On ne rigole pas en Australie !

Ca alors !

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On ne rigole pas en Australie !

Messagepar coriolan » 25 Fév 2009 01:30

Les musulmans qui veulent vivre selon la loi de la Sharia Islamique se sont fait dire tout récemment de quitter l'Australie, dans le but de parer à d'éventuelles attaques terroristes, le gouvernement ayant ciblé les radicaux.

Apparemment, le premier ministre John Howard a choqué quelques musulmans australiens en déclarant :


" LES IMMIGRANTS, NON AUSTRALIENS, DOIVENT S'ADAPTER". À prendre ou à laisser, je suis fatigué que cette nation s'inquiète à savoir si nous offensons certains individus ou leur culture.

Notre culture s'est développée en luttes, d'habileté et de victoires par des millions d'hommes et de femmes qui ont recherché la liberté.

Notre langue officielle est l'ANGLAIS ; pas l'Espagnol, le Libanais, l'Arabe, le Chinois, le Japonais, ou n'importe quelle autre langue. Par conséquent, si vous désirez faire partie de notre société, apprenez-en la langue!

La plupart des Australiens croient en Dieu. Il ne s'agit pas d'obligation chrétienne, d'influence de la droite ou de pression politique, mais c'est un fait, parce que des hommes et des femmes ont fondé cette nation sur des principes chrétiens, et cela est officiellement enseigné. Il est parfaitement approprié de les afficher sur les murs de nos écoles. Si Dieu vous offense, je vous suggère alors d'envisager une autre partie du monde comme votre pays d'accueil, car Dieu fait partie de notre culture.

Nous accepterons vos croyances sans poser de question. Tout ce que nous vous demandons c'est d'accepter les nôtres, et de vivre en harmonie pacifiquement avec nous.

Ici c'est NOTRE PAYS, NOTRE TERRE, et NOTRE STYLE DE VIE. Et nous vous offrons l'opportunité de profiter de tout cela. Mais si vous en avez assez de vous plaindre, de vous en prendre à notre drapeau, notre engagement, nos croyances chrétiennes, ou de notre style de vie, je vous encourage fortement à profiter d'une autre grande liberté australienne, LE DROIT DE PARTIR.

Si vous n'êtes pas heureux ici, alors PARTEZ. Nous ne vous avons pas forcés à venir ici. Vous avez demandé à y être. Alors, acceptez le pays que VOUS avez choisi.
"

C'est un de mes amis qui m'a communiqué ce texte, par mail, comme s'il s'agissait d'une prise de position exceptionnelle. Je ne vois pas en quoi ceci serait choquant puisque les 'choqués' ont toute lattitude et choisir de partir ou de rester.

Je pense que vous serez tous de mon avis et que, si François Fillon pondait un tel texte, vous n'y trouveriez rien à redire. Si ? :oops:
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Messagepar dombom » 25 Fév 2009 09:37

j'imagine le tollé que susciterait un tel texte chez nous !
La Halde s'en étranglerait d'indignation !
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Messagepar AZADKEHR » 25 Fév 2009 10:58

Pour moi, il y a dans ce texte ,une logique et un bon sens irréfutable :
Nous accepterons vos croyances sans poser de question. Tout ce que nous vous demandons c'est d'accepter les nôtres, et de vivre en harmonie pacifiquement avec nous. Si vous n'êtes pas heureux ici, alors PARTEZ. Nous ne vous avons pas forcés à venir ici. Vous avez demandé à y être. Alors, acceptez le pays que VOUS avez choisi. "
Néanmoins le texte ne précise pas si les actes de racisme de la part des Australiens de souche seront sanctionnés ou pas : Rejet à cause de la couleur de la peau, de la langue ....sanctions dans lesquelles vont encore une fois s'engouffrer les arrivants pour demander et critiquer toujours plus le pays d'acceuil .Et le cycle sera à nouveau infernal !
Vivement un monde nouveau où chaque peuple pourra vivre heureux dans son pays ! c'est la seule solution ! on peut très bien s'enrichir les uns , les autres, sans se mélanger ,sauf pour des cas particuliers, mariage, attirance irrésistible pour un autre pays.... :?:
J'en profite pour dire que je n'ai jamais compris l'assos. S.O.S. racisme en France avec son slogan "Touche pas mon Pote" qui incite à la haine ,pourquoi n'a-t-on pas plutôt choisi le slogan "Tendons nous la Main" :?: :idea:
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Messagepar JEL » 25 Fév 2009 13:47

C'est certain que quand on vient quelque part et qu'on ne s'y sent pas bien on repart.
J'imagine le pied qu'il a du prendre en faisant sa déclaration !

Maintenant, il doit aussi assumer ses responsabilités, reconnaître que certains de ses concitoyens ne supportent pas qu'un autre n'ait pas la même couleur de peau, la même histoire, les mêmes pratique, la même pensée.
Si on reste dans cette lancée, ces fanatiques devraient être lâchés au-dessus du Pacifique.
Il faut aussi reconnaître que certains immigrés aiment ce pays mais ne supportent plus d'être traités comme des sous-merdes. Et ce n'est pas à eux de partir.

Se défouler avec de bons principes, c'est sympa. Assumer ces principes jusqu'au bout, les mettre en oeuvre, c'est une autre affaire. Je me doute qu'après les nombreuses échauffourées de ces derniers temps en Australie, ce texte n'a pas dû calmer les esprits...
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Messagepar coriolan » 25 Fév 2009 20:30

AZADKEHR a écrit: je n'ai jamais compris l'assos. S.O.S. racisme en France avec son slogan "Touche pas mon Pote" qui incite à la haine ,pourquoi n'a-t-on pas plutôt choisi le slogan "Tendons nous la Main" :?: :idea:
Parce que le slogan est moins racoleur ; la haine est plus porteuse que l'amour !
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Messagepar coriolan » 25 Fév 2009 20:36

JEL a écrit:Se défouler avec de bons principes, c'est sympa. Assumer ces principes jusqu'au bout, les mettre en oeuvre, c'est une autre affaire.

Exact. C'est aussi une question d'éducation. Mais on ne saurait reprocher à un autochtone d'être méfiant à l'égard d'un étranger. Si cet étranger fait preuve de désir de cohabitation (c'est à lui de faire le premier effort et non pas d'arriver en pays conquis), l'autochtone doit l'accepter sinon l'aimer. L'amour viendra plus tard, avec le temps...
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Messagepar DD » 25 Fév 2009 23:42

JEL a écrit:Maintenant, il doit aussi assumer ses responsabilités, reconnaître que certains de ses concitoyens ne supportent pas qu'un autre n'ait pas la même couleur de peau, la même histoire, les mêmes pratique, la même pensée.
Pas d'accord sur cette analyse. Je pense Jel que tu n'as pas compris le sens de ceci. Si j'ai tout compris dans cette déclaration, il ne s'agit pas pour les Australiens de dire "on ne vous supporte plus avec vos coutumes", mais plus exactement "on ne supporte pas vos critiques permanentes à l'égard du pays qui vous accueille"

Si je prend une image, c'est comme si vous aviez quelqu'un qui arrive chez vous et vous dise: "c'est bien chez toi, mais il faut que tu changes les meubles, la déco, ta façon de t'habiller et ton style de vie pour que çà me plaise à MOI"

Chiche que le mec je le fous dehors a coups de pieds au Q.
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Messagepar JEL » 26 Fév 2009 00:48

DD a écrit:Si je prend une image, c'est comme si vous aviez quelqu'un qui arrive chez vous et vous dise: "c'est bien chez toi, ..."

Je dis seulement que ce n'est pas le tout de dire des belles choses, mais que les mettre en pratique est une autre affaire.
Si je reprends ton exemple, tu admettras que le dialogue peut être adapté comme suit :
- j'aime bien chez toi, surtout ne change rien.
- ouais, mais moi je trouve que tu pues de la gueule. Je me demande pourquoi ma femme t'a invité, et si tu pouvais te casser ça me ferait des vacances.

Donc, si je suis tout à fait d'accord avec ce que dit le PM australien dans l'absolu, je le trouve gonflé de sortir ça alors que visiblement le côté autochtone n'est pas lui-même blanc comme neige...
(surtout qu'autochtone là-bas signifie "ex-immigré qui a traité l'autochtone comme de la fiente" :roll: )

Quand la société a des petits (ou des gros) malheurs, il ne faut pas oublier qu'on en fait soi-même partie et qu'on y participe, qu'on a sa part de responsabilité.
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Messagepar dombom » 26 Fév 2009 11:48

JEL a écrit:
- ouais, mais moi je trouve que tu pues de la gueule. Je me demande pourquoi ma femme t'a invité, et si tu pouvais te casser ça me ferait des vacances.


Mais là, tu défigures complètement les propos du premier ministre australien qui demande simplement aux immigrants :
-de s'adapter, d'apprendre la langue, d'accepter les croyances des Australiens, de vivre pacifiquement avec eux, d'apprécier l'opportunité qui leur est offerte, et de s'en aller si les choses ne leur conviennent pas.
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Messagepar JEL » 26 Fév 2009 12:41

Très chère, je ne défigure rien du tout. Ce qu'il dit est bel et bon : celui qui va de son plein gré quelque part et n'aime pas là où il est n'a qu'à passer son chemin sans emmerder personne.

J'indique simplement qu'il est chouilla hypocrite, voire potentiellement dangereux, de demander aux autres d'être vertueux quand sa propre maison ne l'est pas forcément. Et elle ne l'est pas forcément puisque la perfection n'est pas de ce monde...
Je ne sais pas quand il a prononcé ces propos, mais si c'est récent alors ça intervient peu après une série de lynchages racistes assez inquiétants pour que le texte puisse être pris (dans ce contexte particulier) comme une incitation à la haine.

Donc, bis, il y a les vérités générales d'un côté, la complexe réalité de l'autre, et la psychologie entre les deux. Aucune psychologie en vue ici...
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Messagepar dombom » 26 Fév 2009 14:26

JEL a écrit: J'indique simplement qu'il est chouilla hypocrite, voire potentiellement dangereux, de demander aux autres d'être vertueux quand sa propre maison ne l'est pas forcément

Mais il n'est pas question d'être "vertueux" ! Il est question de respecter des règles applicables à tous.
Imaginons une maison où l'on on doive laisser ses chaussures sur le paillasson quand on entre. ça n'a rien de vertueux, c'est juste une règle établie pour protéger les sols. Celui qui veut entrer s'y plie... ou reste dehors.
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Messagepar JEL » 26 Fév 2009 14:39

dombom a écrit:Mais il n'est pas question d'être "vertueux" !

Excuse-moi, je me suis laissé aller à considérer le respect de l'autre (et de sa demeure) comme une vertu ;-)
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Messagepar coriolan » 26 Fév 2009 14:40

dombom a écrit: Celui qui veut entrer s'y plie... ou reste dehors.

Et même si c'est le merdier chez moi, si JE VEUX qu'on retire ses chaussures, on les retirera ! Je fixe une règle : entrez si vous voulez, je n'aime pas les étrangers, je suis un vieux con qui vous permet d'entrer parce que si vous crevez dehors, ça va faire dégueu mais d'ores et déjà et avant que vous n'entriez, vous m'emmerdez.

Est-ce que j'ai le droit de dire ça ?

Alors, je le dis ! Na ! Et celui qui entre est prévenu ! :cry:
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Messagepar dombom » 26 Fév 2009 14:59

coriolan a écrit:
Et même si c'est le merdier chez moi, si JE VEUX qu'on retire ses chaussures, on les retirera ! Je fixe une règle : entrez si vous voulez, je n'aime pas les étrangers, je suis un vieux con qui vous permet d'entrer parce que si vous crevez dehors, ça va faire dégueu mais d'ores et déjà et avant que vous n'entriez, vous m'emmerdez.

Est-ce que j'ai le droit de dire ça ?

Alors, je le dis ! Na ! Et celui qui entre est prévenu ! :cry:


Mais non tu n'as pas le droit de dire ça ! Parce que ton propos est d'emblée agressif et qu'au-delà de la règle, il est porteur d'un rejet "a priori" de l'étranger.
La règle doit être neutre et n'exclure que ceux qui refusent de s'y plier. Si toi-même tu n'ôtes pas tes chaussures, tu n'entres pas !
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Messagepar AZADKEHR » 26 Fév 2009 18:54

Pour entrer chez moi, il faut venir avec une bonne bouteille !(je préfère le rouge ) qu'on se le dise ! et surtout laissez vos soucis à la porte , j'en entends assez comme ça !
De toute façon nous sommes déjà envahis et même violés tous les jours par les messages sur la messagerie de l'ordi., par les propositions au téléphone et maintenant sur le fax et dans la boîte aux lettres.
Ps. avant d'entrer, vérifiez que vous n'avez pas marché dans de la merde !
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Messagepar dombom » 26 Fév 2009 19:07

JEL a écrit:
Excuse-moi, je me suis laissé aller à considérer le respect de l'autre (et de sa demeure) comme une vertu ;-)


Le respect des règles établies n'implique, à mon sens, aucune vertu.
Je dirais même que si les hommes étaient naturellement vertueux, il n'y aurait nul besoin de règles ni de lois. Ces dernières tirent justement leur nécessité du fait même que les gens ne sont pas naturellement vertueux et qu'il s'avère donc nécessaire d'imposer des lois et des sanctions.
On respecte majoritairement le code de la route par crainte du gendarme et des PV plus que par respect des autres, non ?
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Re: On ne rigole pas en Australie !

Messagepar DD » 26 Fév 2009 23:38

coriolan a écrit:Nous accepterons vos croyances sans poser de question. Tout ce que nous vous demandons c'est d'accepter les nôtres, et de vivre en harmonie pacifiquement avec nous.
Et puis n'oublions pas cette partie de la déclaration. Ca veux bien dire ce qui est dit, non ? Il est pas si raciste que çà le PM !
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Messagepar Aphrodite » 28 Fév 2009 00:28

JEL a écrit:C'est certain que quand on vient quelque part et qu'on ne s'y sent pas bien on repart.
J'imagine le pied qu'il a du prendre en faisant sa déclaration !

Maintenant, il doit aussi assumer ses responsabilités, reconnaître que certains de ses concitoyens ne supportent pas qu'un autre n'ait pas la même couleur de peau, la même histoire, les mêmes pratique, la même pensée.
Si on reste dans cette lancée, ces fanatiques devraient être lâchés au-dessus du Pacifique.
Il faut aussi reconnaître que certains immigrés aiment ce pays mais ne supportent plus d'être traités comme des sous-merdes. Et ce n'est pas à eux de partir.

Se défouler avec de bons principes, c'est sympa. Assumer ces principes jusqu'au bout, les mettre en oeuvre, c'est une autre affaire. Je me doute qu'après les nombreuses échauffourées de ces derniers temps en Australie, ce texte n'a pas dû calmer les esprits...


Vraiment Jel, de toutes les interventions que j'ai lues, la tienne est la plus pertinente, toutes les autres se sont montrées tristement superficielles :!:
J'ai très bien saisi le fond de ta pensée, la logique qui l'a gouvernée aussi et pour une fois je vais éviter de bavarder, et me contenter de présenter quelques textes qui étayeront mon point de vue, notre point de vue :wink:

Voici sur la base de quelle croyance a été peuplée l'Australie :
« La race la plus primitive qui existe aujourd'hui est certainement la race australienne, qui est une survivance, avec seulement de légères modifications, de ce qui était peut-être le type primitif de l'espèce. Ensuite vient, dans l'ordre, la race nègre, qui est bien postérieure, et par bien des aspects davantage spécialisée, mais qui partage avec la précédente la pigmentation noire de la peau, attribut primitif de la famille humaine. L'homme primitif partage cet attribut avec le gorille et le chimpanzé. Après que le nègre se fut séparé de la souche principale, la pigmentation diminua soudainement et de façon très marquée ; le groupe mongol subit la spécialisation suivante et acquit ses traits propres. Après la séparation de la race mongole se produisit une nouvelle baisse de la pigmentation de la peau. La race alpine est issue de cette partie blanche de l'humanité. Elle devait, au bout du compte, se séparer en races méditerranéenne et nordique. Chez ces derniers, la réduction de la pigmentation a progressé d'un pas de plus, produisant les être les plus blonds que l'on connaisse. »

Sir Grafton Elliot Smith, Essays on the Evolution of Man (Oxford, Oxford University Press, 1923)

Inutile de revenir sur le traitement ignoble infligé aux aborigènes lors de l'invasion britannique.
Rappelons seulement que les aborigènes ont été hostiles à ces colons, importateurs de maladies inconnues (ayant décimé grand nombre d'autochtones), à leur compétition pour des ressources naturelles vitales, à leur occupation des terres agricoles. à leur accaparement ou destruction des ressources alimentaires, provoquant de longues famines.
aucun traité ne fut signé avec les Aborigènes, qui n'autorisèrent jamais la colonisation. Il s'agissait bel et bien d'une invasion, style criquets :cry:
Vous me direz que c'est vieux tout ça, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, détrompez-vous, les aborigènes sont un peuple bafoué et qui continue à l'être, même au troisième millénaire.
Voici un article qui date de l'an 2000 à l'époque où les jeux olympiques ont été organisés à Sydney et qui dénonce cette discrimination:

"La popularité de Cathy Freeman connaît ses limites sur l’île continent. La championne olympique de Sydney a beau porter aussi haut qu’elle peut les couleurs aborigènes, elle ne peut encore améliorer la condition sociale de ses frères de sang. Une récente étude commandée par le ministère fédéral de la Santé tend même à prouver que le chemin à parcourir reste bien plus long qu’un 400 mètres. Il est coutume de dire que les chiffres ne mentent pas, le constat n’en est que plus tragique : être aborigène aujourd’hui encore en Australie, c’est vivre vingt ans de moins que l’" Aussie " lambda. En effet, alors que l’espérance de vie moyenne nationale est de 76,6 ans pour les hommes et de 82,1 ans pour les femmes, elle n’est respectivement que de 56 et 63 ans au sein de la communauté aborigène sur le petit archipel de Torres Strait, autorité régionale peuplée de 8 000 âmes, dont 6 000 aborigènes, divisée en 19 communautés et composée d’une multitude d’îles, au sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Cet audit médico-social s’inscrit dans le cadre du rapport biennal réalisé par l’Institut australien de la santé et du bien-être. " Ce rapport nous indique que nous avons encore beaucoup de choses à accomplir pour la santé des indigènes, a commenté la ministre de la Santé, Kay Patterson. Il faut faire disparaître les programmes fédéraux de manière ce que les communautés décident elles-mêmes et agissent par elles-mêmes, avec des moyens adéquats, c’est la seule solution à long terme. " Voilà qui ressemble à un constat d’échec, visant toutes les politiques décidées depuis deux décennies en la matière, qu’elles soient à l’initiative des travaillistes ou des libéraux, actuellement au pouvoir à Canberra. C’est pourtant pour inverser cette inaltérable tendance que le gouvernement Keating, en 1993, avait sorti de ses armoires à textes le poste de commissaire à la justice social pour les Aborigènes et les habitant de Torres Strait, avec le but premier de mettre fin à la discrimination, aux inégalités et au racisme. Sans grand succès. En 1996, les Aborigènes et résidants de Torres Strait possédaient un niveau de revenus inférieur aux autres Australiens, étaient plus touchés par le chômage, possédaient une moins bonne éducation et, dans la grande majorité, n’étaient pas propriétaires de leurs toits, contrairement à la tendance nationale. Au rayon médical, un Aborigène sur quatre est victime du diabète, contre 5 % dans le reste de la population. La vétusté des habitations, l’alcool, le tabac et la violence sont considérés par le ministère comme les facteurs principaux de ces déséquilibres. Autant dire que Philip Ruddock, le ministre de l’Immigration et des Affaires multiculturelles et indigènes, déjà sous le feu de l’actualité avec sa très contestée politique de rétention des demandeurs d’asile, est attendu au tournant par l’opposition travailliste dans ce domaine sensible de la condition aborigène. Surtout en cette année dite de " réconciliation nationale "."
Benjamin Adler

Maintenant, voici un article qui raconte comment l'Australie traîte ceux qui arrivent chez elle :
La criminalisation des réfugiés
en Australie
Eva Le Pallec
Anciennement chargée d'aide aux migrants,
Inner West Migrant Centre, Sydney
Si l’immigration est la base de la construction de la société australienne, elle est aussi la source d’un conflit majeur. Sa désignation, ces dernières années, comme une menace, a favorisé la résurgence de la vision conservatrice d’une Australie blanche. Les événements du 11 septembre ont achevé de diaboliser certains étrangers et entériné l’amalgame entre terroristes et demandeurs d’asile. Concrètement, la nouvelle politique d’immigration s’est traduite par des camps d’internement où hommes, femmes et enfants sont détenus pour une durée illimitée dans des conditions parfois inhumaines.
Historiquement, en Australie, l’immigration a toujours été considérée comme une immigration de peuplement, faite pour durer. Sauf exceptions, les migrants n’ont pas été vus comme des migrants temporaires, mais comme des futurs résidents et des futurs citoyens. L’idée étant que le nouveau migrant va faire partie de la communauté et qu’il faut l’aider à s’établir pour renforcer celle-ci. La conscience et l’affirmation que l’immigration est nécessaire et qu’elle répond à un besoin de construction de la communauté, de protection du groupe et de sa perpétuation, s’est aiguisée après la Seconde guerre mondiale. Il est ainsi impensable, même à l’heure actuelle, de revendiquer une immigration zéro ou une politique de fermeture des frontières.
L’histoire de l’immigration australienne est spécifique. Commencée avec une colonisation et la non reconnaissance des premiers habitants aborigènes, elle s’est poursuivie avec la White Australia Policy, politique instaurée en 1901 par The Immigration Restriction Act qui visait à éliminer les migrants non Européens, voire non anglophones, notamment à travers un test de langue. Dès lors, si l’immigration est la base de la construction de la société, elle est aussi la source d’un conflit majeur, de l’affirmation qu’il faut tracer une frontière entre soi (Britanniques et Irlandais) et les autres, mais qu’il faut, dans le même temps, s’ouvrir, accueillir d’autres migrants (d’abord les Européens du sud, puis ceux d’Asie centrale et de l’Asie dans son ensemble) pour croître et diminuer son isolement. Ainsi, si la White Australia Policy s’est effritée progressivement face à cette nécessité, elle n’a été officiellement abolie qu’en 1973.
Si l’on regarde de plus près l’évolution de la société australienne, on constate que le nombre de personnes nées à l’étranger résidant en Australie aujourd’hui équivaut à celui de 1901 soit 20 à 22 % de la population totale (selon le recensement de 1996). Cependant, la composition de la société et de ses nouveaux membres s’est diversifiée au cours du siècle. Si le premier pays d’émigration est toujours le Royaume-Uni, ses émigrés ne représentaient plus, en 1996, que 27 % du total des migrants alors qu’ils étaient 58 % en 1901. Après la Seconde guerre mondiale, la part des migrants originaires d’Europe du sud et de l’est n’a cessé d’augmenter, de même que, à partir du début des années 80, celle des migrants originaires d’Asie.
Si l’immigration apparaît donc comme stable et régulière comparée à l’augmentation démographique globale de la population, elle a été, ces dernières années, désignée comme une menace. Cette menace s’est incarnée dans les demandeurs d’asile, ces migrants qui seraient illégaux, qui refuseraient de respecter la procédure, et qui arriveraient en masse par bateaux.
Qui accepte-t-on ?
Qu’en est-il de cette arrivée en masse ? Même si, comparativement à d’autres pays, l’Australie est loin d’accueillir un nombre significatif de réfugiés, une augmentation sensible des arrivées « irrégulières » s’est effectivement produite de 1999 à 2001. L’Australie pourrait donc considérer que, comme les autres pays, elle prend sa part de réfugiés et que leur nombre varie suivant la situation politique internationale. Mais, malgré la situation géopolitique, la suspicion contre ces individus accusés d’être de « faux réfugiés » est forte. Au-delà de la question de leur nombre (combien sont-ils ? combien peut-on en accueillir ?), considérée comme politiquement correcte et somme toute d’apparence rationnelle, c’est la question du « qui » qui se cache (qui veut-on ? qui accepte-t-on parmi nous ?). L’Australie multiculturelle, libérale et sociale des années 70-80 et dont le dernier premier ministre travailliste Paul Keating avait affirmé l’ancrage en Asie, cède alors la place à une vision conservatrice, voire raciste, d’une Australie blanche telle que la définissait la White Australia Policy. En effet, en novembre 2001, John Howard, chef du Liberal Party a obtenu un troisième mandat de premier ministre. Exploitant les événements du 11 septembre, il a orienté toute sa campagne électorale sur la question de la sécurité en en faisant une question identitaire qui ne pouvait se résoudre que par le contrôle des frontières. Lors de la crise du Tampa et de ses réfugiés, ce programme politique s’est traduit par une phrase : « Nous déciderons qui entrera en Australie et dans quelles circonstances ». L’amalgame est devenu courant entre terroristes et demandeurs d’asile, désignés comme des hors-la-loi, des menteurs, accusés notamment de jeter leurs enfants par-dessus bord.
L’argument électoral a porté mais, au-delà, John Howard proposait une adhésion à une idéologie, à une vision de la société fondée sur l’exclusion d’une certaine catégorie de personnes et mise en pratique dans la politique d’immigration du gouvernement. Cette campagne, qui accusait des réfugiés principalement en provenance du Moyen-Orient, a développé progressivement, dans une partie de la société, un sentiment de peur envers l’Islam et le Moyen-Orient, sentiment qui s’est renforcé après la retransmission de l’attentat de Bali et la justification par le gouvernement de l’intervention armée en Irak.
La réalité pratique du discours de John Howard, appliqué avec zèle par le ministre de l’immigration Philip Ruddock, ce sont des camps d’internement, appelés officiellement Immigration Reception and processing centre. Hommes, femmes, enfants arrivés par mer ou par air, sans visa préalable, et qui justement désirent faire une demande de permis de séjour (pour la majorité une demande d’asile) sont directement placés en centre de détention pour une durée illimitée jusqu’au traitement de leur demande de visa (procédures d’appel comprises). En novembre 2001, 2 098 personnes, dont 400 enfants, étaient détenues dans des centres éloignés et 486, dont 153 enfants, en centres urbains. La durée de détention varie de six mois à plus de deux ans.
En plein désert
Ce système de détention provisoire mis en place par le gouvernement travailliste en 1994 et géré alors par des fonctionnaires délégués du ministère s’est radicalement renforcé sous le gouvernement libéral. Depuis fin 1997, les centres sont gérés par une compagnie de services pénitentiaires privée, l’Australasian Correctional Management (ACM), filiale de la compagnie américaine Wackenhut, et sont désormais situés à l’écart de toute vie urbaine. Le tristement célèbre centre de Woomera, construit en 1999, est situé en plein désert, à 595 km au nord d’Adelaïde. Une politique nommée Pacific Solution a permis de conclure des accords avec les gouvernements de républiques appauvries du Pacifique, l’île de Nauru et la Papouasie Nouvelle-Guinée. En échange de rétributions financières, des centres de détention ont été ouverts sur leur territoire de telle sorte que les bateaux approchant le continent australien ne puissent pas atteindre ses côtes et soient systématiquement détournés sur d’autres îles.
L’accès des média aux centres est on ne peut plus restreint mais de nombreux rapports nationaux et internationaux émanant d’organismes habilités, d’associations et dernièrement d’une commission d’enquête sur la détention des enfants ont détaillé les conditions de vie dans les divers centres et les conséquences de l’enfermement pour les personnes. Les centres de détention, des baraques au toit de tôle, sont entourés de barbelés. Les personnes y sont logées dans des dortoirs. Ce sont la plupart du temps des constructions de type temporaire qui n’ont pas été prévues pour un long séjour. La capacité d’accueil était au départ très insuffisante, et certains centres n’avaient pas d’accès à l’eau chaude.
Depuis 1997, le gouvernement a amélioré les conditions d’accueil mais la surpopulation est courante. Les centres sont divisés en zones relatives à la progression de la situation administrative de la personne. Il existe une zone dite de « séparation » (separation detention) dans laquelle les personnes sans papiers qui viennent d’arriver doivent séjourner pour subir un contrôle médical et attendre que leur identité soit vérifiée. Selon les organisations des droits de l’homme, cette zone de séparation empêche les nouveaux arrivants d’apprendre des autres détenus leur droit à faire une demande d’asile (protection visa) et à demander une assistance juridique. Une zone d’isolement ou des cellules isolées d’observation sont prévues en cas de problèmes de comportement. Le dernier rapport de la commission australienne des droits de l’homme critiquait l’absence de procédure rigoureuse concernant cette pratique.
Certains centres permettent des sorties temporaires pour les adultes ou pour les enfants. Des cours d’anglais sont en général proposés, bien qu’en nombre insuffisant, et les enfants peuvent parfois suivre un enseignement primaire. Certains enfants peuvent se rendre à une école locale s’il y a eu un accord avec celle-ci. Des enfants victimes de violence ont aussi été placés dans des structures d’accueil extérieures. Ces améliorations sont souvent dues aux pressions des opposants et aux critiques des organisations des droits de l’homme, mais ne constituent pas une politique générale.
La durée de détention, l’absence d’informations concernant la progression de leur dossier, l’insuffisance d’interprètes, la coupure avec le monde extérieur, la restriction des communications téléphoniques avec leur famille ou leurs amis sont les plaintes le plus régulièrement enregistrées. De nombreuses réclamations concernent aussi le manque de respect du personnel d’ACM envers les détenus. L’accès aux soins, particulièrement aux soins dentaires et psychiques apparaît comme très insuffisant. Une des clauses du contrat du personnel médical employé par ACM est la non divulgation d’informations sur les centres. Actuellement, un groupe de médecins a entamé une procédure légale pour lever cette clause.
Des témoignages et des rapports récents dénoncent des dégâts psychologiques importants chez les enfants. Par ailleurs, à la souffrance occasionnée par l’enfermement s’ajoutent souvent chez les réfugiés des symptômes post-traumatiques qui ne sont pas pris en charge. L’équilibre psychique futur des personnes est ainsi mis en danger. L’auto-mutilation, les tentatives de suicide, les dépressions, les troubles du comportement, la somatisation, les paroles et actes de désespoir sont le lot commun des demandeurs d’asile dans ces centres. Plusieurs grèves de la faim se sont succédé et une tentative de libération des prisonniers par des militants hostiles à cette politique a eu lieu en juin 2002 à Woomera. Récemment, en avril 2003, Woomera a été fermé et les détenus qui restaient ont été transférés dans un autre centre. Le centre de Woomera reste cependant disponible si besoin était.
Le 19 mai 2003, la chaîne publique ABC a diffusé des images inédites filmées par le personnel d’ACM dans le centre de Woomera, images terribles montrant des corps automutilés, des personnes sans connaissance, des grévistes de la faim aux lèvres cousues, des personnes se suspendant aux barbelés et poussant des hurlements. Le documentaire montrait le service de soins infirmiers où les gens sont allongés sur des matelas par terre et dans les couloirs ainsi que la répression de l’émeute qui a fait de nombreux blessés (des centaines selon certains rapports transmis au ministère de l’immigration).
Selon d’anciens membres du personnel de ACM, peu de choses sont connues car le personnel avait ordre de contrôler l’information montrée aux organisations des droits de l’homme lors de leurs visites. Ils racontent les conditions d’accueil dramatiques à l’ouverture de Woomera et au moins jusqu’en 2000 où la population a atteint 1 500 personnes (plus de deux fois la capacité d’accueil). Ils relatent comment la compagnie ACM aurait fait du profit en minimisant tous les coûts, notamment de personnel, en nombre totalement insuffisant. Des rapports médicaux mettant en cause la négligence grave de la direction du centre auraient disparu. Selon les personnes interviewées, la direction générale d’ACM et le ministre de l’immigration étaient au courant de ce qui se passait. L’une d’entre elles a demandé la nomination d’une commission d’enquête impartiale.
Quelque temps plus tard, en juillet 2003, la cour de justice relative au droit de la famille (the Family Court) a été saisie par des associations et a décrété illégale la détention illimitée d’enfants dans les centres de détention. Le gouvernement a fait appel.
Le centre de Woomera est donc vide depuis avril dernier, et la compagnie ACM en voie de perdre le contrat de management des centres de détention mis en place par le ministre de l’immigration.
Accusés d’être de faux réfugiés
Pour légitimer l’enfermement de ces personnes et de ces enfants qui demandent l’asile, il a fallu les criminaliser par un discours sans cesse repris. Selon le ministère de l’immigration, ce sont des gens qui sont liés à des passeurs criminels, qui détournent et abusent du système d’asile pour leurs fins propres, et enfin qui « prennent des places rares de réinstallation qui, autrement, seraient disponibles pour des réfugiés identifiés à l’extérieur comme étant en grand besoin et pour lesquels cette réinstallation est la seule solution viable » . En fait, ils sont accusés de n’être pas de vrais réfugiés mais des profiteurs.
Il a fallu d’autre part faire en sorte, par un changement continu de législation, qu’ils ne soient pas de vrais réfugiés. Entre autres, le 1er octobre 2001, le Migration Act a été amendé pour « clarifier l’application en Australie de la convention des Nations-Unies relative aux réfugiés » et un cas de jurisprudence a précisé dans un sens très restrictif cet amendement. De nouveaux permis de séjour ont été introduits pour ceux arrivés sans visa dont la demande d’asile a cependant été acceptée. Ce sont des permis de séjour temporaire de trois ans (Temporary protection visa, TPV) alors que les réfugiés arrivés par le programme du HCR ou légalement sur le territoire australien se voient presque automatiquement accorder un permis de séjour permanent. Les personnes ayant obtenu un TPV voient leurs droits sociaux considérablement réduits et ne peuvent avoir accès à aucun programme d’aide à l’installation des migrants financé par le gouvernement (Settlement Scheme). Les demandeurs d’asile pour lesquels le gouvernement apporte la preuve que, depuis le départ de leur pays d’origine, ils sont restés au moins sept jours dans un pays où ils auraient pu demander et obtenir protection ne pourront jamais faire la demande d’un visa permanent. Enfin, ceux qui accostent sur des îles australiennes mais pas sur le continent se voient refuser le droit de demander d’asile.
Cette politique laisse planer le doute et la suspicion sur l’identité et le statut de ces personnes et les stigmatise. Elle permet de respecter en apparence la règle fondamentale de la convention des Nations-Unies, à savoir le non refoulement des réfugiés, tout en la contournant. Donner un visa temporaire, c’est se donner la possibilité d’une expulsion reportée. Ainsi, 80 % des personnes secourues en 2001 par le Tampa et déportées sur l’ile de Nauru avaient été reconnues à l’époque par le HCR comme de vrais réfugiés mais la procédure ayant tardé, ceux-ci, pour la plupart venus d’Afghanistan ne se voient plus à présent reconnaître le statut de réfugié, le HCR estimant la situation de ce pays suffisamment sûre.
La reconnaissance du droit d’asile, du droit à la protection, posé au départ comme un droit humain fondamental par la communauté internationale et qui a permis à nombre de personnes depuis 1951 de survivre et de se reconstruire, et sa remise en cause par les pays occidentaux nous invite plus généralement à réfléchir sur le droit à l’immigration.


Maintenant, voici un petit aperçu sur la politique d'immigration en Australie :

L'Australie met un frein à sa politique généreuse en matière d'immigration sous la pression d'un parti extrémiste populaire.
L'appel de la dirigeante du parti en vogue One Nation, Pauline Hanson, pour une «immigration zéro» menace le rêve de milliers d'immigrants potentiels vers un pays qui, jadis, accueillait à bras ouverts tous ceux en quête d'un nouveau style de vie. Le danger remonte à deux ans, quand elle a déclaré, dans son premier discours devant le Parlement fédéral australien: «Nous risquons d'être submergés par les Asiatiques». Depuis, ce péril n'a fait que croître, au point que cette formation a récemment remporté 25% des suffrages dans l'un des Etats fédérés, menaçant les bastions des partis traditionnels.
L'Australie est fière de la diversité démographique qu'elle a acquise en 25 ans, depuis qu'elle a renoncé à sa politique d'immigration restrictive, (connue sous le nom d'«Australie blanche»), au profit d'une législation non discriminatoire. Le pays accueille actuellement des migrants originaires de 150 pays. Fondée sur des quotas annuels, cette réglementation permet aux ressortissants de tous pays, quels que soient leurs origine ethnique, sexe, couleur ou religion de postuler à l'immigration. L'admission prend en considération le niveau d'anglais, les compétences professionnelles, les liens et le soutien familiaux. Aujourd'hui, environ le quart des Australiens est né à l'étranger: 5% en Asie, 6,2% au Royaume-Uni, 6,8% ailleurs en Europe, 1,2% au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. Depuis la Seconde Guerre mondiale, 5,6 millions de personnes s'y sont établies. La politique actuelle vise, à travers l'immigration, à accroître la population de 18,5 millions à 23 millions dans les 50 prochaines années.

Le gouvernement a réagi aux revendications de One Nation par une grande campagne nationale défendant sa politique. Le ministre de l'Immigration et des Affaires ethniques, Philip Ruddock, a parcouru le pays en clamant qu'il n'y a «pas de place pour le racisme en Australie». La question, dit-il, «n'est pas de savoir comment stopper l'immigration, mais comment la gérer afin d'en tirer le meilleur profit pour l'Australie». L'opposition aux projets de P. Hanson a été virulente. Dans un appel conjoint, patronat, syndicats, groupes religieux et associations affirment: «Nous, Australiens, devrions être fiers de la manière dont les immigrés ont transformé, consolidé et enrichi notre nation, sur les plans économique, social et culturel.»
Le parti One Nation exploite le ressentiment grandissant de certains Australiens à l'égard d'immigrés perçus comme venant prendre «leurs» emplois, dans une économie de plus en plus affectée par la crise asiatique, prendre «leurs» places dans des universités surchargées et escroquer le système d'aide sociale. Des mouvements écologistes et les partis qui les représentent réclament également une diminution de l'immigration. Ils veulent que l'Australie détermine sa «capacité d'accueil», c'est-à-dire le nombre d'habitants que le pays peut continuer à faire vivre sans polluer la terre, les plages, les cours d'eau et sans mettre en danger la faune et la flore.
En réponse à certaines de ces critiques, le gouvernement a commencé à durcir les conditions d'admission, en réservant la moitié des entrées à des gens qualifiés et en sanctionnant ceux qui dépassent la durée de leurs visas, travaillent illégalement, exploitent les procédures d'appel pour prolonger leur séjour clandestin ou abusent du système de protection sociale.
Le président de la fédération du conseil des affaires ethniques, Randolph Alwis, se montre très critique à l'égard d'un gouvernement qui «cède aux exigences des extrémistes». Il estime qu'en renforçant les critères de compétences et de connaissance de l'anglais, l'Australie applique en fait une discrimination indirecte, excluant ainsi des personnes dont le pays aurait grand besoin. Il souligne que des grands hommes d'affaires australiens sont arrivés ici sans parler un mot d'anglais. «On voit beaucoup de gens hautement qualifiés qui, victimes de préjugés, ne trouvent pas de travail tout de suite, affirme-t-il. Ils sont alors confrontés à de grandes difficultés, parce que la politique gouvernementale ne leur accorde aucune prestation sociale pendant deux ans.» Et il met en garde: «A l'étranger, on suit de très près notre politique d'immigration. Les candidats au départ qui ont le choix et qui ont des compétences décideront d'aller dans des pays moins restrictifs en la matière.»

Mon commentaire :
l'Australie est un « pays raciste ». « L'actuel gouvernement souhaite que la plupart des immigrants viennent de pays anglo-saxons ou d'Europe du Nord. Mais pas d'Asie ou d'Afrique ! » Certains critiques du système estiment que, souvent, le multiculturalisme n'est qu'une façade. Telle la télévision d'État, sorte de Babel audiovisuelle diffusant des programmes en 34 langues. De manière générale, les Australiens blancs d'origine anglo-irlandaise tiennent encore fermement et à tous niveaux les contrôles politiques, économiques et culturels du pays.et il faut être un Blanc pour devenir vraiment un Australien.

Questions :
- Par quelle logique les Australiens veulent-ils que les immigrés se plient à leur volonté, alors qu'eux-même ont massacré les Aborigènes et continuent à bafouer la dignité de ceux qui ont survécu :?:
- Que fait un immigré se sentant rejeté, ben il puise dans son identité tout ce qui le différencie de son oppresseur, il s'y cramponne et le fait même valoir et il a entièrement raison.
- Maintenant, vouloir changer quoique ce soit à la culture ou la religion du pays d'accueil, vous y croyez, vous :?:
Existe-t-il vraiment des personnes qui mordent la main qui les fait manger, à titre individuel, je veux bien le croire, mais comme ça un mouvement de masse, il ne peut qu'avoir été attisé.
Pour conclure, dernière question :
- Azad, quand est-ce qu'on trinque :?: :lol:
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Re: On ne rigole pas en Australie !

Messagepar Aphrodite » 28 Fév 2009 00:35

DD a écrit:
coriolan a écrit:Nous accepterons vos croyances sans poser de question. Tout ce que nous vous demandons c'est d'accepter les nôtres, et de vivre en harmonie pacifiquement avec nous.
Et puis n'oublions pas cette partie de la déclaration. Ca veux bien dire ce qui est dit, non ? Il est pas si raciste que çà le PM !

Je trouve ton intervention d'une puérilité :!:
A-t-on déjà vu un officiel légitimer le racisme par une déclaration :?: Même Jean Marie Le Pen, n'a pas osé le faire :!:
Le racisme est un comportement qui ne peut se déclarer officiellement, parce qu'il est honteux et la politique est là justement pour édulcorer :cry:
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Messagepar JEL » 28 Fév 2009 01:47

Bein c'est pas rassurant tout ça.
Des fois, je préfèrerai avoir tort...
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Re: On ne rigole pas en Australie !

Messagepar DD » 28 Fév 2009 08:36

Aphrodite a écrit:Je trouve ton intervention d'une puérilité :!:
A-t-on déjà vu un officiel légitimer le racisme par une déclaration :?: Même Jean Marie Le Pen, n'a pas osé le faire :!:
Pueril j'en sais rien, naïf surement. Je connais peu l'histoire de l"Australie a part que les premiers colons étaient des repris de justesse et comme partout qu'ils se sont livrés à un génocidee, et pas du tout leur politique migratoire. Dans le cas présent malgré ma misanthropie, j'ai eu la faiblesse de croire sur parole quelqu'un et non ce qui se cache derrière. C'est à vous dégouter de la nature humaine.
Eh ben çà y est je le suis...
Au fond je me fous des Australiens. Mais je continue à penser qu'un pays souverain a le droit de décider qui il accueille et comment. Et si les candidats à l'immigration ne sont pas content, ils peuvent toujours rester chez eux. Ou se barrer.
Sur ce je retourne me coucher. Bonne journée. :evil:
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Re: On ne rigole pas en Australie !

Messagepar Aphrodite » 28 Fév 2009 10:28

DD a écrit:
Au fond je me fous des Australiens. Mais je continue à penser qu'un pays souverain a le droit de décider qui il accueille et comment. Et si les candidats à l'immigration ne sont pas content, ils peuvent toujours rester chez eux. Ou se barrer.
Sur ce je retourne me coucher. Bonne journée. :evil:

Certes, mais un pays qui se respecte et qui s'inscrit en tant que défenseur des droits de l'homme, n'a aucunement le droit d'instrumentaliser l'immigration et les âmes qu'elle implique :shock:
ça rime à quoi ouvrir ses frontières, car économiquement ça s'impose, puis non seulement pratiquer un filtrage ségrégationniste, mais être discriminatoire vis à vis des immigrés coincés entre ses filets :cry:
Tu sais quoi, pour les Australiens, les êtres sont des machines :!:
Ils ont favorisé l'installation des Asiatiques, sachant que ceux-ci sont des fourmis à l'œuvre, maintenant, ils les trouvent trop jaunes :shock:
Actuellement (depuis le 11 septembre), leur cheval de bataille c'est l'Islam qu'ils livrent en pâture à l'extrême droite pour continuer leur politique d'immigration sordide :(
Je connais bien le sujet, mes concitoyens ayant été bercés par le rêve australien pendant quelques mois, mais ils ont vite déchanté, la presse les ayant aidés.
Moi, je dis fuck of aux pays non reconnaissants vis à vis de ceux qui ont contribué à leur construction et fuck of au racisme :evil:
Quant à ta remarque déplacée, celle-ci s'explique par ton bien-être là où tu es né, mais aurais-tu réfléchi de même, si la colonisation a sclérosé ton pays pendant des décennies, lui ôtant toute chance de s'inscrire au devant de la scène, l'appauvrissant, l'handicapant :?:
Je suis sûre que non et je suis convaincue que tu serais parmi ces immigrés dont personne ne veut, et qui ne représentent en fait que le tribut d'une vision ségrégationniste de l'humanité
:evil:
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Re: On ne rigole pas en Australie !

Messagepar Aphrodite » 28 Fév 2009 12:21

DD a écrit: Pueril j'en sais rien, naïf surement.

En fait, je voulais dire naïf, c'est ça :wink:
Tu sais, ta façon d'appréhender le sujet n'est pas aussi répréhensible que ça, tu t'es contenté d'émettre ton avis sur un texte lequel, ma foi, brille par son côté judicieux. De ce fait, ton avis ne pouvait qu'aller dans le sens édicté.
Moi, aimant les profondeurs, j'ai débordé :lol:
J'espérais juste que quelqu'un pratiquant la plongée sous-marine comme toi m'aurait accompagnée, mais dans mon attente, j'ai omis un paramètre fondamental, le facteur climatique et le tien ne te permet pas une telle entreprise en ce moment :( Ben, j'attendrai et je serai très patiente :wink: ça vaut le coup quand on kif quelqu'un :love4:
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Re: On ne rigole pas en Australie !

Messagepar coriolan » 28 Fév 2009 13:46

DD a écrit:je continue à penser qu'un pays souverain a le droit de décider qui il accueille et comment. Et si les candidats à l'immigration ne sont pas content, ils peuvent toujours rester chez eux. Ou se barrer.

Hier soir j'ai vu le message de Leïla un peu tard, mais je m'étais bien promis de lui répondre vertement ce matin. Tu l'as fait, je m'associe, tout est dit pour moi.

J'en profite pour répondre à Dom qui prétend que :
Dom a écrit:Mais non tu n'as pas le droit de dire ça ! Parce que ton propos est d'emblée agressif et qu'au-delà de la règle, il est porteur d'un rejet "a priori" de l'étranger.
La règle doit être neutre et n'exclure que ceux qui refusent de s'y plier. Si toi-même tu n'ôtes pas tes chaussures, tu n'entres pas !

Si vis pacem, para bellum ! OK. Je suis agressif au départ pour qu'on sache que je ne rigole pas. Point. Entre nous, je ne suis pas hostile aux étranger, je suis méfiant et y reste jusqu'à preuve du contraire. Je préfère me traiter de con in fine que d'être pris pour un con par un autre.
"Je me le sers moi-même avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me le serve
."
Est-ce clair ?

Quant à la règle (s'agissant de chez moi, je dirai :"quant à MA règle"), elle sera neutre si je le veux ! Je peux aussi interdire les chaussures à tout le monde sauf à moi parce que je suis chez moi et que c'est moi qui nettoie mes sols... Et puis, merde, j'impose ce que je veux puisque je ne force personne à rentrer.

...par droit et raison, charbonnier est maitre en sa maison. (Montluc. Et je suis poli !)

Le coq est roi sur son fumier ! (Sénèque...un au revoir !)
Puéril, si on veut, nana rala fout' !
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Messagepar JEL » 28 Fév 2009 14:40

En ce qui me concerne, je vois deux types d'immigration : la migration volontaire et la migration de nécessité.

Je fais partie de ceux qui ont testé la première forme. Et dans ce cas-là je peux vous dire que l'immigration choisie est une très bonne chose : un pays qui sait de qui il a besoin est plus à même de faire en sorte que son arrivée se passera de la meilleure façon qui soit, sans heurts, et que les immigrants apporteront vraiment quelque chose et seront heureux de le faire.
Ça se traduit par des choses simples, comme faire un test avant d'appliquer pour un visa (pour évaluer ce que vous apportez au pays et le risque que vous soyez une charge ou repartiez trop tôt - et éviter à chacun de perdre son temps et son argent le cas échéant), expliquer toute la procédure, décrire le pays, donner des cours de rattrapage dans la langue qui convient, informer quant aux services publics, former aux institutions, à la constitution et au Droit commun.
C'est comme l'Art de la Guerre de Sun Tsu: plutôt que d'achever les combattants adverses, on prend des prisonniers (qui ne sont généralement que des mercenaires), on les traite bien, en tout cas mieux que dans le camp adverse, et il y a de bonnes chances pour qu'ils veuillent par la suite se battre pour vous.
(remplacez adversaire par étranger, mercenaire par travailleur... le parallèle est vite fait)

Tout bénef pour tout le monde.


Accepter un migrant qui quitte son pays parce qu'il n'a plus d'autre choix devrait être un devoir. Là, c'est peut-être mon éducation qui parle. Mais il est impensable en pratique de laisser tout le monde rentrer, parce que l'homme est ce qu'il est, et qu'ouvrir les vannes en grand provoquera à coup sûr un phénomène de rejet qui peut aller jusqu'à déstabiliser la société qui accueille. C'est ici que l'intelligence associée à l'humanisme (ce qui est ma conception de la Politique) doivent donner le meilleur pour accepter ceux qui viennent se réfugier sans compromettre sa propre maison.

S'ajoute dans le cas de l'Australie, que c'est un pays qui n'a pas de frontières. On ne peut donc pas contrôler un flux de migrants avant que celui-ci ait atteint le sol (sauf à noyer tout le monde dans l'océan). Ils se retrouvent donc coïncés entre le marteau et l'enclume. D'un côté ils doivent freiner l'arrivée des migrants pour éviter de déstabiliser la société (avec les résultats qu'on connaît), d'un autre ils se retrouvent devant le fait accompli qu'ils essaient de gérer après coup dans des "centres de tri", ou de détourner le problème vers des îles avoisinantes et les tours de passe-passe rapportés par Aphrodite.
Parce que ce n'est pas le tout de dénoncer ces centres de rétention et autres manoeuvres ou de monter aux extrêmes : il faut présenter des pistes de solutions, et là, il n'y a plus personne.

Une solution pourrait être de régler le problème à la source : faire en sorte que les gens soient assez bien chez eux pour n'avoir envie de migrer que pour l'aventure.
Mais, franchement, c'est impossible.
Du coup, c'est l'inverse qui peut arriver, avec le pays d'accueil qui devient répugnant (et qui le devient parce qu'il n'a pas su/pu gérer son immigration).

Peut-on en conclure que la capacité d'accueil d'un pays est cyclique ?
stabilité -> prometteur -> immigration -> limite de tolérance -> déstabilisation -> fuite -> stabilisation ->...
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Re: On ne rigole pas en Australie !

Messagepar Aphrodite » 28 Fév 2009 19:58

coriolan a écrit:
Hier soir j'ai vu le message de Leïla un peu tard, mais je m'étais bien promis de lui répondre vertement ce matin. Tu l'as fait, je m'associe, tout est dit pour moi.

Je me fous de ce que vous pensez DD et toi, dans ce contexte, vous faites partie d'un peuple colon, nous n'avons pas les mêmes sensibilités, donc nous ne pouvons réfléchir de la même façon :!:
Vertement :!: Pourquoi :?: Bon sang :!: Pour avoir dit ce que je pense :?: :shock:
Tout ce que j'ai dit, je le réitère et je continue à considérer déplacé ce que DD a dit avant d'aller dormir :!:
Je me suis juste justifiée pour le mot "puéril" qu'il a mal pris, sinon le reste, je persiste et signe, quelque soit ta position et la sienne:!: Et puis quoi encore :?: je me noie peut-être, mais ma liberté de penser demeure intacte et les muselières, ça ne marche guère avec moi :roll:
Le monde est ce qu'il est, parce qu'il a été fondé sur une plateforme vacillante : la discrimination.
La supériorité est un rêve auquel s'accrochent encore ceux qui ne dorment plus, mais si je m'en tiens à du concret, nul ne l'est et nul n'a le pouvoir enivrant de chasser parce que nul n'a les capacités d'accueillir et ça c'est normal puisque la roue, contrairement aux cerveaux ne stagne pas, elle tourne :roll:
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Messagepar Aphrodite » 28 Fév 2009 20:37

JEL a écrit:
C'est comme l'Art de la Guerre de Sun Tsu: plutôt que d'achever les combattants adverses, on prend des prisonniers (qui ne sont généralement que des mercenaires), on les traite bien, en tout cas mieux que dans le camp adverse, et il y a de bonnes chances pour qu'ils veuillent par la suite se battre pour vous.

J'adore ta métaphore :!:
C'est ça et dans le cas contraire, ceux que tu accueilles feront des choses répréhensibles, style : siffler ton hymne national pendant un match :(
Pour ma part et si ça ne dépendait que de moi, on n'est bien que chez soi :!: Mon père a été emporté dans un mouvement migratoire de l'époque vers la France, il y a travaillé pendant 10 ans, quand il a constaté de quoi il retournait, il est rentré me fabriquer, j'ai vu le jour le jour des accords d'Evian, c'est dire et je préfère de loin ce que je suis que ce que je serai devenue s'il a opté pour une résidence en France.
Ma religion : n'avoir besoin de personne et nul n'est indispensable et puis :
Yes we can :!: C'est intrinsèque à soi et non dépendant d'un environnement
:roll: Si je suis rien dans mon pays, inévitablement, je serai moins que rien ailleurs :!: Je m'accomplis là où je suis et si je pars quelque part, je le fais en citoyen du monde à part entière qui se déplace avec ses moyens et sa dignité et ne doit rein à personne.
Tu vois qu'avec moi, les xénophobes auraient vraiment chômé :wink: Mais, tout le monde n'est pas de ma trempe et se transforme malheureusement en pâture :cry:
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Messagepar AZADKEHR » 28 Fév 2009 20:58

JEL a écrit:Une solution pourrait être de régler le problème à la source : faire en sorte que les gens soient assez bien chez eux pour n'avoir envie de migrer que pour l'aventure.
Mais, franchement, c'est impossible.

Non, je ne suis pas d'accord, il y a déjà des tas de choses à faire par nous mêmes à notre niveau . :cry:
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Messagepar DD » 28 Fév 2009 22:55

AZADKEHR a écrit:
JEL a écrit:Une solution pourrait être de régler le problème à la source : faire en sorte que les gens soient assez bien chez eux pour n'avoir envie de migrer que pour l'aventure.
Mais, franchement, c'est impossible.

Non, je ne suis pas d'accord, il y a déjà des tas de choses à faire par nous mêmes à notre niveau . :cry:
Je suis d'accord avec Jel. La meilleure chose à faire, c'esy que les gens se sentent soit suffisament libres, soit suffisament à l'aise et heureux pour rester chez eux. Les deux, c'est mieux.
Mais faut-il que la situation soit infame dans certains coins de la planète pour que quelqu'un décide de tout laisser tomber au péril de sa vie ?
Vous vous imaginez une seconde quitter votre foyer, vos parents, vos amis... tout ce qui fait que vous etes "vous" pour un ailleurs qui parfois se découvre comme étant sordide ?
Non, j'en suis convaincu, ici, on ne peut que gérer les dégats. Le vrai boulot, c'est "là bas" qu'il doit se faire.
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Messagepar AZADKEHR » 01 Mar 2009 00:29

DD a écrit:Non, j'en suis convaincu, ici, on ne peut que gérer les dégats. Le vrai boulot, c'est "là bas" qu'il doit se faire.

C'est bien ce que j'ai voulu dire ! on ne doit pas considérer que c'est impossible . On peut déjà agir à notre petit niveau , les nations et l'Europe à leurs niveau !
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