TOUT CE QU'IL NE FAUT PAS DIRE

Des paroles et des actes...

Modérateur: Guardian

TOUT CE QU'IL NE FAUT PAS DIRE

Messagepar coriolan » 22 Avr 2016 17:24

Je viens de terminer le livre du Général Bertrand Soubelet, 'Tout ce qu'il ne faut pas dire', édité chez Plon ; quand je dis que je viens de le terminer, c'est une façon de parler car je pense que je n'ai pas fini d'y revenir. Quoi qu'il en soit, et je crois l'avoir déjà écrit, à mon avis ce livre recense tous les éléments de base propres à rédiger la Constitution d'une VIème république et, ce qui fait mon bonheur, c'est que je me sens en harmonie totale avec ce que propose l'auteur. Tout, à une nuance près, et c'est sur cette nuance que je veux me prononcer ici.

Je relève ce qui suit : (page 198) Comment l'Etat doit-il faire appliquer les décisions qui ont été prises ? Quels moyens doit-il et peut-il mettre en œuvre ? Quel est le degré de fermeté qu'il doit montrer ? Ma conviction aujourd'hui est que l'Etat doit montrer de la fermeté. Je ne dis pas de la violence et de l'arbitraire, mais face à des groupes ou à des mouvements il ne faut pas laisser faire n'importe quoi.

(pages 200 et 201) Faut-il répondre à la violence par la violence ? (...) La morale permet de poser des limites qui sont communément admises à l'aune du bon sens et de la mesure.

Et je réponds :

A la 1ère interrogation : Comment l'Etat doit-il faire appliquer les décisions qui ont été prises ? Le plus simplement du monde : en les érigeant en lois puis, en un deuxième temps, si nécessaire, en exigeant le respect de la loi par tous les moyens, y compris la force armée. A la question simple : « doit-il faire appliquer les décisions prises ? » Réponse : Oui, sans aucun doute sinon il était inutile de les prendre, ce qui disqualifierait ipso facto l'autorité dès lors réputée irresponsable.

A la 2ème interrogation : Quels moyens doit-il et peut-il mettre en œuvre ? D'abord, pas d'alternative « doit-il » et « peut-il ». Il DOIT mettre en application ce qui a été décidé par tous les moyens comme dit ci-dessus – ce qui suppose que ses décisions ne souffrent aucune critique raisonnable. A défaut de pouvoir mettre en œuvre ses décisions, l'autorité DOIT être démissionnaire de gré ou de force.

A la 3ème interrogation : Quel est le degré de fermeté qu'il doit montrer ? « Son degré de fermeté » ne doit avoir d'égal que le degré de résistance rencontrée afin de mettre en application ce qui a force de loi.

Toute autre attitude n'est que faiblesse ou lâcheté.

En revanche il et nécessaire de dégager toute responsabilité du personnel exécutant dans l'exercice de la fermeté exigée. L'exécutant n'a pas à avoir d'états d'âme ; le seul responsable de son action est celui qui a eu la capacité de donner l'ordre et non celui qui l'exécute.

Ceci doit être su avant de signer un engagement qui vaut soumission selon l'ancien règlement militaire – abrogé en 1966, c'est-à-dire juste avant que tout ne dérape – qui disposait :« La discipline faisant la force principale des armées, il importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière, et une soumission de tous les instants, que tous les ordres soient exécutés littéralement, sans hésitation ni murmure ; l’autorité qui les donne en est responsable et la réclamation n’est permise au subordonné que lorsqu’il a obéi. » — (Extrait du Règlement de Discipline Générale en vigueur de 1933 à 1966).

Cette conduite vaut reconsidération de l'articulation 'donneur d'ordre/exécutant', sachant que, selon les résultats obtenus, celui à qui vont les honneurs doit être le seul à qui vont les sanctions.

Quant à la dernière interrogation de Bertrand Soubelet : Faut-il répondre à la violence par la violence ? Ma réponse est « OUI » sans hésitation et la proposition que l'auteur apporte, à savoir : «  La morale permet de poser des limites qui sont communément admises à l'aune du bon sens et de la mesure », malgré tout le respect que je lui porte je rétorquerai que cette réponse est creuse et que c'est ainsi qu'on retombe dans les travers qui nous ont conduits là où nous sommes actuellement car, ainsi qu'il le dit lui-même : (page 229 – dernière page du chapitre 'conclusion') « Il est plus que temps de commencer à résister activement au cynisme et à l'hypocrisie qui prévalent depuis bien trop longtemps dans le gestion de le France. »

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