LA VERITE SUR LA CRUCIFIXION

Propositions de débats

LA VERITE SUR LA CRUCIFIXION

Messagepar coriolan » 13 Mar 2011 16:04

Jean-Luc Pouthier (1) était l’invité de France 5, sur le plateau de ‘C à dire’ le 11 mars 2011, pour nous parler du livre du pape Benoît XVI, « Jésus ».

Au cours de l’émission l’invité rappela que le peuple juif n’était pas le peuple déicide qu’on se plaît à dire, mais que seuls les Romains devaient être considérés responsables de la mort de Jésus – on pouvait, quant à lui, trouver la preuve de ses propos en relisant les évangiles…

Je ne suis pas d’accord avec cette affirmation et ma divergence de point de vue me permet d’exhumer un vieux texte qui dormait dans le fond de l’un de mes tiroirs depuis 17 ans, et que je vous livre in extenso :

La question s’est souvent posé de savoir si c’était les Juifs ou les Romains qui avaient crucifié Jésus. Je crois même savoir que certains Juifs de notre époque, exacerbés par cette remise en cause récurrente dont ils prennent ombrage, avaient porté plainte et obtenu des tribunaux de notre bonne vieille République laïque qu’il fût admis une bonne fois pour toutes, admis et enseigné, que seuls les Romains devaient, en quelque sorte, porter le chapeau !

Au risque de passer pour un révisionniste, je ne résiste pas à m’attarder une fois encore (n’en déplaise à mes amis juifs) sur ce dossier qui n’est pas aussi volumineux qu’on le prétend. En effet, les seuls documents à consulter, quelles que soient ses convictions religieuses, sont, à défaut d’autres, l’évangile de Jean et les évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc, à l'exclusion de tous autres commentaires et exégèses. J'ai retenu la Bible de Jérusalem dont la traduction fait autorité, et je me suis assuré que la Bible de Chouraqui confirme bien les extraits ci-dessous, quant au fond.

Le travail est fort simple, il n’est qu’à lire ce qui suit. Quand je l’ai libellé en italique, le texte ci-après est la copie scrupuleuse des dits évangiles. En fin de chaque extrait, j’ai noté sa référence biblique, c’est-à-dire le nom de l’évangéliste auquel il est attribué, le numéro du chapitre d’où il est tiré, et le numéro du verset où chacun pourra aisément le retrouver.

Ainsi donc, selon la Bible de Jérusalem : Beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie et avaient vu ce qu'il (Jésus) avait fait, crurent en lui. Mais certains s'en furent trouver les Pharisiens (2) et leur dirent ce qu'avait fait Jésus. Les grands prêtres et les Pharisiens réunirent alors un conseil : "Que faisons-nous? disaient-ils, cet homme fait beaucoup de signes. Si nous le laissons ainsi tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint et notre nation." Mais l'un d'entre eux, Caïphe, étant grand prêtre cette année-là, leur dit : "Vous n'y entendez rien. Vous ne songez même pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière." Or cela, il ne le dit pas de lui-même; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation (3) - et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés. Dès ce jour-là donc, ils résolurent de le tuer. ( Jean 11: 45-53)

Les grands prêtres et les Pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu'un savait où il (Jésus) était, il devait l'indiquer, afin qu'on le saisît. (Jean 11: 57)

Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus. (Jean 12 : 10,11)

Judas donc, menant la cohorte (4) et des gardes détachés par les grands prêtres et les Pharisiens, vint là (sur le mont des Oliviers, au jardin de Gethsémani, de l'autre côté du torrent du Cédron) avec des lanternes, des torches et des armes. (Jean 18 : 3) En ce qui concerne la présence de soldats romains lors de cette arrestation, Matthieu, confirmé en cela par Marc 14 : 43, et Luc 22 : 47,52, précise :...voici Judas, l'un des Douze, et avec lui une bande nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. (Mat. 26 : 47)...Alors, s'avançant, ils mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent.(Mat. 26 : 50)

Alors la cohorte, le tribun, et les gardes des Juifs saisirent Jésus et le lièrent. Ils le menèrent d'abord chez Anne; c'était en effet le beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs :" Il y a intérêt à ce qu'un seul homme meure pour le peuple." (Jean 18 : 12-14)

Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. (Jean 18 : 19) "...Pourquoi m'interroges-tu ? Demande à ceux qui ont entendu ce que je leur ai enseigné; eux, ils savent ce que j'ai dit." A ces mots, l'un des gardes, qui se trouvait là, donna une gifle à Jésus en disant : "C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ?" (Jean 18 : 21, 22) Anne l'envoya alors, toujours lié, au grand prêtre Caïphe. (Jean 18 : 24)

Alors ils menèrent Jésus de chez Caïphe au prétoire (5). C'était le matin. Eux-mêmes n'entrèrent pas dans le prétoire, pour ne pas se souiller, mais pour pouvoir manger la Pâque. Pilate (6) sortit donc au dehors, vers eux, et il dit : "Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?" Ils lui répondirent : "Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré." Pilate leur dit : "Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre Loi." Les Juifs lui dirent : "Il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort (7)" (Jean 18 : 28-31)

Alors Pilate entra de nouveau dans le prétoire; il appela Jésus et dit : "Tu es le roi des Juifs?" Jésus répondit : "Dis-tu cela de toi-même ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?" Pilate répondit : "Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait?" Jésus répondit : " Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n'est pas d'ici." Pilate lui dit :"Donc tu es roi?" Jésus répondit : "Tu le dis : je suis roi. Je ne suis né, et ne suis venu dans ce monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix." Pilate lui dit : "Qu'est-ce que la vérité?" Et, sur ce mot, il sortit de nouveau et alla vers les Juifs. Et il leur dit : "Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais c'est pour vous une coutume que je vous relâche quelqu'un à la Pâque. Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?" Alors ils vociférèrent de nouveau, disant : "Pas lui, mais Barabbas !(8)" Or Barabbas était un brigand. (Jean 18 : 33-40)

Pilate prit alors Jésus et le fit flageller (9) (Jean 19 : 1) Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre; et ils s'avançaient vers lui et disaient : "Salut, roi des Juifs!" Et ils lui donnaient des coups. (Jean 19 : 2-3) cf. Luc, où l'on lit : Pilate demanda si l'homme était Galiléen. Et s'étant assuré qu'il était de la juridiction d'Hérode (10), il le renvoya à Hérode qui se trouvait, lui aussi, à Jérusalem en ces jours-là. Hérode, en voyant Jésus, fut tout joyeux; car depuis assez longtemps il désirait le voir, pour ce qu'il entendait dire de lui; et il espérait lui voir faire quelques miracles. Il l'interrogea donc avec force paroles, mais il ne lui répondit rien. Cependant les grands prêtres et les scribes se tenaient là, l'accusant avec véhémence. Après l'avoir, ainsi que ses gardes, traité avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d'un habit splendide et le renvoya à Pilate. (Luc 23 : 6-11) Ainsi, selon Luc, ce ne seraient donc pas des soldats romains, mais des Juifs, qui auraient outragé Jésus en le revêtant d'un manteau de parade par moquerie.

De nouveau, Pilate sortit dehors et leur dit : "Voyez, je vous l'amène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation." Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre ; et Pilate leur dit : "Voici l'homme!" Lorsqu'ils le virent, les grands prêtres et les gardes vociférèrent, disant : "Crucifie-le! Crucifie-le!" Pilate leur dit : "Prenez-le, vous, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation." Les Juifs lui répliquèrent : "Nous avons une Loi et d'après cette Loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu".

Lorsque Pilate entendit cette parole, il fut encore plus effrayé. Il entra de nouveau dans le prétoire et dit à Jésus : "D'où es-tu?" Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit donc : "Tu ne me parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te relâcher et que j'ai pouvoir de te crucifier?" Jésus lui répondit : "Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t'avait été donné d'en haut; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi a un plus grand péché.
(11)

Dès lors Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs vociféraient, disant : "Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César : quiconque se fait roi, s'oppose à César." Pilate, entendant ces paroles, amena Jésus dehors et le fit asseoir au tribunal, en un lieu dit le Dallage, en hébreu Gabbatha. Or c'était la préparation de la Pâque; c'était vers la sixième heure ( environ midi ). Il dit aux Juifs : "Voici votre roi." Eux vociférèrent : "A mort! A mort! Crucifie-le!" Pilate leur dit : "Crufierai-je votre roi?" Les grands prêtres répondirent : " Nous n'avons de roi que César!" Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. (Jean 19 : 4- 16) (c’est moi qui ai souligné : il, c’est Pilate ; le, c’est Jésus ; leur, ils, ce sont les grands prêtres).

Selon Luc, Hérode ayant renvoyé Jésus devant Pilate, ce dernier dit à ceux qui l'accompagnaient (les grands prêtres, les chefs et le peuple) : "Quel mal a donc fait cet homme? Je n'ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort; je le relâcherai donc, après l'avoir châtié." Mais eux, insistaient à grands cris, demandant qu'il fût crucifié; et leurs clameurs gagnaient en violence. Et Pilate prononça qu'il fût fait droit à leur demande. Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, celui qu'ils réclamaient. Quant à Jésus, il le livra à leur bon plaisir. (Luc 23 : 22-25) C'est-à-dire le bon plaisir de ceux qui demandaient sa mort : les grands prêtres, les chefs et le peuple. (Luc 23 : 13) Quand ils l'emmenèrent (les grands prêtres, les chefs et le peuple), ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. (Luc 23 : 26) ...Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l'y crucifièrent. (Luc 23 : 33) (…) on avait amené deux malfaiteurs pour être exécutés avec lui,(Luc 23 : 32) atteste la présence des soldats romains sur le lieu du sacrifice. Ce sont eux qui ont amené les deux malfaiteurs, et ce sont eux qui crucifièrent Jésus, exécutant ainsi la sentence des Juifs acceptée par Pilate lequel, ostensiblement, manifesta par trois fois son désir de ne pas donner suite à cette affaire intérieure juive. (Luc 23 : 20-23) Luc dit encore, en parlant du temps de la crucifixion : Le peuple se tenait là, à regarder. Les chefs, eux, se moquaient (...) Les soldats aussi se gaussèrent de lui (...) (Luc 23 : 35-36)

Revenons à l’évangile selon saint Jean où nous l’avons laissé : ...Ils (les grands prêtres) prirent donc Jésus. Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne - ce qui se dit en hébreu Golgotha - où ils le crucifièrent et avec lui deux autres : un de chaque côté et, au milieu, Jésus. Pilate rédigea aussi un écriteau et le fit placer sur la croix. Il y était écrit : "Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs". Cet écriteau, beaucoup de Juifs le lurent, car le lieu où Jésus fut mis en croix était proche de la ville, et c'était écrit en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : "N'écris pas : 'Le roi des Juifs' mais : 'Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.' "Pilate répondit : " Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit." ( Jean 19 : 17-22) Ceci met en relief l’intérêt que Pilate portait à Jésus et le mépris qu’il affichait pour les Juifs.

Comme c'était la Préparation (12), les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat - car ce sabbat était un grand jour -, demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes (13) et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau. Celui qui a vu (14) rend témoignage - son témoignage est véritable, et celui-là sait qu'il dit vrai - pour que vous aussi vous croyiez. (Jean 19 : 31-35)

Après ces événements, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps. (Jean 19 : 38)

Conclusion :

Craignant une possible émeute populaire activée par les membres du Sanhédrin, et d'éventuelles sanctions de César - à peine voilées dans les propos des chefs juifs et des anciens, Pilate céda lâchement et ratifia la condamnation à mort qui avait été prononcée à l'encontre de Jésus. A plusieurs reprises il tenta de le sauver puis, de guerre lasse, il prit de l’eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant :
- Je suis innocent de ce sang. A vous de voir!
Tout le peuple répond et dit :
- Son sang, sur nous et sur nos enfants!

Ce texte de Matthieu, Matyah, sous la plume de Chouraqui : 27 : 24-25 est particulièrement éloquent ! Les descendants de ce peuple, qui contesteraient la part active, et revendiquée, de leurs ancêtres dans l'exécution du fondateur de la chrétienté, seraient indignes de leur lignage. Ceci étant, il ne fait aucun doute que les acteurs de la crucifixion sont bien des soldats romains puisque les juifs ne disposaient d’aucuns pouvoirs en ce domaine, mais les véritables responsables de la mort de l’innocent “ homme-dieu ”, les auteurs de son arrestation, les requérants obstinés de sa condamnation, ce sont bien “ ils ”, les grands prêtres, les chefs et le peuple ! Ce sont eux, à juste titre, dont l’histoire a retenu et retiendra le nom, et non pas celui de l’homme qui planta le clou, ou le fournit. Il en va toujours ainsi, et c’est justice : peu de gens connaissent le nom du bourreau de Jeanne d’Arc, mais tout le monde se souvient de celui de l’évêque de Beauvais, un certain Pierre Cauchon… L’exécution, si je puis dire, n’est capitale que pour l’exécuté, elle ne laisse que peu de traces dans la mémoire des hommes ; en revanche, en tant que point final d’une histoire, elle lui donne un relief qui, lui, ne laisse pas indifférent.

Depuis les tentatives de révision du nombre des victimes de l’Holocauste, dites manœuvres révisionnistes, les Israélites sont chatouilleux sur certains points historiques. Je sais aussi que le lourd tribut qu’ils ont payé au nazisme leur vaut toute notre sympathie. Je sais tout cela et suis prêt à toutes les concessions, mais pas au prix du mensonge. Et quand bien même tous les tribunaux du monde se découvriraient soudain une âme de Pilate, je ne pourrais me résoudre à comprendre le contraire de ce que je lis. Il y a des reliefs sur lesquels je bute.

Au pays qui se réclame des droits de l’homme, donc de la liberté d’expression, après deux mille ans d’histoire les mannes des grands prêtres, des scribes, des anciens du Sanhédrin, ainsi que celles des Pharisiens, auraient-elles encore quelque pouvoir, par descendance interposée, pour imposer leurs volontés en dépit de toute vraisemblance?

C’est ce que l’avenir me dira… peut-être !


NOTES

(1) Jean-Luc Pouthier, journaliste et historien, ancien conseiller culturel auprès de l’ambassadeur de France au Vatican, est rédacteur en chef du Monde de la Bible et enseignant en histoire contemporaine à l’Institut d’études politiques de Paris.
Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « Dieu est un homme politique », paru aux éditions Bayard en 2007.

(2) Membres d'une secte juive apparue au II° siècle av. J.C. et qui constitua un important mouvement politique et religieux au début de notre ère.

(3) Caïphe était un grand prêtre juif de 18 à 36. Note B.J. : Pour Caïphe, il fallait sacrifier Jésus afin de préserver la nation du prétendu danger politique qu'il faisait courir.

(4) Note B.J. : Un détachement de la garnison romaine de Jérusalem.

(5) Tribunal du procurateur romain.

(6) Chevalier romain, procurateur de Judée de 26 à 36. Son administration dure et maladroite lui valut d'être démis de ses fonctions par le légat de Syrie.

(7) Note B.J. : Les Romains avaient retiré au Sanhédrin (Conseil suprême du judaïsme, siégant à Jérusalem et présidé par le grand prêtre) le droit de vie et de mort. Il en était ainsi dans toutes les provinces de l'Empire. De la main des Juifs, Jésus aurait été lapidé, et non pas crucifié. Ainsi donc, le Sanhédrin ayant condamné Jésus à mort devait recourir au gouverneur pour obtenir confirmation et exécution de leur propre sentence.

(8) Bar-Abbas, en hébreu, Fils du Père! Qui plus est, le prénom de Barabbas était Jésus !! Mais ceci est une autre histoire... Voir " Les Sources de 'L'homme qui devint Dieu' " de Gérald Messadié. (p. 257)

(9) Prélude normal de la crucifixion chez les Romains.

(10) Hérode Antipas (v. 20 av. J.C. - 39 après J.C.) tétrarque de Galilée, de l'an 4 av. J.C. jusqu'à sa mort. Il est le fils du Juif Hérode le Grand, fondateur de la dynastie d'origine iduméenne qui a régné sur la Palestine au 1er siècle avant et au 1er siècle après J.C. La dynastie tient son pouvoir des Romains.

(11) Note B.J. : Les chefs juifs et spécialement Caïphe, mais aussi Judas qui l'a livré à ceux-ci.

(12) Préparation du repas pascal, qui devait avoir lieu après le coucher du soleil, et tout ce qui était nécessaire pour passer la fête dans le repos prescrit par la Loi.

(13) Pour accélérer la mort. En effet, lorsque les tibias sont brisés, le corps tendu, jusqu'alors soutenu par le billot sur lequel les pieds sont cloués, s'effondre soudain et le supplicié est entièrement pendu à la croix par ses bras. La tétanisation des muscles thoraciques s'accélère alors jusqu'à entraîner l'asphyxie terminale. Pratique romaine pour mettre fin au supplice des crucifiés. ( Selon Gérald Messadié, dans "l'Homme qui devint Dieu" ).

(14) Ce ne peut être que Jean, le disciple que Jésus aimait, rapporteur de la scène et présent au pied de la croix selon, précisément, (Jean 19 :26)


Réponse souhaitée sur la tribune libre 'Vox Populi', sous une nouvelle rubrique à laquelle le premier répondant devra donner le titre "La crucifixion"
"Quand la prudence est partout, le courage n’est nulle part." (Désiré Joseph Mercier)
Avatar de l’utilisateur
coriolan
Administrateur
 
Messages: 5894
Inscription: 24 Sep 2007 20:25

Retourner vers Tribune de Coriolan

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité

cron