ETES-VOUS ANTISEMITE ?

Propositions de débats

ETES-VOUS ANTISEMITE ?

Messagepar coriolan » 26 Jan 2009 19:10

Ce texte a déjà été publié sur l'ancien EXO, mais comme certains ne l'ont pas lu... ou l'ont oublié, à la lecture de certains échanges récents il me semble indispensable de le reproduire ici :

D’abord, qu’est-ce que l’antisémitisme ? Etymologiquement, c’est être hostile aux Sémites. Qui sont les Sémites ? Ce sont les fils de Sem, et sur ce point Larousse est formel, ce sont les peuples du Proche-Orient, parlant ou ayant parlé dans l’Antiquité des langues sémitiques : Assyro-Babyloniens, Amorrites, Araméens, Phéniciens, Arabes, Hébreux et Ethiopiens. Dire qu’un antisémite est quelqu’un qui est hostile aux Juifs est un abus de langage. Surtout si c'est un Arabe qui parle ! C'est une altération du sens original du mot. Je préfère, en accord avec Pierre-André Taguieff, le terme judéophobe.

Le point étant fait sur ce petit problème, un autre s’instaure – tant il est vrai que les sujets de discorde en ce domaine sont nombreux -, celui du sionisme et de l’antisionisme. Qu’est-ce que le sionisme ? C’est, dès le XIXème siècle,en conséquence d’une ‘perspective de nationalité’ (Larousse), la création d’un état juif dont Theodor Herzl (1860-1904) fut le champion. Ce qui a sous-tendu pendant des millénaires cette réalité d’aujourd’hui, c’est la croyance mystique de l’édification à Sion (montagne de Jérusalem), d’un état juif, étant entendu que cet état serait la conséquence de la venue du Messie sur terre. Les sionistes attendent donc la venue du Messie pour envisager l’état juif, tandis que les antisionistes font fi de cette exigence et veulent l’état maintenant. Ce qui est fait. Il n’empêche que sionistes et antisionistes sont une réalité mais que cette réalité est exclusivement juive.

Dans le n° 117 d’Eléments, Alain de Benoist résume ainsi le problème : « Minoritaire à ses débuts, le mouvement sioniste dut d’abord affronter sur sa droite les critiques d’un judaïsme orthodoxe qui jugeait immoral et impie de vouloir créer un Etat juif avant la venue du Messie – toute forme de normalisation étatique étant à la limite considérée comme sacrilège, car tendant à détacher les Juifs de la Torah – et, sur sa gauche, celle du courant ‘bundiste’ (socialiste juif) opposé à l’idée même d’Etat-nation. Ces deux oppositions se sont réduites avec le temps. » Alors, on voit mal un chrétien, par exemple, se prévaloir de la qualité de sioniste ou d’antisioniste ! Car à quel titre ? Un chrétien peut, à la rigueur, être judéophobe, judéophile ou indifférent… si c’est possible, et c’est tout. Voici donc ce qu’il en est selon les différents termes véhiculés par la rue.

Dans son livre « Prêcheurs de haine », Pierre-André Taguieff, à force de traquer la judéophobie partout, finit par la trouver en tout et en chacun d’entre nous. Lui seul échappe à ses critiques, ce qui ne manque pas de le rendre suspect ! Il faut avouer que ses moyens d’investigations lui ouvrent un large champ : « Haïr l’Amérique, écrit-il page 33, c’est désormais haïr les Juifs. » Après l’affaire de l’Irak et du comportement des Bush (père et fils), on ne saurait manquer de judéophobes, notamment en France, d’où le rapatriement souhaité par Ariel Sharon de tous les Juifs qui y résident ! Ceci est très abusif ! Mais ce n’est pas fini. Page 555 du livre en question, Taguieff prétend que « la judéophobie va désormais de pair avec la diabolisation du marché. » Il s’ensuit que toute critique de la démocratie libérale ou de la société de marché peut donc être présumée ‘judéophobe’ ! Trop, c’est trop ! Qui, dans ses conditions, n’est pas judéophobe ? Moi, le premier !

Revenons à l’Etat d’Israël. Les tensions sont retombées au sein du peuple juif, et Israël doit être respecté ! D’ailleurs le Rév. Jerry Falwel déclare sans rire : « Etre contre Israël, c’est être contre Dieu. » ce qui a le mérite, pour peu qu’on le croie, de clore la discussion. Ce qui est grave, c’est que l’Etat d’Israël n’entend pas seulement être un Etat juif, mais un Etat fondé à parler au nom de tous les Juifs, qu’ils soient au non israéliens. Il considère tout juif vivant dans l’ « exil » diasporique comme un Israélien potentiel, pouvant à ce titre bénéficier de la « Loi du retour », ce qui l’amène à dénoncer tous les Juifs qui le critiquent comme des ‘traîtres’ mus par la ‘haine de soi’. Ariel Sharon s’est lui-même proclamé début 2004 « leader du peuple juif ». Tony Judt écrit que cette « prétention d’Israël à parler au nom de tous les Juifs est la principale raison pour laquelle les sentiments anti-israéliens se transforment en judéophobie ».

Ceci est une première approche sur laquelle j’aimerais vos lumières. Et puis j’ai une autre approche plus personnelle…

*

Depuis mon plus jeune âge je me suis interrogé face à cette haine sourde appelée à tort l’antisémitisme, disons la judéophobie. Car pourquoi cette haine ?

A ma naissance, 1932, l’ "affaire" du capitaine Dreyfus, si elle ne faisait plus de vagues dans les hautes sphères, avait laissé des traces profondes dans la conscience collective et, réhabilité ou non, Dreyfus restait l’auteur d’une fumée sans laquelle, dit-on, il n’y a pas de feu ! Des gens cultivés, de milieu hors du commun, recommandaient à leurs enfants d’éviter tel ou tel camarade de classe au prétexte que ses parents étaient juifs ! On ne savait pas très bien pourquoi... sinon la fumée ! Le Juif était l’objet de quolibets, de caricatures dans les journaux de quelque bord qu’ils soient. Et puis, dans les campagnes, le ‘Juif errant’ avait fait son chemin. On n’avait pas lu le livre, trop compliqué ! Mais ‘errant’, donc vagabond, il était dangereux naturellement ! Et puis n’était-ce pas lui qui avait outragé le Christ pendant sa Passion ? Pour que l’auteur des ’Mystères de Paris’ en fit un roman, il fallait bien qu’il fût coupable ! Il n’y a pas de fumée sans feu ! Vous le savez bien... Alors, à défaut d’être antisémite et antisioniste le chrétien d’alors avait d'autres bonnes raisons pour ne pas aimer les Juifs !

Mais quand on pense que l’hébraophobie (on me passera ce néologisme à défaut de mieux !) sévissait déjà avant la judéophobie, et ce depuis l’origine des temps si on en croit la Bible, on s’interroge encore. Pourquoi ? D’autant que Théodor HERZL, créateur du sionisme et auteur de ‘L’état juif’ publié en 1896, a fait cette révélation curieuse qu’ont reprise Serge Moati et Jean-Claude RASPIENGEAS, dans leur livre ‘La haine antisémite’ aux éditions Flammarion : « De part une tendance naturelle, nous autres Juifs allons vivre là où l’on ne nous persécute pas, et les persécutions deviennent les conséquences directes de notre venue. »(p. 166). Pour Théodor Herzl, la seule raison de la persécution des Juifs est leur présence quelque part. Il ne lui faut pas plus d’explications ; pour lui, ceci explique cela.

André CHOURAQUI, qu’on ne saurait taxer lui non plus de judéophobie, nous dit lui-même pourquoi dans ‘La Pensée juive’ (éd. Que sais-je ?) en nous rappelant que l’épreuve doit être d’autant plus joyeusement acceptée qu’elle va hâter la délivrance universelle. Le Juif trouve dans sa foi plus qu’une consolation, la conviction d’être l’élu de Dieu associé à l’oeuvre de salut, dans le drame de la création. Etendant ceci à l’ensemble des Juifs, Chouraqui, dans l’Histoire du Judaïsme, écrit : « Israël demeure l’otage du drame cosmique du salut. » On peut alors se demander de quoi se mêle une république laïque en intervenant entre persécuteur et persécuté nécessaires l’un à l’autre ! D’autant que sur le fond du problème, sa laïcité lui interdit tout jugement d’ordre religieux et par conséquent d’apprécier en connaissance de cause.

Mais ces propos, s’ils réconfortent le persécuté ne répondent en rien à la question : pourquoi le persécute-t-on ? Le fond du problème réside-t-il ailleurs…

C’est dans le livre de Serge Moati et de Jean-Claude Raspiengeas déjà cités, « La haine antisémite » que j’ai trouvé les racines de cette haine qu’il nous faut combattre maintenant après l’avoir laissé atteindre son point culminant jusqu’en 1945, en Allemagne nazie.

Les racines sont fort vieilles ! D’abord il y eut, avec les arguments exposés plus haut, l’antijudaïsme religieux qui naquit au sein de la communauté chrétienne, et puis, au Moyen-Âge, on force le Juif, nous dit Moati, « à exercer certains métiers qui ne peuvent que provoquer une nouvelle forme de haine : petits commerces, prêts d’argent, usure. Des métiers considérés comme indignes, vils et, de toute façon, interdits aux chrétiens (…) C’est au Moyen-Âge que l’antijudaïsme économique va naître et, progressivement, relayer, sans toutefois l’éliminer, l’antijudaïsme religieux. » (1) Ces deux sources de judéophobie alimentèrent celle qui existait depuis les temps mosaïque, générée par la notion de « Peuple élu ». « Terrible source de confusion » ! (2)

Et puis il y a cette analyse particulièrement dangereuse qui, si elle est vraiment ressentie par chaque Juif au tréfonds de lui-même, nous donne une des raisons profondes de l’antisémitisme. « Que signifie la notion de ‘peuple élu’ » ? s’interroge Renée Néher, philosophe israélite. Elle signifie « que la Bible nous charge d’une mission de justice, de paix, de monothéisme, d’anti-idolâtrie. Tant que les Dix commandements du Sinaï remis à Moïse ne seront pas tous observés, nous nous sentirons responsables et coupables. »

« L’humanité pourrait ressembler à un orchestre où chacun, partie du tout et nécessaire à l’ensemble, joue sa partition. Le juif jouerait le rôle du ‘premier violon’. Celui qui, en l’absence du chef d’orchestre, Dieu, se contenterait de donner le ‘la’. Voir, enfin, les juifs comme un élément dans l’orchestre de l’humanité abolirait l’antisémitisme. »

« Pourquoi le juif donnerait-il le ‘la’ ? Quelle est la source de ce privilège ? Il réside dans le fait que nous croyons en la parole de la Bible qui nous a assigné cette fonction : ‘Peuple élu de Dieu’. » (3)

Il faut un sérieux toupet pour s’exprimer ainsi, en faisant fi de toutes les autres croyances, dont certaines plus anciennes respectaient déjà les fameux Commandements qui n’avaient pas attendu Yahvé pour être connus des hommes. Moïse était loin de se douter que son enseignement pourrait un jour engendrer tant de haine, et de haines réciproques ! Il faut lire Taguieff et surtout Moati qui s’exprime ainsi dans son livre : « J’ai voulu fouiller les entrailles de la bête (l’antisémite) et j’y ai mis le même acharnement que mes ennemis, à me débusquer, moi, le juif. Nos haines se sont croisées et nous ne fûmes jamais repus l’un de l’autre. Nous nous dévorions » (4)

Là, vraiment, on peut parler de haine ! Et cette image-miroir ne la fera pas disparaître, elle est non seulement inutile, elle est nuisible ! Mais ce ne sont pas les racines de ce mal-là qui nous intéressent, elles ne sont que des rejets, des conséquences. Il faut remonter aux origines du mal. Eh bien, ce sont les propos de Renée Néher qui nous les font toucher du doigt ! Le mal est là, dans chacun de tous ces pauvres êtres, au coeur même de leur âme pieuse, là où réside leur religiosité judaïque. Oui, monsieur Moati, la notion de Peuple élu fut une terrible source de confusion. Elle fut le terreau de toutes les haines !

Vous rendez-vous compte que cette prétention de donner le ‘la’ au monde entier ne repose que sur une croyance en un Dieu, je dirais même un ‘dieu’ que personnellement je conteste ! Pour moi, c’est inacceptable ! Et quand j’ai lu ce paragraphe, j’ai envoyé une lettre à Serge Moati pour lui faire part de mon indignation. Non, monsieur je refuse de danser sur la musique de cet orchestre-là ! Je refuse le ‘la’ judaïque donné au nom d’un dieu n’existant ( ?) que dans l’esprit de ceux qui se prévalent d’une révélation faite à leurs ancêtres dans un désert ! C’est un peu facile de dire : « Je suis envoyé de Dieu et à ce titre je vais imposer ma loi au monde entier ! » Quand on est un inconnu on finit en aliéné ; quand on est un puissant on devient un Bush ! La haine antisémite n’a d’égale que la haine antibush (j’en fais un néologisme volontairement tant la similitude est grande.) La haine antibush passera avec Bush, la haine antisémite passera-t-elle avec le dernier des Juifs ? On se le demande quand on ressent cette haine avec son cortège d’horreurs depuis des temps immémoriaux.

En tant que membre du peuple élu, certains comportements de fierté se comprennent mais ne s’excusent pas pour autant. La fierté, légitime chez le juif, est inacceptable chez le goy qui se demande à quel titre, et qui ressent cette fierté comme un mépris intolérable pour lui. De Gaulle parlait des juifs comme d’un peuple à « la nuque raide », propos qui furent taxés en son temps d’antisémitisme !

Extraits de ‘Par-delà bien et mal’, deux aphorismes de Nietzsche vont clore mon propos, le premier : « On ne hait pas un homme tant qu’on l’estime inférieur, mais seulement quand on le juge égal ou supérieur » ; et le second : -« Il me déplait. » - Pourquoi ? « Il me dépasse. » Quel homme a jamais fait une telle réponse ? (5) Or, quand on sait que les QI révèlent que les Israéliens viennent en tête devant les Japonais, les Occidentaux et les Noirs, on peut comprendre qu’ils déplaisent, voire qu’on les hait ! C’est le prix de l’excellence.

Alors, maintenant que nous connaissons l'origine du mal, que faire pour mettre fin à cette situation de haine ancestrale ? Et c’est là que ce forum peut avoir son utilité. Dans une église, une mosquée, une synagogue je vous dirais : ‘prions ensemble’, ici je vous dis : ‘cherchons ensemble’. Cherchons... mais pas trop loin tout de même depuis nous savons que les racines de ce mal puisent leur suc dans le coeur de milliers d'humbles croyants en Yahvé qui les aurait "élus" pour les besoins de sa cause... (dixit un certain Moïse).

Débats éventuels sur VOX POPULI


(1) La haine antisémite, S. Moati et J.CL. Raspiengeas, page 65
(2) Opus déjà cité, page 64
(3) Opus déjà cité, page 165-166
(4) Opus déjà cité, page 228
(5) Par-delà bien et mal, F Nietzsche, aphorismes n° 173 et 185
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SEGREGATION ?

Messagepar coriolan » 21 Mar 2017 19:17

Je viens de terminer la lecture du livre de Michel Onfray, Traité d’athéologie et, si je n’ai pas appris grand-chose sur l’essentiel, j’ai découvert un point de détail qui devrait avoir une répercussion mondiale s’il était sérieusement exploité. Sous la rubrique ‘Théocratie’, chapitre 4, pages 196 et suivantes, l’auteur met en évidence deux comportements du dieu biblique, Yahvé, pour le moins opposés. En mes termes, voici ce qui est rapporté : Dans le désert du Sinaï que les Hébreux doivent traverser pour atteindre le pays de Canaan, leur terre promise, Moïse monte sur une montagne où Dieu l’attend. C’est là qu’est dicté en dix points principaux, le Décalogue.

Parmi ces commandements, il s’en trouve un (1) qui est exprimé le plus simplement du monde, juste avec un sujet, un verbe et une négation : tu ne tueras pas, il est difficile de se faire aussi bien comprendre en si peu de mots.

La grande errance fait rencontrer des peuplades étrangères qui vivent sur leurs terres depuis toujours, il faut néanmoins les combattre pour passer et les livres l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome sont riches en informations sur les ‘incidents’ qui marquent la progression des Hébreux dans le désert. (2) Ces incidents sont ordonnées par Dieu lui-même, et il n’est qu’à lire ce que Yahvé recommande explicitement à son peuple pour le venger d’une offense (l’affaire de Péor) : « Tuez donc tous les enfants mâles . Tuez aussi toutes les femmes qui ont connu un homme en partageant sa couche. Ne laissez la vie qu’aux petites filles qui n’ont pas partagé la couche d’un homme et qu’elles soient à vous. » (Nombres 31:1) C’est d’une rare violence et il est difficile de croire que ces propos ont été tenus par un Dieu ayant ordonné par ailleurs : Tu ne tueras pas ! Apparemment et de prime abord il y a là une contradiction difficile à comprendre…

Contradiction ? Voire… Car enfin, Yahvé s’adresse aux Hébreux, son « Peuple Elu », et quand il leur dit : Tu ne tueras pas, peut-être faut-il traduire par : Toi, Juif, tu ne tueras pas d’autres Juifs ! Ce qui met fin à nos interrogations. La guerre n’est pas comprise dans l’interdit de tuer puisqu’elle consiste précisément à se défaire d’un ennemi et, dans le contexte biblique, d’un ennemi de Dieu ! Il n’y a pas contradiction et l’honneur divin est sauf ! Sauf que... sauf qu’en rabotant le hiatus, on met au jour un Yahvé instaurant un crime plus grand encore que le meurtre, la ségrégation raciale, crime imprescriptible condamné par le Tribunal de Nuremberg.

L’enseignement biblique étant encore diffusé de nos jours, cette discrimination tombe sous le coup de la loi Gayssot.(3) En conséquence il faut poursuivre Dieu ou, en l’occurrence son Peuple Elu pour violation de la loi !

Et voilà que tout recommence à l'encontre de ces 'pauvres' juifs !

Reconnaissez que l’affaire prend un tour curieux si vous vous souvenez (et comment l’oublier !) que ce sont ces gens-là, les Juifs, descendants des Hébreux, qui, sous couvert de leurs syndicats MRAP, LICRA, SOS racisme et consorts, vous poursuivent devant les tribunaux pour peu que vous fassiez un tant soit peu de ségrégation ! D’autant plus que, et pardon de citer mon cas personnel, d’autorité, et bien avant ma naissance, j’étais déjà classé par eux dans la catégorie des ‘goys’.

Pour mon appartenance raciale les Juifs ont retenu leur appartenance religieuse alors qu’ils la refusent pour eux-mêmes. Avouez que c’est... paradoxal, ce qui est le moins qu’on puisse dire !

Il est interdit de parler de ‘race juive’, on le comprend et l’expression tomberait d’elle-même en désuétude sans qu’il soit nécessaire de condamner celui à qui elle peut malencontreusement échapper, mais non ; il s’ensuit que – et j’en termine là-dessus – être pro-sémite orthodoxe dans la forme vaut d’être poursuivi pour antisémitisme dans le fond, ce qui, là aussi n’est pas le moindre des paradoxes !


(1) C’est le cinquième commandement selon la version recommandée par le Vatican.
(2) Voir aussi Deutéronome 7:1 «  Lorsque Yahvé ton Dieu t’aura fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession, des nations nombreuses tomberont devant toi : les Hittites, les Girgashites, les Amorites, les Cananéens, les Perizzites, les Hivvites et les Jabuséens, sept nations plus nombreuses et plus puissantes que toi. Yahvé ton Dieu te les livrera et tu les battras. (…) tu ne leur feras pas grâce.
(3) L'article premier de cette loi énonce que « toute discrimination fondée sur l'appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite »
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Re: ETES-VOUS ANTISEMITE ?

Messagepar coriolan » 06 Mai 2017 13:27

L'état d'esprit des Français en 1940

Deux extraits éclairants :

Dans ses Mémoires (p.395) Joseph Barthélémy, juriste, éditorialiste, académicien et homme politique français (ministre de la Justice de janvier 1941 à mars 1943) écrit : " Au moment où la guerre a éclaté, les Juifs tenaient en France une place exagérée. On les trouvait si nombreux à tous les postes de commande qu'ils avaient l'air d'une race gouvernante installée au milieu d'une population autochtone et inférieure. " Cela n'excuse rien mais décrit l'état d'esprit de l'époque [car] c'est à peu près l'idée que se font sans doute les auteurs des lois de Vichy, précise Dominique Venner dans son Histoire de la collaboration (p. 122).

Xavier Vallat, avocat, journaliste et homme politique français de droite, puis d'extrême droite, a laissé un souvenir mémorable lors de l'Assemblée nationale du 6 juin 1936, par cette déclaration à l'intention de Léon Blum qui vient d'être appelé à la tête d'un nouveau gouvernement, le 4 juin, je le cite : " (...) pour gouverner cette nation paysanne qu'est la France, il vaut mieux avoir quelqu'un dont les origines, si modestes soient-elles, se perdent dans les entrailles de notre sol qu'un talmudiste subtil... J'ajoute que, lorsque le Français moyen pensera que les décisions de M. Blum auront été prises dans un cénacle où figureront, à leur ordre d'importance, son secrétaire, M. Blumel, son secrétaire général, M. Moch, ses confidents, MM Caïn et Lévy, son porte-plume, M. Rosenfeld, il sera inquiet. " 'La grande histoire des Français sous l'occupation 1939-1945', Volume 5 'Les passions et les haines' (p. 151), de Henri Amouroux.
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