L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Propositions de débats

L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Messagepar coriolan » 15 Sep 2008 20:04

L’APRES DOSSIER ‘DIEU’

Ca y est, c’est fait, j’ai fermé le dossier ‘Dieu’. Je l’avais ouvert il y a environ une soixantaine d’années sans savoir d’ailleurs que je venais de mettre au monde un monstre qui devait me bouffer littéralement la vie ! Et c’était venu comme ça... Un jour, un petit nuage innocent dans un ciel bleu avait pris la forme d’un point d’interrogation… Pourquoi m’étais-je mis dans la tête cette idée idiote de savoir le jour exact de la mort du sauveur de l’humanité ? Je n’en sais fichtre rien ! Et ce fut d’autant plus grave lorsque je me rendis compte que personne n’était fichu d’avancer une date exacte ! On savait tout ou presque sur le dernier des petits roitelets ayant régné avant lui aux confins de la Chine, et là, rien ? Ca m’a fait tout drôle. J’avais 15 ans à l’époque… C’est ainsi que Dieu, sur lequel je n’avais aucune incertitude, venait-il de me permettre de douter de l’authenticité non seulement de la mort de son fils, mais aussi de son existence même, celui dont saint Paul a dit : « Si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine » ! Que dire surtout lorsque, dans la foulée, je découvris aussi qu’on ne savait rien de plus sur sa naissance et que cette date du 25 décembre n’était que la continuation d’une plus ancienne fête païenne, les Saturnales.

Et puis, après avoir mis le doigt dans ce concasseur mystique, c’était l’assurance que le corps entier y passerait. Et le corps y passa effectivement avec la lenteur du temps qui s’écoule suivie de ses accélérations quand l’âge à moins de chemin à parcourir qu’il n’en a déjà parcouru. Et toutes mes interrogations, de plus en plus nombreuses, ont subi les contingences du temps, de ma prime jeunesse à ma vieillesse en train de s’affirmer : fougue, persévérance et patience. Chacune de ces vertus caractérisées par un état d’âme différent, il s’ensuivit que les mêmes questions ne reçurent jamais les mêmes réponses tout au long de ma vie alors que mes interrogations reposaient toujours sur le même texte.

Ma religion de formation – si je puis dire, étant catholique, je n’ai jamais autant fouillé un autre livre que la Bible, tant l’Ancien que le Nouveau Testament. Je lisais et travaillais seul mais il faut qu’on sache, qu’en ce qui concerne les graves questions sans réponses bibliques, je n’ai jamais hésité à écrire à qui de droit : le grand Rabbin de France pour les unes et même le Pape pour les autres. Je dois dire que je me suis aussi laissé séduire par les Témoins de Jéhovah pour étudier la Bible avec eux, puis un neveu par alliance ayant accédé à la prêtrise, je me réjouis pensant qu’enfin j’allais mettre un terme à tous mes doutes. En vain, hélas ! Je ne rencontrai que de l'onctuosité au service d'un verbe creux ; il n'était pas du bois dont on fait des croix, mais des flûtes !

Les Témoins de Jéhovah, lecteurs attentifs de la Bible au pied de la lettre m’ont sans le savoir beaucoup aidé et, il me faut l’avouer, j’ai été à deux doigts, en 1976, de basculer dans leur foi.

Mais en dépit de leurs connaissances, Témoins de Jéhovah, prêtres, pasteurs, rabbins et papes, de Jean XXIII à Jean-Paul II, tout ce beau monde n’a fait que multiplier à l’infini en la déformant la parole de Dieu qui, seule, devrait être éclairante. Peut-être ai-je eu trop d’interlocuteurs quand un seul aurait suffi ?

Il me vient en mémoire un exemple de ces contradictions flagrantes, l’une catholique et l’autre protestante, je pense à cette prière que le Christ prit la peine d’enseigner aux hommes, la seule prière, la vraie prière selon Matthieu 6 : 9-13, où l’on découvre :
- Ne nous laisse pas succomber à la tentation (version protestante) ;
- Ne nous soumets pas à la tentation (version catholique).

La première version est une prière à un Dieu secourable, la seconde une supplique à un bourreau. Qu’en déduire ? Je sais bien que ceci pour certains ne sera qu’un petit détail, mais ces quiproquos sous la plume de copistes ou d’évangélistes inspirés venus porter la Bonne Nouvelle pour l’édification du monde, sont quelque peu contrariants.

Et que dire de cette affirmation du Vatican : ‘Heureuse faute que ce péché originel ! Il nous a valu de connaître Jésus !’ (cf. tribune ‘la psychosphère’ 1ère partie). L’humanité en a été damnée, mais c’est une sacrée chance pour elle !

Toutefois, qu’on se rassure, je n’ai pas tiré de conclusions sur des broutilles de ce genre qui, pour exemplaires qu’elles soient, se trouvent noyées au milieu de tant d’autres… Chacun doit pouvoir se faire son opinion sans plus de commentaires.

C’est beaucoup plus tard que ma conviction a pris de la consistance, et je dois dire que c’est dans le livre de Pierre Lance, ‘Le Fils de Zarathoustra’, que j’ai enfin trouvé le sceau libérateur mettant un terme à toutes mes recherches.

*

La catéchisme de l’Eglise catholique, sous l’autorité de Jean-Paul II, commence par ces mots : ‘Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme…’Et comme la seule preuve ontologique de l’existence de Dieu exprimée par saint Anselme et reprise par Descartes nous dit que : ‘Penser Dieu, c’est penser qu’il est, non pas parce que notre pensée a le pouvoir de le faire exister, mais parce que c’est la nécessité de la chose même qui détermine notre pensée.’ (cf. tribune ‘la psychosphère’ –2ème partie), alors, forcément Dieu existe pour l’homme. C’est une évidence.

L’honnêteté m’oblige à préciser que Dieu a été une béquille nécessaire pour sortir l’humanité de la barbarie (je parle du Dieu chrétien, pas de Yahvé ! – cf. tribune ‘critique de la foi’). Il fut un mal nécessaire qui donnait des réponses à tous les questionnements de l’homme : ‘C’est Dieu qui…’. Et, bien que ce Dieu ait mit la science sous le boisseau pendant plusieurs siècles, je veux bien oublier l’imposture – ses martyrs me le pardonnent, ce fut peut-être un mal pour un bien quand on voit où nous ont conduits les avancées scientifiques ! Mais ceci n’excuse pas cela.

Donc l’esprit humain, curieux et d’autant plus exacerbé qu’il était sous contrôle, progressivement prit son envol en remplissant les lacunes engendrées par l’existence pour ne pas dire la création de Dieu. Ce dernier devint dispensable, puis superflu, enfin inutile et, ainsi que nous le verrons, carrément nuisible – ce qui amena Nietzsche à lancer son fameux cri prophétique : «Dieu est mort ! » La volonté humaine l’avait créé, la volonté humaine l’a détruit ! Hélas, il faudra autant de temps pour son éradication qu’il en a fallu pour son érection ! Ce sont les esprits qu’il faut éclairer d’une autre source, en prenant le temps nécessaire. Et voici que l’heure est venue…

*
Quand vous regardez l’évolution du vivant depuis l’origine des temps, que voyez-vous ? Vous constatez une marche irrépressible d’accommodations au milieu environnant, quelle que soit l’évolution de celui-ci, avec un dépassement constant des espèces ce qui a amené cette longue chaîne de vie à travers toutes les espèces que nous voyons aujourd’hui, depuis l’être unicellulaire jusqu’à l’homme.

On a déterminé l’origine de la vie à environ trois milliards cinq cents millions d’années, et celle de l’homme à sept millions d’années, selon la datation avancée par les chercheurs pour les ossements de Toumaï (2006). Chaque centaine de milliers d’années a vu des mutants qui furent à l’origine de nouvelles espèces ; où en est l’homme actuellement ? Il a évolué socialement, certes, mais en tant qu’espèce, où en est l’embryon de son mutant ? Ne me dites pas que vous pensez que l’homme est au bout de la chaîne de l’évolution et qu’il marque la fin de celle-ci ? Cet anthropocentrisme n’est plus acceptable ! Des mutants sont déjà parmi nous, c’est certain mais comment se manifesteront-ils ? Qu’est-ce qui marquera leur différence ? Il y a fort à parier que cette évolution ne sera pas physique – ou très accessoirement, mais qu’elle sera essentiellement psychique avec une connexion plus généralisée de ses neurones, eu égard à la faible performance du réseau neuronal qui ne donne pas à plein régime chez l’homme actuel. C’est déjà d’ailleurs ce qui a marqué la différence principale entre le chimpanzé et l’homme qui a en commun avec ce dernier, 99 % de son ADN !


Ce qui a radicalement changé avec l’arrivée de l’homme, c’est sa capacité à penser, à réfléchir, à créer. Et sa société, celle que nous connaissons, est basée sur ces caractéristiques qui lui sont propres. Ainsi l’homme pensant a troqué ses intuitions et ses instincts animaux contre une science la plus raisonnable qui soit si l’on veut bien faire abstraction des erreurs et des horreurs qu’elle a engendrées. L’homme de Cro-Magnon est devenu l’homme de Grand-Savoir. Mais sa science l’a conduit à une morale, à une vie sociale génératrice d’un paradoxe qui le mène à sa perte : l’homme n’est plus un être naturel, il est devenu un être culturel sophistiqué qui a répondu au mot d’ordre imbécile : «Emplissez la terre et soumettez-la ». C’est ainsi qu’il a prétendu soumettre la nature en la polluant par sa présence et ses déchets. Or, si la nature peut se passer de l’homme, l’homme ne peut se passer d’elle ; elle était là avant lui et, sans donner pour autant une volonté propre à celle-ci, je crains, je sais qu’elle le lui fera payer.

Il y a un certain temps déjà, avec l’explosion industrielle sur toute la planète, l’homme aurait dû remédier aux inconvénients inhérents à celle-ci, mais hélas il s’était donné antérieurement un autre maître qui le tenait pieds et poings liés : Dieu ! L’idée de Dieu qui était enfouie dans ses gènes depuis des temps immémoriaux. Ce Dieu qu’il s’était forgé pour répondre à ses questions allait lui jouer un sale tour en s’imposant comme une vérité incontournable et en lui fermant les portes de l’évolution. En effet, en le « créant », Dieu avait chosifié l’homme. Il en a fait un objet dépendant placé en bout de chaîne de la création, immuable, figé, éternisé ‘homme’.

Dieu l’ayant voulu soumis, humble et dépouillé de toute dignité, l’homme s’est avili lui-même par l’intermédiaire de sa propre chimère. Il ne sait pas qu’il peut se dépasser, et il lutte farouchement pour défendre ses idoles contre sa propre nature, contre la Nature.

Il doit se reprendre en main et libérer ce qu’il y a en lui de surhumanité. Tout notre système économique et social qui a été basé sur le monothéisme doit être balayé sans ménagement comme dans un grand cataclysme, c’est le prix à payer pour notre évolution, c’est-à-dire pour sauver le monde de l’état de perdition où il est actuellement et faciliter la venue du surhomme avant une échéance fatale pour l’ensemble des espèces.

Nous voyons enfin certains internautes lancer leurs cris d’alarme avec des prises de conscience sur l’éradication progressive des abeilles et de certaines espèces d’oiseaux. Il y en a d’autres, les mers se dépeuplent, les réserves naturelles s’épuisent alors que l’homme lui-même s’est rendu tributaire de ces réserves. Notre civilisation judéo-chrétienne s’est fourvoyée ! Si on doit verser du sang pour en sortir, consolons-nous, nous n’en verserons jamais assez !

L’homme ne doit avoir qu’un seul exemple tant pour son mode de vie que pour ses recherches quelles qu’elles soient : la Nature !

En application de ses lois, voyons la première bastille à prendre d’assaut : le corps médical avec ses tenants et ses aboutissants, des laboratoires pharmaceutiques à la mentalité du peuple :

Le déficit de la Sécurité Sociale, qui aurait dû être depuis belle lurette un facteur déclenchant, ce déficit est une véritable aberration ! Cette institution qui ne porte pas en elle d’anticorps nécessaire à sa survie ne peut qu’imploser ! L’idée de départ était belle et généreuse mais comme toutes les utopies elle n’était que belle. Au nom de la liberté elle a encouragé tous les vices et toutes les inepties à tous les niveaux de ce qui gravite autour de la maladie. Pour remédier à cet état de choses, que nous dit la nature dans sa grande sagesse largement expérimentée : la sélection naturelle. C’est donc elle qu’il faut restaurer pour ne pas dire ‘instaurer’. Et, en application de ce principe, voyons les moyens à mettre en œuvre pour guérir notre système social :

- Nos moyens d’investigations nous permettent de dépister les enfants anormaux, il faut supprimer les foetus. Pour ceux qui passeraient au travers, il est hors de question de les laisser se reproduire ;

- Une vie saine doit nous permettre une durée d’existence conforme aux statistiques moyennes propres à l’espèce, ce temps pouvant être amélioré par une hygiène naturelle toujours plus exigeante. Celui qui boit, fume et se disperse sexuellement, doit assumer seul les conséquences de ses actes. Pourquoi la société devrait-elle subir l’inconvenance et par là même l’encourager aux yeux des générations futures. A titre personnel, je devrais être mort en 1978, mon addiction au tabac et à l’alcool a coûté plus cher à la société que ne lui avait rapporté ma participation de consommateur. Le devoir social de secourir un individu ne doit pas pouvoir donner à ce dernier le droit de faire tout ce qu’il veut ;

- Toute recherche scientifique ne doit être permise que si elle répond trois fois ‘oui’ aux questions suivantes : Est-ce utile à l’espèce ? A la société ? A l’individu ?

- Toute naissance de plus d’un enfant (voire deux) par famille est strictement prohibée. Ceci à seule fin de lutter contre la surpopulation avec ce qu’elle engendre : la faim et les déchets au niveau planétaire.

Pour que ce qui précède soit possible, il est nécessaire que l’homme devienne adulte, qu’il s’assume seul face à la nature ; c’est ainsi qu’il l’appréciera et la respectera. Sinon tout restera vœu pieux. Or, il ne pourra tenir ce rôle qu’en débarrassant son esprit de cette vieille chimère qu’est Dieu. Il faut qu’il retrouve sa dignité d’homme, sa fierté d’homme, son orgueil d’homme. C’est ainsi qu’il réintégrera la nature, sa mère, pour finir par se dépasser comme toutes les espèces de la Terre.

Qu’est-ce que c’est que cette propension à vouloir des droits pour un homme qui par ailleurs s’humilie devant une ombre contestable ? Pas de droits pour ces esclaves ! Et si cette espèce humaine décadente n’est pas capable de se redresser contre la fatalité qui lui pend au nez – de son fait, je souhaite sincèrement qu’elle disparaisse au plus tôt.

Echoisy, le 15septembre 2008
Claude ANDRE

La vision des géniteurs du surhomme, selon Pierre Lance (1)

Tous, ils feront passer le Soi avant le Nous,
Le rare avant le nombreux,
La personne avant la foule,
L’être avant le paraître,
L’honneur avant le profit,
La sagesse avant la richesse,
La justice avant l’égalité,
La grandeur avant l’utilité,
La liberté avant la sécurité,
Le beau avant le bizarre,
La puissance avant la jouissance,
La tendresse avant le sexe,
L’amitié avant la pitié,
La valeur avant la célébrité,
Le lointain avant le prochain,
L’avenir avant le présent,
L’effort avant le confort,
Le sain avant le débile,
Le fier avant le vulgaire,
Le surdoué avant me médiocre,
La nature avant l’exploit,
La terre avant le ciel,
La vérité avant le rêve…

(1) in ‘Le Fils de Zarathoustra’ – aux Editions Véga. (voir site de PL ci-dessous et adresse pour commande à Nouvelle Ere)

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Re: L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Messagepar coriolan » 04 Oct 2013 16:30

Je ne résiste pas à reproduire ici ce savoureux dialogue entre l’archimandrite de la tsarine Elisabeth (John Chrapnel) et la future Catherine II (Julia Ormond) qui craignait d’abjurer sa religion protestante pour l’orthodoxe, extrait du film « Intrigues impériales » (de Christ Bryant) :

- Je vais essayer de vous expliquer. Savez-vous comment se crée une perle ?

- Non…

- Un grain de sable se glisse à l’intérieur d’une huître. L’huître trouve cette intrusion désagréable et, au fil des années, elle recouvre le grain de sable d’un joyau d’une grande beauté.

Maintenant, imaginez que Notre Seigneur Jésus-Christ est ce grain de sable et que le monde est cette huître. Les paroles et les voies du Seigneur nous dérangent souvent, alors, tous et chacun à notre manière, nous voulons les recouvrir ; mais brisez l’enveloppe de la perle vous trouverez le grain de sable : l’éternelle vérité. Elle est toujours là, visible de tous.

Le même sauveur pour tous les hommes.


Remplacez les termes de ‘N.S. Jésus-Christ’ et ‘sauveur’ par celui de ‘VERITE INACCESSIBLE’ et vous aurez réalisé la synthèse de toutes les religions du monde ! Ce qui en subsistera sera encore de trop mais quelle avancée !
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DIEU a chosifié l'homme !

Messagepar spartac » 17 Aoû 2016 20:39

coriolan a écrit:... il (l'homme) s’était donné antérieurement un autre maître qui le tenait pieds et poings liés : Dieu ! L’idée de Dieu qui était enfouie dans ses gènes depuis des temps immémoriaux. Ce Dieu qu’il s’était forgé pour répondre à ses questions allait lui jouer un sale tour en s’imposant comme une vérité incontournable et en lui fermant les portes de l’évolution. En effet, en le « créant », Dieu avait chosifié l’homme. Il en a fait un objet dépendant placé en bout de chaîne de la création, immuable, figé, éternisé ‘homme’.

Je n'ai pas tout compris... Serait-il possible d'avoir une synthèse ? Merci.
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Re: L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Messagepar coriolan » 18 Aoû 2016 15:07

La synthèse est simple. A l'aube de son humanité l'homme s'est créé de toutes pièces une chimère apte à répondre à toutes les questions qui l'interpelaient : Qui suis-je ? D'où viens-je ? Où vais-je ? En un mot il s'est créé un 'créateur' tout puissant ayant naturellement réponse à tout. Malheureusement, et il ne pouvait pas s'en douter : en éclaircissant son origine il se bloquait son avenir, stoppant définitivement les connexions neuronales aptes à tout progrès pour son espèce. L'homme est le seul animal qui ne peut pas progresser s'il n'éradique pas son dieu. C'est Louise Michel qui avait raison en déclarant : L'HOMME NE SERA VRAIMENT LIBRE QUE LORSQU'IL AURA CHASSE DIEU DE SA MEMOIRE ET DE SA RAISON ! (1)

Est-ce plus clair ?

(1) Voilà qui règlerait par la même occasion le problème français actuel de l'islamophobie...
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Re: L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Messagepar spartac » 18 Aoû 2016 17:50

coriolan a écrit:... en éclaircissant son origine il se bloquait son avenir, stoppant définitivement les connexions neuronales aptes à tout progrès pour son espèce.

Par quel mécanisme le fait de 'connaître' ses origines peut-il être un frein à son évolution ? C'est cela que je ne comprends pas, ne voyant pas le rapport.
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Re: L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Messagepar coriolan » 18 Aoû 2016 18:29

Simple et compliqué à la fois...

Le cerveau du commun des mortels se 'pense' de conception divine, donc adapté parfaitement à son milieu. En dépit de ce que lui apprennent les scientifiques aucune évolution n'est possible, voire souhaitable puisqu'il s'écarterait du plan divin auquel il croit sincèrement ou confusément. Même s'il en avait la possibilité - et il en a la possibilité ! - il n'en fera rien et se limitera lui-même en s'inscrivant dans l'oeuvre de son dieu. Et cette idée est tellement ancrée dans sa nature, implantée dans ses gênes depuis sa prime jeunesse que, même devenu adulte et incroyant, il subira la loi que ses ancêtres ont édictée et écrite en lui.

En créant 'Dieu' l'homme a frappé sa descendance au cerveau ! Il l'a chosifiée !

Une seule solution : devenir déicide !
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Re: L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Messagepar neuronal » 18 Nov 2016 22:37

coriolan a écrit: En créant 'Dieu' l'homme a frappé sa descendance au cerveau ! Il l'a chosifiée !
Une seule solution : devenir déicide !


Ah , je te retrouve :
Déicide ? ça déjà été fait !sur toute une facette du plan divin le soi-disant peuple de Dieu a choisi d'éliminer la nouvelle voie du messie .
Pour tout le reste , je crois que tu as tord ,Dieu n'a pas bloqué l'homme ,
1) parce qu'il l'a créé libre, l'homme n'est pas un robot au service d'un dieu.[l'homme a son libre arbitre,il l'a d'ailleurs montré ,par son choix, au jardin d’Éden]
2) par contre Dieu , dans sa sagesse, lui proposé un garde fou , l'arbre de la connaissance du bien et du mal .
3) l'arbre de la connaissance du bien et du mal devait permettre à l'homme de connaître ses limites de compétence ; de l'éclairer sur les moyens de faire évoluer son jardin [d’Éden]
a) son propre corps
b) la planète qui lui a été attribuée .
Képhas.
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Re: L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Messagepar coriolan » 18 Nov 2016 23:33

Mon cher Arthur,
D'abord, je te rappelle : Quand tu te sers de 'citer' pour répondre, il faut que tu élimines tout ce à quoi tu ne réponds pas à l'intérieur du texte cité, sinon tu vas traîner un paquet de texte inutile et lourd !

Quant au fond : je démolis la Genèse et toi, pour la justifier, tu la cites ! On n'en sortira pas ! C'est un cercle vicieux ! D'ores et déjà je déclare forfait. Mais puisque tu donnes raison à Spartac, c'est à Spartac que je vais répondre... N'en sois pas offusqué mais je ne peux pas discuter sur ce que je considère comme étant une absurdité ! Je n'ai aucun argument et n'en aurai jamais aucun !
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Re: L'APRES DOSSIER 'DIEU'

Messagepar coriolan » 30 Mar 2017 17:40

spartac a écrit:Par quel mécanisme le fait de 'connaître' ses origines peut-il être un frein à son évolution ? C'est cela que je ne comprends pas, ne voyant pas le rapport.

Pour répondre aux diverses interrogations que suscitent les propos avancés dans ce forum j'ai écrit un petit fascicule PECCATA MUNDI qui, si tout va bien, sera publié fin avril/courant mai 2017. Je viens dès aujourd'hui de signer le 'bon à tirer' par Edilivre. La publicité sera faite sur Facebook dès que disponible. je pense avoir cerné le sujet qui se termine par : "Quid du christianisme et de l'islam ? La chimère 'Dieu' étant disqualifiée, est réputé forfait quiconque se prétend son fils ou le dernier de ses prophètes."

Bonne lecture aux intéressés par le thème...
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