !), de la fécondité et de la génération. Tout un programme pour ce digne fils d'Aphrodite (pas la nôtre, l'autre... :lol:).

proficiat :

N.m. Succès. Interj. S'est dit autrefois, en matière de souhait, quand une personne éternuait ou quand elle buvait. Proficiat : (que cela réussisse !) est le pendant rêvé de 'gaudéamus' (réjouissons-nous !). Il mérite bien de prendre la relève de l'insipide 'A vos souhaits !' Dieu nous entende et... proficiat !
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 17 Juil 2012 16:56

Quadrateur - quottement

quadrateur :

Celui qui cherche la quadrature du cercle. Nom beaucoup plus court que TETRAPILOCTOMISTE ES MATHEMATIQUES, comme aurait pu le dire Umberto Eco à qui nous devons la tétrapiloctomie élémentaire, c'est-à-dire l'art de couper les cheveux en quatre.

quart :

Le quart est la quatrième partie d'un tout, reste à savoir ce qu'est le tout ! Un quart de beurre, par exemple, égalait 125 grammes et non 250 grammes comme on pourrait le croire, car le 'TOUT' valait une livre (500 grammes) et non 1 kilogramme. Le système métrique n'a pas normalisé l'usage et, de nos jours encore, un quart de beurre vaut toujours 125 grammes alors qu'on ne compte plus en livres depuis belle lurette !

questioncule :

Définition : Petite question. Je l'exhume parce que j'en pressens le premier prix au prochain concours des devinettes : Qu'est qu'une questioncule ? C'est l'art de poser des questions qui sont des réponses ; à questioncule, réponsecule !

quintal :

Un quintal de charbon, c'était un sac de charbonnier, soit 50 kg de charbon comme son nom le laissait entendre. Par la suite on a parlé de quintal métrique pour en arriver à cette aberration lexicographique : quinte égale 100 ! N'eut-il pas mieux valu changer de nom, tout simplement ?

quottement :

Action de quotter (se dit d'une dent de roue qui passe sur l'engrenage). Pour changer un peu du monotone tic-tac de mon réveil, et surtout de mon réveil-matin qui quotte-quotte toujours trop tôt !
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 06 Aoû 2012 18:18

Rabobeliner- récession

rabobeliner, rabobiner ou rabobliner :

Raccommoder tant bien que mal. Je l'exhume parce que j'aimerais qu'il soit pour les vêtements ce que RABIBOCHER est pour les sentiments. Rabobliner (ou rabeboliner) vient du vieux français bobelin : bout de cuir.

rambuteau :

Urinoir public. Eugène POUBELLE, préfet de la Seine de 1883 à 1896, s'est illustré dans le milieu des ordures ménagères tandis qu'un de ses prédécesseurs, de 1833 à 1848, le comte de Rambuteau s'est distingué, lui, dans les petits besoins de ses concitoyens ; rambuteau a pris le relais de l'antique VESPASIENNE, comme pour lui donner un petit coup de neuf, façon de la repeindre autrement qu'en jaune.

rapineur, rapineux :

Ainsi que nous avons déjà pu le constater, ce qui caractérise nos grands-parents, c'est leur souci du détail, souci dont nous n'avons cure désormais. Un rapineur était une personne qui rapinait, tandis que rapineux qualifiait une personne qui était encline à la rapine. Que de subtilités ! De nos jours il n'y a plus de nom qui qualifie la chose et RAPINE, RAPINER et RAPINERIE ne sont plus que des termes du langage littéraire. On ne rapine plus !

récession :

Etait jadis un terme peu usité ; depuis, si j'ose le dire, la récession a progressé !
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 07 Aoû 2012 17:44

Recoquer - repue

recoquer (se) :

V.pr. Pop. Reprendre des forces ; fig. s'habiller de neuf.
Le mot me semble plus figuratif que REQUINQUER dont il semblerait être à l'origine. Me trompé-je ?

regrès :

(...) Marche en arrière.
Je l'exhume en tant que synonyme de REGRESSION, comme un diminutif pour faire pendant à PROGRES : Être en progrès, être en regrès. C'est adjugé !

reniflette :

Arg. La police.
Je le retiens parce qu'il est moins vulgaire que "La RENIFFE", et qu'il souligne bien son origine RENIFLER, indispensable d'ailleurs pour sentir... le poulet !

repentailles :

Parce que le mot s'inscrit bien dans une suite logique : accordailles, fiançailles, épousailles, semailles. Hé oui ! Il y a un temps pour tout, y compris hélas celui de la repentance !

repue :

Action de se repaître ; temps du repas. Une franche repue, quand le repas ne coûte rien... ou qu'on se l'est procuré par ruse.
A lui tout seul le mot me met en appétit ! Et un mot qui fait saliver, c'est déjà un gage de bonne digestion.
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 13 Aoû 2012 12:20

ripopée - ruption

ripopée :

n.f.Mélange que font les cabaretiers de différents restes de vin. Mélanges de différentes sauces. Fig. Mélange de choses disparates.

J'exhume ce mot avec joie parce que c'est une espèce de rhapsodie culinaire - au sens ancien du mot rhapsodie ( ou rapsodie ) : ouvrage fait de parties disparates -. En d'autres termes, la ripopée c'est de la repue en musique. Le dîner concert à domicile ! Qui dit mieux ?

rudanier :

'Qui rudoie'. L'origine de ce mot vaut d'être signalée, il est la survivance d'un ancien proverbe : A rude âne, rude ânier. Joli, non ?

ruption :

Je profite de ce mot, dont la définition était brièvement : 'Solution de continuité' pour faire un peu d'étalage en rappelant que contrairement à ce qu'un vain peuple pourrait penser, une solution de continuité, ce n'est pas la continuité d'une chose, mais son interruption, ou sa... ruption. Faut le faire !
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 23 Aoû 2012 13:40

Santon - scrobicule

santon :

Les Provencaux vont faire la gueule quand ils apprendront qu'il y a tout juste un siècle, un santon était un religieux et ascète musulman. Le "pitchoun" lui-même s'en retournera dans sa crèche !

schibboleth :

n.m. Fam. Epreuve qui doit faire juger de la capacité d'une personne.

Pour changer un peu de TEST ou d'EPREUVE et, compte tenu de l'origine du mot, je l'étendrais volontiers à MOT DE PASSE.

Origine : Mot hébreu dont les gens de Galaad se servirent pour reconnaître ceux d'Ephraïm qui prononçaient si-bo-lèt' au lieu de chi-bo-lèt' et qu'ils égorgeaient aussitôt. Pas encore le délit facial, le délit vocal ! Sympa !

scier :

Scier quelqu'un, c'était l'ennuyer. Maintenant, c'est le ruiner, je détruire, l'anéantir. L'escalade de la violence, déjà ! Ca me scie !

scrobicule :

n.f. Fossette du coeur. Creux de l'estomac.

Je trouve que se caler la scrobicule a une autre gueule que se caler un petit creux, en tout cas, ça change un peu.
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 24 Aoû 2012 15:57

Sensorium - sinécuriste

sensorium :

Etait la partie du cerveau que l'on croyait être le centre commun de toutes les sensations. La science aurait-elle subi les effets de la décentralisation ? Je n'en sais rien, mais le sensorium me semble bien avoir gagné les périphériques !

septième :

Être au septième ciel, c'était prendre son pied, tout le monde le sait. Mais le rédacteur de notre livre de référence, ancienne édition, précise : On devrait dire "troisième ciel" car c'est au troisième ciel que la Bible raconte que fut ravi saint Paul. En voilà-t-il pas un qui aurait confondu 'ravissement' avec 'ravissement' ? Qu'en pense notre cher Azad ?

signalisation :

Le mot n'existait pas au début du siècle ; aujourd'hui il occupe deux pages du Larousse avec 218 petits dessins à l'appui, et je gage qu'il ne s'agit là que d'un modeste échantillonnage ! Entre sensorium et signalisation on peut mesurer le chemin parcouru en un siècle.

sinécuriste :

Exhumé pour servir de synonyme à FONCTIONNAIRE.
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 02 Sep 2012 15:51

Singe - surveille

singe :

Dans une entreprise, en termes populaires, c'est le chef, le directeur, le patron. Jadis, à Paris, nous dit-on, c'était toute personne qui avait une autorité, et l'on citait le patron, bien sûr, mais aussi le mari :

- Votre singe est-il rentré, chère amie ?
- Non ; il ne quitte le sien que dans une heure.


smart :

Etait de l'argot boulevardier. Voilà qui va faire déchanter plus d'un petit snobinard.

solarien :

C'était le nom sous lequel on désignait les habitants supposés du soleil. On comprend que le mot ait disparu.

surveille :

n.f. Avant-veille.
La surveille, c'est tout de même aussi bien que l'avant-veille, non?
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 06 Sep 2012 16:26

Tarare - tire-larigot

Tarare :

interj. Fam. S'emploie pour marquer qu'on se moque de ce qu'on entend dire ; qu'on n'y croit point. (On disait aussi TARARE-PON-PON)

Dit sur le même ton qu'on dirait 'Ferme donc ta gueule', 'tarare-pon-pon' est plus distingué, ça soulage autant et ça interloque. Bref, c'est gagnant !

tempestif :

Adj. Opportun.

Je trouve très tempestif qu'on réhabilite cet adjectif sans tarder ; pas vous ?

tinette :

C'était un tonnelet à fond large pour transporter le beurre fondu. Aux dernières nouvelles, le récipient servirait exclusivement à tout autre chose... Veillez au contenu avant usage, surtout pour la cuisine.

tire-larigot (à) :

On nous précise, aujourd'hui : (de tire et larigot, mots d'un ancien refrain de chanson). Beaucoup, en grande quantité : Boire à tire-larigot.

On nous précisait, hier : D'après une anecdote, tire larigot serait pour tire la Rigaude. La Rigaude était le nom d'une grosse cloche de la cathédrale de Rouen, que l'on mettait péniblement en branle, ce qui donnait grand' soif au sonneur. Vraie ou fausse, je préfère cette seconde étymologie.
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 10 Sep 2012 11:46

Tocandin - tortorer

tocandin, e :
n. Fam. Vieux libertin ; vieille coquette et galante.

Est-ce sous l'influence des mots 'toqué' et 'gandin', je n'en sais rien mais TOCANDIN et TOCANDINE pour désigner des vieux machins frémissants, j'adore !

tome :

Une précision qui mérite d'être mise en exergue et que signalait l'ancienne édition de référence : le tome est une division faite par l'auteur ; le volume est une division matérielle qui dépend de la reliure. Soit dit en passant.

torche-culatif, ive :
adj. Orduriers : des propos torche-culatifs.

En hommage au grand Rabelais. Des adjectifs de cette valeur ne doivent pas disparaître, et c'est bien un devoir que j'accomplis en exhumant ce chef-d'oeuvre du terreau de notre patrimoine. Fermez le ban !

tortorer :

Ce qui me choque, ce n'est pas que le mot soit passé successivement d'argotique à populaire pour redevenir argotique en 2009, c'est qu'on se demande ce qu'on peut bien tortorer de nos jours, la tortore a disparu !
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Re: EXHUMATIONS

Messagepar coriolan » 03 Oct 2012 15:33

Trente-et-un - Typesse

Trente- et-un :
Trente-deuxain, trente-quatrain, trente-sixain, trente-huitain étaient d'anciennes sortes de drap dont la chaîne était composée de 32 fois 100 fils, 34 fois 100 fils, etc. On les appelait également TRENTE-DEUX-CENT, TRENTE-QUATRE-CENT, etc. (sans 'S' à CENT). Seul le trentain (30 fois 100 fils) permettait de faire des habits de cérémonie. On se mettait ainsi sur son TRENTAIN - qui est devenu TRENTE-ET-UN. De nos jours on prétend que cette expression vient de 'trente-et-un', total gagnant au jeu de cartes de ce nom ; Personnellement je refuse cette explication !

Trêve :
La trêve des confiseurs était une expression familière qui désignant la suspension des hostilités entre les partis, dans les Chambres, du 31 décembre au second mardi de janvier, période qui coïncide avec les fêtes du Jour de l'an et les échanges de bonbons qu'elle comporte.

Il n'y a plus de trêve, il faute dire aussi qu'il n'y a plus d'hostilités justifiant une telle trêve ; tout n'est plus que compromission et colère de façade ... pour amuser l'électorat.

Tuyau :
En tant que renseignement confidentiel, au début du siècle le tuyau était un terme argotique des turfistes exclusivement, et tuyauteur était un métier qui consistait à donner des renseignements sur les chevaux à jouer.

Tronquette :
n.f. Pop. Petite fille ; très jeune fille.

J'ai exhumé ce mot parce que c'est mignon pour un petit bout de femme. Mais, attention, à ne pas utiliser au-dessus de 12 ans, c'est qu'elles sont susceptibles, les typesses !

Typesse :
Etait un terme populaire... qui est devenu péjoratif. Ces dames sont bien pointilleuses !
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