QUAND LES MORTS SE PORTENT MIEUX QUE LES VIVANTS !

Des paroles et des actes...

Modérateur: Guardian

QUAND LES MORTS SE PORTENT MIEUX QUE LES VIVANTS !

Messagepar coriolan » 09 Juil 2016 13:03

Sur Boulevard Voltaire ce matin, sous la plume de Martin PELTIER, on redonne la vie aux morts avec leurs effluves naturels :

Rocard, Wiesel : concert de louanges hyperboliques au mépris de la vérité ?
Rocard et Wiesel étaient caractéristiques d’un système d’oppression qui exige de l’opinion qu’elle s’agenouille devant ces gargouilles.


Voilà, la semaine des nénies rocardiennes se termine : une station au temple, pour rappeler que le pape de la deuxième gauche prétendait devoir à son éducation protestante son « intransigeance éthique », et une aux Invalides pour un hommage national au dernier des « géants » (sic). Pauvre armée française, obligée de l’accueillir ; la discipline militaire est un exercice spirituel à la limite de l’inhumain.

Et si on disait la vérité sur l’homme du « parler vrai ». C’était, comme être humain, une bien petite chose et, comme politique, un phraseur inaudible, un utopiste pervers, un traître à la nation française. Jean-Marie Le Pen, une fois de plus, a eu raison en rappelant son passé pendant la guerre d’Algérie, et une fois de plus, le système l’a mentalement fusillé pour cela.

Savoir si l’édile de Conflans a, ou non, eu le courage de porter des valises n’est pas l’important : il fit partie – et s’en vanta – de cette canaille d’intellectuels de gauche tiers-mondistes qui trahit son pays. On peut soutenir qu’on est citoyen de la planète et chantre de la gouvernance globale, et qu’en conséquence on s’assoit sur la trahison, mais on ne peut pas soutenir qu’il ne l’a pas commise.

Les journaux l’ont présenté comme un esprit libre qui aurait combattu les excès putatifs de l’armée française en Algérie et en donnent pour preuve le rapport qu’il remit en 1959 à Paul Delouvrier, délégué général, sur les camps de regroupement de fellahs. Ont-ils lu ce rapport ou une analyse de ce rapport ? C’est peu probable. Ils sauraient, sans cela, que le jeune inspecteur des finances Rocard s’y est montré à la fois manipulateur et politiquement malhonnête. Tout y est faux ou exagéré : les chiffres, les intentions prêtées, les méthodes suivies, les prétendues observations in vivo, y compris la fabuleuse conclusion de 200.000 morts dans ces camps à la suite de mauvais traitements et de la faim. Un chiffre obtenu au doigt mouillé, aucun élément statistique scientifique n’étant fourni pour prouver ses affirmations. L’avanie n’attend pas le nombre des années : Rocard n’avait pas commencé sa carrière qu’il était déjà bouffi d’imposture.

Un concert semblable de louanges hyperboliques a suivi la mort d’Elie Wiesel. J’ai entendu sur Boulevard Voltaire quelques bémols, sinon de légères dissonances, et c’est à son honneur. Mais il faut aller plus loin. Jusqu’à la vérité. Elle libère, ce n’est pas une blague. Il faut l’écrire : Rocard et Wiesel étaient caractéristiques d’un système d’oppression qui exige de l’opinion qu’elle s’agenouille devant ces gargouilles. Tous deux étaient bonimenteurs, et l’un était traître, en plus.
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