MAIS OU SONT LES TOUBIBS D'ANTAN ?

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MAIS OU SONT LES TOUBIBS D'ANTAN ?

Messagepar coriolan » 11 Jan 2017 18:21

NOTRE PAUVRE SECU !
:druid:

Ma femme souffrant d’une douleur au genou et dans la jambe droite a consulté son médecin traitant le 9 janvier 2017. Ce dernier, hésitant entre une phlébite et une douleur rhumatismale – voire un épanchement de synovie, para au plus urgent en prescrivant d’abord une analyse de sang puis un rendez-vous chez un phlébologue ainsi que la prise d’un médicament pendant 7 jours, du Xarelto 15 mg. en précisant que, selon les résultats de l’examen, le spécialiste pourrait suspendre la prise dudit médicament.

Tout ceci s’est passé entre le 9 janvier (19 h.15) chez le généraliste et le lendemain (20 heures), chez le spécialiste. La prise de sang eut lieu le 10 au matin et les résultats connus le soir même à 18 heures.

La souffrance de ma femme remontant au 31 décembre, il n’y avait pas urgence et la prise du médicament pouvait aussi bien attendre les résultats de l’analyse de sang et de l’échodoppler surtout quand on connaît le prix de ce médicament : 69,33 €. ( plus d'une journée de travail d'un smicard !)

Bien entendu le spécialiste a prescrit l’arrêt du Xarelto qui, paquet entamé, ne pouvait plus être repris par la pharmacie.

Bon pour la poubelle !’ a furieusement lancé le phlébologue et regrettant une telle décision de la part du généraliste…

Eu égard au nombre de médecins et à celui des actes médicaux journaliers qu’ils prescrivent, si tous les généralistes ne sont pas plus motivés que ne le fut le nôtre, le déficit de la Sécurité sociale trouve ici une caisse de résonance à la hauteur de l’événement ce qui devrait interpeller tous nos candidats à la Présidence de la République, s’ils ne sont pas des jean-foutre et si les laboratoires n’ont pas déjà d’emprise sur eux…
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Re: MAIS OU SONT LES TOUBIBS D'ANTAN ?

Messagepar coriolan » 29 Nov 2017 17:39

Quels sont les 10 médicaments qui coûtent le plus cher à la Sécu ?
Par Cécile Thibert Mis à jour le 29/11/2017 à 14:32 Publié le 28/11/2017 à 17:48 (Le Figaro)

Sur le podium, on retrouve deux médicaments indiqués dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge et une spécialité prescrite en cas de maladie inflammatoire.

18,5 milliards d’euros, c’est ce qu’a coûté à l’Assurance-maladie le remboursement des traitements délivrés en pharmacie en 2016. «Une goutte d’eau dans les dépenses de santé de la France (près de 200 milliards d’euros)», note Le Monde dans son édition du mercredi 29 novembre. Le quotidien a passé au crible ces dépenses et a identifié les molécules les plus coûteuses pour les finances publiques en 2016. Résultat? Les 10 premiers médicaments remboursés par la Sécu ont, à eux seuls, coûté plus de 2,5 milliards d’euros.

Le top 10 des médicaments les plus coûteux

Ce palmarès a pu être établit grâce à Open Medic, une base de données gouvernementale qui enregistre toutes les dépenses de médicaments (montants remboursés et remboursables) ainsi que le nombre de boîtes délivrées. Voici les 10 spécialités les plus coûteuses pour la Sécurité sociale en 2016:


1. HUMIRA : 460 millions d’euros ; médicament immunosuppresseur prescrit pour traiter des maladies inflammatoires chroniques, comme la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ; produit par le laboratoire américain AbbVie.
2.LUCENTIS : 322 millions d’euros ; indiqué dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ; produit par le groupe pharmaceutique suisse Novartis Pharma SAS.
3. EYLEA : 259 millions d’euros ; prescrit pour soigner la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ; fabriqué par le laboratoire allemand Bayer.
4. CRESTOR : 240 millions d’euros ; anticholestérol appartenant à la classe des statines, prescrit en cas d’hypercholestérolémie ou en prévention des accidents cardiovasculaires chez les patients à risque ; Produit par l’entreprise britannique AstraZeneca.
5. ENBREL : 235 millions d’euros ; comme l’Humira, ce médicament est prescrit pour traiter des maladies inflammatoires, dont la polyarthrite rhumatoïde ; Laboratoire américain Pfizer.
6. LANTUS : 225 millions d’euros ; insuline, prescrite en cas de diabète ; Laboratoire français Sanofi.
7. XARELTO : 216 millions d’euros ; médicament appartenant à une nouvelle classe d’anticoagulants (les NACO), il est destiné à prévenir les phlébites et les embolies ; Laboratoire Bayer.
8. DOLIPRANE : 202 millions d’euros ; médicament contenant du paracétamol, utilisé pour faire baisser la fièvre et soulager la douleur ; Laboratoire Sanofi.
9. GLIVEC : 190 millions d’euros ; médicament anticancéreux utilisé dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC) et d’autres cancers du sang, du tube digestif ou de la peau ; Laboratoire Novartis.
10. ARANESP : 175 millions d’euros ; médicament prescrit en cas d’insuffisance rénale ; fabriqué par le Laboratoire américain Amgen.
5 médicaments sur 10 ont des alternatives moins coûteuses

Pour 5 de ces médicaments, il existe des alternatives moins chères. C’est le cas par exemple pour l’Enbrel, un médicament prescrit pour traiter des maladies inflammatoires, qui coûte 815 euros par mois et par patient à la Sécurité sociale. Parce que le brevet de l’Enbrel est tombé dans le domaine public, il existe désormais des génériques, dont le Benepali, 15% moins cher. Mais ceux-ci sont peu prescrits. Quant à l’Humira, autre médicament indiqué en cas de maladie inflammatoire, son brevet arrivera à expiration à la fin 2018.
De même, il existe une alternative au Lantus, l’insuline de Sanofi: l’Abasaglar. «Bien qu’il soit 20% moins cher, peut-on lire, il n’est quasiment pas prescrit, avec moins de 1 million d’euros remboursés en 2016». Les médicaments placés sur la deuxième et la troisième place du podium, le Lucentis et l’Eylea, dont la seringue coûte respectivement 740 euros et 680 euros, ont eux aussi un remplaçant moins cher, l’Avastin. Celui-ci, développé par le laboratoire Roche, coûte 100 euros. Enfin, une boîte de Crestor, médicament anticholestérol, coûte environ 26 euros alors qu’une boîte du générique ne coûte que 7 euros.
L’analyse de la base de données Open Medic révèle également l’appétence des Français pour les calmants et somnifères (582 millions d’euros remboursés à 11,4 millions de patients), les antidépresseurs (373 millions pour 5,7 millions de patients) ainsi que les antibiotiques (552 millions d’euros remboursés pour 29,9 millions de patients).

Hors article :
Dans le cas cité en tête de cette rubrique, l'alternative la moins chère était de ne pas prescrire le médicament !
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